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Blackvolt : deuxième entraînement collectifBlackvolt se rassemble pour son deuxième entraînement collectif de la saison. Le coach Fra Troisset ouvre le bal : « Félicitations pour votre début de saison ! Nous sommes 8ème au général, et bravo à Lauriane et Warren pour nos deux premières victoires ! » Sans surprise, Théo Pinaud est absent. « Il est un peu dans son monde », lâche le coach. Un monde parallèle, probablement sans vélos ni réveil matin. Fran Noobic roule en mode survie. Toujours pas remis de ses orgies d’intersaison, il cherche encore où sont passées ses jambes. Aucune course au compteur, mais beaucoup de souvenirs flous. Il promet de se réveiller avant la fin du mois. Fran Touric, fidèle à lui-même, porte les bidons avec l’enthousiasme d’un stagiaire non payé. Il commence à croire que c’est son vrai rôle dans l’équipe. Fran Valic, le seul Fran heureux de vivre, souriant à chaque coup de pédale comme si le vélo était sa nouvelle drogue douce. Barnabus Stinson, inébranlable, pédale avec la précision d’un robot et la froideur qui va avec. Daph Valou, petit nouveau, découvre avec horreur que l’entraînement collectif n’est pas une balade digestive. Jean Sevrinovitch, fier de sa 6ème place à la Vuelta a Andalucia, glisse subtilement l’info à chaque occasion, même pour demander un bidon. Vache Quirit roule en ruminant intérieurement, pendant que Nils Pita compte les kilomètres restants en espérant qu’il y en ait moins que prévu. Gras Souillet, bon vivant, est heureux d’être là, discute avec tout le monde et félicite même ceux qui viennent de le lâcher. Pendant ce temps, Emile Sevrinovitch discute avec Jascques Ducarne, visiblement inquiet de la désorganisation de l’équipe sur les sprints. Il y a du boulot. Beaucoup de boulot. Ils parlent stratégie pendant que personne ne les écoute. Warren Capiot, héros du Tour Down Under, est heureux mais complètement KO. Il gémit : « J’ai perdu du temps sur la dernière étape, ma bonne place au général et mon énergie avec. » Lauriane Duraffourg, enfin victorieuse sur Annmar Lampic sur un cyclo-cross, jubile. Ado The Legend applaudit comme si Lauriane venait de gagner un melon d'or. Delon Absalon est officiellement en charge de donner le tempo mais officieusement, il accélère au mauvais moment pour tester les autres. Bruno Mikado passe l’entraînement à bricoler les réglages de tout le monde, même sans qu’on lui demande. Il touche à une selle, règle un dérailleur, critique une position. Nicolas Lozouet lance des attaques surprises, juste pour voir qui suit. Alfred Dubien s’auto-proclame responsable de la "logistique avancée". Il oublie le parcours, se trompe de sens au rond-point, mais affirme avec aplomb que c’est "un excellent entraînement d’orientation". Il passe aussi beaucoup de temps à demander : "On est où là ?" sans jamais ralentir. Michal Vanbajonos confirme qu’une côte, même légère, reste son ennemi juré. Noah Van De Velde, 22 ans, est ultra-motivé et réclame plus de responsabilités: "Je suis jeune, dynamique et totalement inarrêtable !" Au final, l’entraînement se termine comme il a commencé : dans un joyeux chaos parfaitement organisé. Certains rentrent fiers, d’autres rincés, quelques-uns traumatisés par la côte, et Théo Pinaud probablement toujours dans un monde parallèle. Le coach Fra Troisset regarde son groupe s’éparpiller, partagé entre fierté et migraine naissante. Une chose est sûre : tactiquement, physiquement et mentalement, il reste du travail. Mais chez Blackvolt, personne ne doute d’une chose essentielle : entre deux bidons, trois plaintes et une côte de trop, l’esprit d’équipe est bien là. |
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Amstel Gold Race EspoirsÀ peine le drapeau baissé, Tim De Kluizenaar attaque. Oui, attaque. À ce stade, certains coureurs n’ont pas encore clippé leurs chaussures, mais Tim, lui, a déjà décidé que la patience était une valeur surestimée. Le peloton soupire, les directeurs sportifs regardent leur montre, et Tim file vers l’horizon comme s’il avait laissé le gaz allumé chez lui. Kilomètre 32. Pendant que Tim poursuit sa quête spirituelle en solitaire, Noah Van De Velde s’ennuie. Vraiment. L’ennui profond. Celui qui pousse à ranger son appart à 3h du matin ou à apprendre le ukulélé. Noah jette un œil autour de lui, constate que personne ne raconte de blague, et sort du peloton. Pas par stratégie. Par survie mentale. La course continue, longue, vallonnée, interminable, rappelons le, 252 kilomètres chez les Espoirs, parce que pourquoi pas. Les monts défilent, les bidons aussi, et les radios grésillent des phrases très utiles du type : "Ça va être dur." Kilomètre 120. Un événement secoue soudain la monotonie : Noah Van De Velde rejoint Tim. La jonction est faite. Les commentateurs s’emballent, les directeurs sportifs se redressent, quelqu’un dit même le mot interdit : "échappée sérieuse". La scène est belle. Deux coureurs, 120 kilomètres dans les jambes, un regard échangé qui signifie à la fois "bravo" et "t’es fou". Tim, visage marqué par l'habitude des échappées matinales, accueille Noah comme on accueille un colocataire inattendu : avec méfiance mais soulagement. Enfin quelqu’un à qui parler. Enfin quelqu’un pour confirmer que non, cette course n’est pas une hallucination collective. Ils roulent ensemble. Tim raconte sa vie depuis le kilomètre 0, Noah hoche la tête, trop occupé à se demander comment il s’est retrouvé là. L’allure est correcte, l’entente cordiale, chacun prenant des relais mesurés, comme deux employés un vendredi à 16h47. Dans le peloton, c’est la panique calme. On se dit que 120 bornes, c’est trop tôt, mais aussi que 120 bornes, c’est déjà trop tard. On calcule, on recalcule, on boit, on mange, on promet d’attaquer au prochain mont. Lequel ? Personne ne sait vraiment. À l’avant, Tim et Noah continuent. Deux silhouettes sur l’asphalte, un duo improbable né de l’audace excessive et de l’ennui profond. À ce moment précis, la course bascule doucement. Pas dans la violence. Pas dans le chaos. Non. Elle bascule dans quelque chose de bien plus dangereux: l’idée que ça pourrait marcher. Kilomètre 175. C’est le moment où la course cesse d’être un sport collectif pour devenir une expérience personnelle. Une introspection roulante. Un tête-à-tête brutal entre un homme et son compteur. Sans annonce officielle, sans geste théâtral, Noah Van De Velde se retrouve seul en tête. Pas d’attaque franche, pas de regard noir. Juste ce petit écart qui s’ouvre petit à petit. Tim De Kluizenaar, après 175 kilomètres d’avant-scène ininterrompue, décide que son œuvre est accomplie. Il ralentit. Il contemple. Il devient mythe. Noah, lui, continue. Et soudain, il n’y a plus personne devant. Ni derrière, d’ailleurs. Juste la route, les virages, et cette question existentielle : "Est-ce que je viens vraiment de partir seul à 77 kilomètres de l’arrivée ?" Spoiler : oui. Les monts s’enchaînent, chacun plus cruel que le précédent. Le Cauberg le regarde arriver comme un huissier. Noah grimpe, descend, relance. Il n’attaque pas la route : il la convainc. Chaque coup de pédale est un argument, chaque virage une négociation. Derrière, le peloton s’organise. Enfin, il essaie. A 20 kilomètres de l'arrivée, Geroges Miller et Henok Mulubrhan sortent de peloton. Ils s'emploient pour revenir. Ils se regardent, se concertent, collaborent. Devant, Noah continue. Seul. Très seul. Mais toujours concentré sur son vélo. Sous la flamme rouge, Noah Van De Velde entre dans une autre dimension. Celle où le cerveau s’éteint doucement et où les jambes prennent le pouvoir, livrées à elles-mêmes après presque six heures d’effort et de doutes existentiels. Il jette un coup d’œil derrière. Rien. Absolument rien. Les spectateurs crient son nom avec cette ferveur typiquement néerlandaise qui mélange encouragement sincère et bière tiède. Noah n’entend presque rien. Le bruit est lointain, étouffé par le souffle, par le cœur qui tape comme s’il voulait sortir faire un sprint lui aussi. Chaque mètre est interminable. Chaque mètre est une victoire. Il ne pense plus à Tim, ni au peloton, ni aux calculs. Il pense à tenir la ligne droite, à rester droit, à ne surtout pas célébrer trop tôt, parce qu’après 252 kilomètres, même lever un bras peut être une erreur tactique. Noah Van De Velde franchit la ligne en solitaire, vainqueur d’une Amstel Gold Race Espoirs entrée dans l’histoire pour avoir prouvé qu’on peut gagner une classique en partant de loin, très loin. Geroges Miller et Henok Mulubrhan complètent le podium, à 23 secondes. |
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Last update: 2026-02-02 18:54:38 |
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Blackvolt : troisième entraînement collectifBlackvolt a tenu cette semaine son troisième entraînement collectif, et comme souvent, il s’est passé beaucoup de choses sportivement, humainement, et mentalement. Le coach Fra Troisset s’est montré globalement satisfait : « Les performances sont là. Les victoires de Noah Van De Velde en U22 font plaisir, et le contre-la-montre par équipes était vraiment solide. » Mais tout n’est pas rose non plus : « Bon, le classement général à Paris-Nice et Tirreno, on va dire que c’est perfectible. » Traduction : il a regardé les résultats, puis le plafond, puis à nouveau les résultats. À noter l’absence remarquée de Michal Vanbajonos, officiellement “en récupération”, officieusement probablement lassé de galérer dans les côtes avec les autres. Une source proche du dossier parle même d’un traumatisme lié à un 12 % mal placé. Côté participants de l'entrainement collectif: Fran Noobic a officiellement lancé sa saison. Fini la fête et les soirées interminables. La forme monte, le cardio suit, et il double les autres en sifflotant, ce qui commence à être perçu comme une provocation passive-agressive. Fran Touric, fidèle à lui-même, blasé de porter les bidons, envisage sérieusement une reconversion en ravitailleur professionnel indépendant. Syndiqué. Fran Valic, déjà impatient pour les classiques ardennaises, tout en sachant pertinemment qu’il va se faire exploser, mais avec panache. Barnabus Stinson, mystérieusement présent. On ne sait pas s’il roule vraiment ou s’il cherche juste à être légendaire. Daph Valou, discret mais efficace, , continue de faire le job sans bruit. Jean Sevrinovitch, encore amer de s’être fait piéger sur la dernière étape de Paris-Nice, mais ultra-motivé pour le Tour de Catalogne. Attention revanche. Vache Quirit, solide comme une vache. Nils Pita, toujours là où on ne l’attend pas. Y compris là où personne ne voulait aller. Jascques Ducarne, Warren Capiot, Mira Culous, en mode sérieux. Ou alors ils jouent très bien la comédie. Impossible à trancher. Lauriane Duraffourg, qui a profité d’une pause pour nous faire l’éloge du cyclocross. Boue, sable, violence et amour. Delon Absalon, dans la foulée, a répondu par un vibrant plaidoyer pour le VTT. Duel idéologique. Bruno Mikado, Nicolas Lozouet, Emile Sevrinovitch et Alfred Dubien ont passé une bonne partie de la séance groupés, chacun gérant l’effort à sa manière : Mikado en parlant pour oublier la douleur, Lozouet en imposant le rythme, Emile en survivant comme il pouvait, et Dubien en donnant l’impression inquiétante que tout allait bien, même quand ce n’était manifestement pas le cas. Pendant ce temps, Gras Souillet, fidèle à sa réputation de bon vivant, se montrait surtout heureux d’être là, attentif à tout le monde et déjà tourné vers la récupération conviviale en demandant qu'est-ce qu'on allait bouffer après l'entrainement. Théo Pinaud etait présent cette fois-ci. L’information mérite d’être soulignée. Très en vue, Noah Van De Velde continue de surfer sur la dynamique de ses récentes victoires en U22, affichant une motivation contagieuse. Un enthousiasme qui ne fait pas l’unanimité : Ado The Legend estime que les résultats U22 de Noah "faussent le classement de D1", relançant un débat que personne n’a réellement eu le souffle de poursuivre sur le vélo. Ce troisième entraînement collectif confirme la montée en puissance progressive de Blackvolt. Si tout n’est pas encore parfaitement en place, l’engagement, l’état d’esprit et la densité du groupe laissent présager une suite de saison animée. Last update: 2026-02-05 21:56:59 |
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Blackvolt : quatrième entraînement collectifPour ce quatrième entraînement collectif, Blackvolt peut enfin se targuer d’être au complet. Le coach Fra Troisset, visiblement heureux, annonce : « Aujourd’hui, pas d’absents, pas de retardataires. On va pouvoir vraiment bosser comme une équipe soudée ! On est bien installés à la 12ème place du classement de d1, mais il va falloir continuer à travailler pour conserver de l'avance sur les relégables. » Dès le départ, la séance montre que le groupe a mûri. Les efforts combinés entre montées, descentes et passages plats révèlent un équilibre impressionnant entre sérieux et légèreté. Fran Noobic semble enfin avoir retrouvé ses jambes, sifflotant et doublant même quelques coéquipiers, provoquant un mélange d’admiration et de jalousie amusée. Il raconte à la volée une anecdote qui fait rire tout le monde: « Après ma 7ème place à l’E3 Saxo Classic, j’ai fêté ça en beauté au casino. Résultat: le lendemain, complètement cuit pour Gent–Wevelgem. » Il hausse les épaules, un sourire coupable aux lèvres. Gras Souillet s’amuse à commenter : « Au moins, on sait que la récupération sociale, c’est toi le champion. » Fran Touric, fidèle à son rôle de porteur de bidons, se prend au jeu et commence à chronométrer les temps de ravitaillement, sérieux comme un stagiaire très motivé. Fran Valic, optimiste et souriant, motive ceux qui commencent à faiblir, tandis que Gras Souillet veille à ce que personne ne tombe en panne d’énergie. Jean Sevrinovitch, 15ème du récent Tour de Catalogne, partage une anecdote surprenante de course : « Lors de la cinquième étape, je me suis retrouvé coincé derrière un troupeau de moutons sur une petite route de montagne. J’ai dû slalomer entre eux, à toute vitesse, avec le public qui hurlait de rire. » L’équipe éclate de rire à cette image improbable, et Jean conclut : « J’ai fini par m'en sortir malgré les moutons, mais à cause de ça on a été plusieurs à perdre du temps sur cette étape » Emile Sevrinovitch, lui, écoute attentivement son frère, en prenant mentalement note de toutes les stratégies improbables à appliquer lors des sprints. Michal Vanbajonos, absent lors du dernier entraînement collectif, est cette fois-ci bien présent. Après un départ un peu timide dans les côtes, il retrouve progressivement ses jambes et son calme légendaire. À mi-parcours, il surprend tout le monde en réalisant une attaque fantôme sur une petite bosse, doublant Jascques Ducarne et Mira Culous, avant de ralentir comme si de rien n’était, déclenchant l’étonnement puis les rires de ses coéquipiers. « Je voulais juste vérifier que vous étiez attentifs », explique-t-il avec un sourire discret, en sirotant un bidon. Ado The Legend, toujours proche de la légende, confie à quelques coéquipiers qu’il est passé tout près d’une victoire sur le contre-la-montre du Tour de Catalogne. Pendant l’entraînement, il tente un sprint « légendaire » sur une courte côte, mais finit par se faire doubler par Warren Capiot, déclenchant des éclats de rire et un échange de regards compétitifs entre les deux. Delon Absalon, fraîchement revenu de sa 8ème place au VI VTT Tour, termine un enchaînement technique en dérapage contrôlé, impressionnant les moins agiles du groupe. Mais il se prend les pieds dans une racine et termine par une roulade spectaculaire dans un petit talus, se relevant avec un large sourire et un : « Rien de grave, juste un test de style ! » Barnabus Stinson, comme toujours, pédale avec une précision robotique mais ajoute un commentaire hors-sujet : « Vous savez, les côtes me rappellent mes rendez-vous galants : toujours inattendu et douloureux. True story. » Daph Valou, discret mais efficace, évite habilement un accrochage avec Nicolas Lozouet qui tentait une attaque surprise, tandis que Bruno Mikado continue son rituel : bricoler la selle de tout le monde, et s’assure que même Delon et Ado aient une position « parfaite pour la légende ». Vache Quirit avance stoïquement, inébranlable comme d’habitude, pendant que Nils Pita joue avec les lignes de vent, toujours là où on ne l’attend pas. Lauriane Duraffourg et Delon Absalon relancent leurs débats passionnés sur cyclocross et VTT, ponctués de petites démonstrations techniques dans les virages. Lauriane ajoute que Delon n'est pas vraiment fort en VTT, et que seule Pauline Ferrand-Prévot en est une pure spécialiste légendaire. Théo Pinaud, enfin pleinement présent, peine un peu sur les accélérations mais affiche un sérieux prometteur pour la suite de la saison. Noah Van De Velde, fort de ses récents succès U22, motive tout le monde sur les relances et les sprints intermédiaires, créant un élan presque contagieux pour le reste de l'équipe. Au terme de la séance, malgré quelques chutes spectaculaires, des attaques surprises et des dérapages techniques, l’entraînement se termine dans un mélange parfait de fatigue, de fierté et de camaraderie. Le coach Fra Troisset peut être satisfait : non seulement toute l’équipe est présente, mais les efforts individuels et collectifs montrent que Blackvolt est en train de devenir un groupe solide et complice. Et pour conclure cette séance comme il se doit, Gras Souillet lève la main, regarde chacun dans les yeux et lance : « Allez les gars, on fait un cri pour Blackvolt ! » En un instant, tout le groupe, épuisé mais fier, s’élance dans un cri de loup collectif, puissant et résonnant dans la vallée, comme pour marquer la fin de l’entraînement et affirmer leur esprit d’équipe indestructible. « AAAAOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH ! » Même Barnabus Stinson, Daph Valou et Ado The Legend ne peuvent réprimer un sourire. Ce cri, mélange de fatigue, d’exaltation et de complicité, scelle symboliquement leur cohésion et leur détermination pour la suite de la saison. Chez Blackvolt, la légende ne fait que commencer. |
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Blackvolt : 5ème entraînement collectifSous un ciel capricieux et un vent latéral digne d’une classique flandrienne, l’équipe Blackvolt s’est réunie pour son 5ème entraînement collectif de la saison. Objectif : resserrer les rangs, affûter les jambes et accessoirement comprendre qui fait quoi sur les Grands Tours, ce qui n’était visiblement pas gagné. Le coach Fra Troisset, bras croisés et regard au loin, a dressé le bilan du moment : « Les résultats sont corrects mais pas exceptionnels. On se maintient à notre 12ème place pour le moment. Attention à ne pas se relâcher pour ne pas descendre. » Un discours mesuré, presque stoïque, pendant qu’en arrière-plan quatre coureurs se lançaient déjà un sprint sauvage au panneau de sortie de ville. Grand absent du jour : Mira Culous, officiellement « trop concentré sur le Tour de Romandie ». Selon certaines sources, il analyserait encore les profils d’étapes au microscope, à la recherche d’un pourcentage caché dans un virage. Fran Noobic rayonnait. Après avoir enfin accroché un top 10 sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix en D1, il savourait. On l’a même vu attaquer dans une bosse sans raison particulière. L’émotion sans doute. Fran Valic, plus philosophe, s’est dit mitigé par ses performances sur les ardennaises: « Mais je ne peux que progresser. » Une phrase répétée trois fois, comme un mantra. Ado The Legend, lui, flottait encore sur son podium au Trophée Spartacus (3ème place). Immédiatement félicité par Lauriane Duraffourg, qui a rappelé à tout le monde que « la régularité, c’est la clé ». Personne ne sait si elle parlait de cyclisme ou de sommeil. Quand le parcours du Giro est arrivé dans les discussions, l’ambiance a changé. Warren Capiot, seul coureur enthousiaste à la découverte du tracé, a affiché clairement ses ambitions. Il aurait même déclaré : « Ce parcours est fait pour moi. » Personne n’a osé lui demander pourquoi. À l’inverse, Gras Souillet a qualifié le parcours « d’aberration géographique » et préfère se concentrer sur le Tour de France. Il a prononcé le mot « pavé » avec la gravité d’un homme trahi par les organisateurs du Giro. Bruno Mikado, opportuniste, y voit l’occasion parfaite de prendre le leadership sur le Giro, les pavés ne lui font pas peur. Pourtant, ils devraient. Théo Pinaud, imperturbable : « Je m’en fous. Je ferai les deux. Giro et Tour de France » Et il est reparti rouler, comme si enchainer deux Grands Tours était l’équivalent d’un footing dominical. Pendant ce temps, Jean Sevrinovitch et son frère Emile Sevrinovitch ont décidé de viser la Vuelta, peu inspirés par les deux autres Grands Tours. Même choix pour Fran Touric, lucide : « De toute façon, je viens juste pour porter les bidons » Une déclaration humble mais stratégiquement brillante. Les bidons, c’est le pouvoir. Nicolas Lozouet, fidèle à lui-même, a conclu : « Les Grands Tours, ça manque un peu de boue quand même. » On ne change pas un homme. Pendant que certains débattaient stratégie, Delon Absalon et Alfred Dubien sont partis dans une discussion philosophique sur la notion d’effort relatif. On les a retrouvés 20 km plus loin, toujours en train de parler, roulant à 28 km/h. Noah Van De Velde trépigne déjà à l’idée de retrouver des courses U22. L’énergie de la jeunesse, version Blackvolt. Michal Vanbajonos, lui, est simplement parti rouler seul dans son coin. Certains parlent d’entraînement spécifique à l'effort solitaire. D’autres d’introspection profonde. Pendant ce temps, Barnabus Stinson, Daph Valou, Vache Quirit et Jascques Ducarne se sont disputés un sprint monumental en plein entraînement. Verdict officiel : aucun. Version des faits : Daph Valou affirme avoir gagné « largement ». Jascques Ducarne explique que sa chaîne a sauté « au pire moment possible ». Barnabus Stinson assure que Vache Quirit a coupé sa trajectoire, l’empêchant de triompher. Vache Quirit n’a rien dit mais souriait beaucoup. La commission d’enquête interne devrait rendre son rapport d’ici 2032. Enfin, comme à son habitude, Nils Pita est allé s’entraîner dans un endroit où personne ne l’attend et où, surtout, personne ne veut aller. On parle d’un chemin de terre non répertorié, avec une chèvre pour seul public. On hésite entre préparation secrète et documentaire animalier. Entre ambitions pour le Giro, rêves de Vuelta, débats existentiel, sprints litigieux et exploration caprine, l’équipe Blackvolt continue d’avancer. 12ème au classement, certes. Mais riche d’un collectif imprévisible, passionné, et légèrement chaotique. Et au fond, c’est peut-être ça, leur vraie force. |
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La Spinolienne n’a pas sacré le plus rapide au sprint. Elle a couronné le plus audacieux.Sous la bannière de l’équipe Blackvolt, Ado The Legend a transformé une arrivée promise aux trains de sprinteurs en démonstration de sang-froid. Sous la flamme rouge, alors que le peloton se préparait à l’emballage final, il a choisi l’insolence stratégique : le coup du kilomètre. Pas le kilomètre désespéré. Pas le kilomètre “on verra bien”. Le kilomètre calculé, prémédité, presque chirurgical. Les grosses écuries avaient verrouillé la course. Les trains s’alignaient, les lanceurs se plaçaient, les favoris se jaugeaient. Tout respirait le sprint massif. Et puis, sans hystérie, sans regard en arrière, Ado a déclenché. Une accélération sèche, propre, placée exactement là où personne n’osait croire à une attaque. Derrière, une seconde d’hésitation. Puis deux. Et en cyclisme, deux secondes, c’est une éternité. Les sprinteurs ont attendu que quelqu’un d’autre roule. Personne ne voulait sacrifier son train. Quand la chasse s’est organisée, l’écart était déjà devenu une conviction. Ado The Legend filait seul, compact sur sa machine, avec cette foi presque mystique dans ses cuisses dont parlait son manager. Fra Troisset, patron de Blackvolt, ne cachait pas sa jubilation : une victoire “tricotée maille par maille”, pensée comme un coup d’échecs. Et c’est bien ce qui frappe. Rien n’a été improvisé. L’équipe a laissé les puissances contrôler. Placement impeccable. Calme absolu. Puis, au moment précis où tout le monde croyait le scénario écrit, Blackvolt a glissé son aiguille. Le coup du kilomètre, aujourd’hui, à l’ère des capteurs, des oreillettes et des watts annoncés en temps réel, relève presque de l’acte de foi. Il faut une lecture parfaite du peloton. Il faut sentir la micro-hésitation collective. Il faut surtout accepter de tout perdre pour tout gagner. À l’arrivée de la Spinolienne, il n’y a pas eu de photo-finish, pas de jaillissement sur la ligne. Juste un homme seul, bras levés, qui avait osé défier la logique moderne du sprint. Une victoire à l’ancienne. Mais pensée avec la précision d’un stratège. Et dans le peloton, on le sait désormais : quand il reste un kilomètre et que tout semble écrit, avec Ado The Legend, rien ne l’est jamais. |
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Blackvolt: Sixième entraînement collectifLe coach Fra Troisset, encore porté par la victoire d’Ado The Legend sur la Spinolienne, flottait dans un état qu’il appelle lui-même “la jubilation artisanale”. Entre deux gorgées de Holy, il rappelait les bonnes perfs en cyclocross, le solide passage sur le Tour de Slovénie (4ème place au classement général), et ce fameux coup du kilomètre devenu mythe interne. “Les gars, on n’a pas gagné, on a scénarisé.” Tout le monde a applaudi. Sauf Nils Pita. Parce que Nils n’était toujours pas là. Les absents du jour: Théo Pinaud ? Concentré sur le Giro. “Bulle mentale”, message court, trois emojis sérieux. Les frères Jean et Émile Sevrinovitch ? Officiellement “en récupération active” après la 4ème place de Jean au général du Tour de Slovénie. Officieusement repérés en story Instagram devant un lac slovène avec légende : “Encore deux jours et on rentre, promis.” Nils Pita, lui, était bel et bien présent mais via un itinéraire alternatif. Alors que le groupe roulait sur une départementale parfaitement asphaltée, Nils surgissait d’un chemin agricole, couvert de poussière, expliquant très calmement : “Strava m’a dit que c’était plus court.” Personne n’a osé lui dire que ce segment n’existait pas. Fra Troisset savourait. Victoire d’Ado sur la Spinolienne. Des signaux très positifs en cyclocross. Un Tour de Slovénie “propre, appliqué, presque adulte”. À chaque phrase, il regardait Ado avec un mélange de fierté paternelle et de planification stratégique. Lauriane Duraffourg en a profité pour féliciter officiellement Ado : “Franchement, ton coup du kilomètre, c’était pas une attaque, c’était un TED Talk sur le panache.” Ado a hoché la tête avec modestie. Mais on a bien vu qu’il avait répété le geste de la victoire devant son miroir le matin même. À mi-séance, Delon Absalon et Alfred Dubien ont déclenché ce qui devait être un échange technique. C’est devenu un sommet international sur “le meilleur vélo pour faire du VTT”. Arguments avancés : Géométrie progressive. Rigidité latérale. Carbone modulé. “Sensations pures”. Vache Quirit a résumé : “Moi tant que ça freine et que ça avance, ça me va.” Débat clos. Ou presque. Personne ne sait exactement à quel moment la conversation a dérapé. On parlait pression des pneus. On a bifurqué sur les voyages. Et soudain, au ravitaillement, Fran Noobic, revenu il y a quelques jours du Baltic Chain Tour, lançait une analyse extrêmement détaillée sur “l’ambiance nocturne dans les Pays Baltes” et ses "travailleuses de nuit". Michal Vanbajonos, dans un élan comparatif totalement imprévu, glissa : “En République Tchèque, elles sont plus sympas.” Silence soudain. Daph Valou se sent gêné de cette conversation. Barnabus Stinson a regardé le ciel comme s’il cherchait un hélicoptère de secours. C’est finalement Mira Culous qui a sauvé l’entraînement en demandant : “En parlant de pompe, quelqu'un en a une ? Mon vélo est dégonflé” Transition parfaite. Sujet universel. Retour au concret. On est reparti cinq minutes plus tard comme si rien ne s’était passé. Nicolas Lozouet affiche un niveau qui grimpe sérieusement. Il a passé deux bosses en tête, ce qui lui a valu un “propre” du coach. Chez Blackvolt, c’est l’équivalent d’une médaille. Noah Van De Velde, lui, rayonne encore de sa démonstration sur Liège–Bastogne–Liège U22. Il raconte la course comme s’il commentait un film épique, avec ralentis imaginaires et musique dramatique. Pendant ce temps, Michal Vanbajonos vit toujours une relation compliquée avec les côtes. Dans chaque montée, on peut lire sur son visage les cinq étapes du deuil. Déni. Colère. Négociation. Détresse. Regard vide. Fran Touric était particulièrement bavard. Heureux d’avoir goûté au rôle de leader sur le Tour de Hongrie, il a tout de même reconnu qu’il était “revenu à la réalité hydrique” sur le Tour de Slovénie. “Porter les bidons, ça forge le caractère.” Personne ne sait si c’est vrai, mais c’est dit avec conviction. Gras Souillet, de son côté, enchaîne les blocs d’intensité en vue du Tour de France. Il transpire la détermination. Littéralement. La pause finale, connexion vidéo. Depuis l’Italie et le Giro d'Italia, apparaissent : Jascques Ducarne Warren Capiot Fran Valic Bruno Mikado Casques encore sur la tête, mines fatiguées, arrière-plan d’hôtel impersonnel. “On vous passe le bonjour. Et gardez-nous de la brioche.” Fra Troisset, ému, conclut : “Les gars, qu’on soit sur le Giro, dans une côte slovène, ou perdu dans un champ avec Nils, l’important c’est le projet et de rester concentré sur le maintien en d1.” À ce moment précis, Nils Pita a demandé où était le groupe. Ils étaient à 300 mètres derrière lui. Bilan du sixième entraînement Une équipe qui gagne. Un coach en extase contrôlée. Un vainqueur en confiance. Des touristes en Slovénie. Un débat VTT non résolu. Et un coureur toujours sur un chemin improbable. Chez Blackvolt, on ne fait pas que rouler. On construit des légendes. Et parfois, on les cherche dans un sentier agricole. Last update: 2026-02-26 21:36:20 |
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Blackvolt: Septième entraînement collectifLe septième entraînement collectif de l’équipe Blackvolt s’est déroulé dans une ambiance studieuse, enfin, relativement studieuse. Le coach Fra Troisset affichait en tout cas une certaine satisfaction : l’équipe est désormais 10ème de la division. Une progression qui lui donne matière à réflexion, puisqu’il commence déjà à travailler sur la construction de l’effectif pour la saison prochaine. Entre confirmations, jeunes prometteurs et profils plus expérimentés, les idées ne manquent pas. Théo Pinaud a fait savoir qu’il ne pouvait pas participer à l’entraînement puisqu’il doit enchaîner le Giro et le Tour de France, ce qui laisse peu de place pour des séances collectives. Une excuse jugée « acceptable mais légèrement prétentieuse » par le staff. De son côté, Mira Culous, mystérieusement absent. Personne ne sait pourquoi, mais quelqu’un a affirmé l’avoir vu prolonger son séjour en Suisse après le Tour de Suisse pour manger du chocolat. Sur le plat, Barnabus Stinson et Daph Valou ont multiplié les sprints pour préparer leurs objectifs majeurs : le Copenhagen Sprint et le Tour de France. La question reste entière dans l’équipe. Qui sera le sprinteur principal, et qui devra se sacrifier en poisson-pilote ? Pour l’instant, les performances à l’entraînement ne permettent pas encore de trancher clairement. Barnabus a levé les bras. Daph a levé les bras. Vache Quirit, qui passait par là, a aussi levé les bras aussi, même s'il n'est pas annoncé sur le Tour de France. Le débat reste donc ouvert. Pendant ce temps, Nils Pita a décidé de « varier l’entraînement ». Résultat : il a emprunté trois chemins non répertoriés sur aucune carte. À un moment donné, son GPS a affiché : « Bonne chance. » On ne sait toujours pas exactement où il est passé, mais il est revenu avec : de la boue, un bâton et un fromage de chèvre acheté à un berger. Plusieurs coureurs discutaient de leurs récents résultats. Gras Souillet, solide 5ème du Tour de Suisse, semble monter en puissance et aborde désormais le Tour de France avec confiance. À l’inverse, Jascques Ducarne reste marqué par son Giro, où il n'a pas fait mieux que 8ème sur une étape. Un résultat honorable mais loin de ses ambitions initiales, ce qui l’amène à s’interroger sur la suite de sa carrière. Autour de lui, les autres participants du Giro essaient de le rassurer et ont relativisé leurs propres performances : Fran Valic n’a pas réussi à faire mieux qu’une 10ème place d’étape. Warren Capiot n’a signé aucun top 10 d'étape, mais a compensé par une grande régularité pour finir 25ème du général. Bruno Mikado s’en sort un peu mieux : 21ème au général et une 7ème place d’étape. Après ce moment d’honnêteté collective, tout le monde s’est senti vaguement médiocre mais solidaire. La discussion la plus animée du jour n’a pourtant pas porté sur la tactique mais sur le Polyvalent Tour. Fran Noobic a proposé d’ajouter une épreuve de poker afin de tester la polyvalence mentale des coureurs. L’idée a rapidement inspiré d’autres propositions : Alfred Dubien imagine un concours de descente de shots. Nicolas Lozouet suggère une épreuve de lutte gréco-romaine dans la boue après le cyclocross. Delon Absalon, plus sérieux, préférerait simplement le retour du VTT dans le programme. Pendant que certains débattaient de poker et de boue, Lauriane Duraffourg s’entraînait avec une intensité impressionnante. Son objectif : les Jeux Olympiques. Elle espère pouvoir inquiéter le grand favori pour l’or : Annmar Lampic. Selon un observateur, elle a monté la côte locale trois fois plus vite que le reste de l’équipe. Selon un autre observateur, c’était peut-être parce que le reste de l’équipe discutait de lutte gréco-romaine. Ado The Legend continue d’écrire sa propre statistique improbable. Pour la troisième fois cette saison, il a terminé 3ème au général d’un Tour, cette fois sur le ZLM Tour. Il affirme viser la régularité. Certains pensent qu’il a secrètement signé un pacte mystique avec la 3ème place Au milieu de tout ça, Fran Touric passait calmement : « Quelqu’un veut des bidons ? » Personne n’a répondu pendant 12 minutes. Puis huit coureurs ont crié « OUI » en même temps. Les frères Jean et Emile Sevrinovitch arrivent eux aussi avec de bonnes sensations après leur Tour de Suisse. Jean affirme toutefois qu’il n’est pas encore à son niveau maximal et annonce viser un pic de forme plus tard dans la saison, avec la Vuelta comme objectif principal. La jeunesse pousse également derrière. Noah Van De Velde vient de signer sa 6ème victoire de la saison en U22 et a réussi son premier podium en D1, une progression remarquée au sein de l’équipe. Enfin, Michal Vanbajonos testait fièrement ses nouvelles chaussettes aérodynamiques pour progresser en contre-la-montre. Selon lui, elles permettent de gagner 4 watts. Selon Vache Quirit, elles permettent surtout de gagner 3 moqueries par minute. Entre ambitions personnelles, jeunes talents prometteurs et débats pour le moins originaux, ce 7ème entraînement collectif confirme une chose : l’équipe Blackvolt est en pleine construction. Et avec une 10ème place au classement de la division, le coach Fra Troisset a désormais une base solide pour préparer la suite de la saison et peut-être imaginer un effectif encore plus ambitieux pour les prochaines saisons. |
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Blackvolt : huitième entraînement collectifLe soleil se lève sur ce 8ème entraînement collectif de l'équipe Blackvolt. L’ambiance est bonne, presque trop bonne. Le coach Fra Troisset arrive au point de rendez-vous avec un sourire inhabituellement large. Les derniers résultats sont bons, les coureurs sont en forme, et surtout le maintien en D1 semble en bonne voie. Un murmure d’approbation parcourt le groupe. Certains y croient. Et certains n’ont même pas entendu, trop occupés à chercher leur casque. Comme souvent, quelques figures manquent à l’appel. Nils Pita est officiellement absent. Officieusement, personne ne sait vraiment. Selon certaines sources, il aurait encore pris « un chemin alternatif » pendant une sortie et se trouverait actuellement sur un sentier non répertorié entre deux villages inconnus. Théo Pinaud est concentré sur le Tour de France, ce qui est une excuse acceptable. Mira Culous prépare sérieusement la Vuelta, ce qui est aussi une excuse moins acceptable pour sécher l'entrainement. Michal Vanbajonos, lui, préfère « l’effort solitaire à l’effort collectif ». Traduction : il roule seul et personne ne sait trop où. Le coach prend des notes. Ou dessine un vélo. Difficile à dire. Au premier rang du peloton d’entraînement : Jean Sevrinovitch et son frère Emile Sevrinovitch, concentrés sur leur préparation pour la Vuelta. Ils roulent côte à côte, parfaitement synchronisés. À un moment, Vache Quirit demande : « Vous vous entraînez ensemble tout le temps ? » Jean répond : « Oui. C’est plus simple, on partage la souffrance. » Emile ajoute : « Et les excuses aussi. » Fran Noobic revient du Tour de Belgique avec une analyse très personnelle de la course : « Sportivement j’ai été nul mais scientifiquement, j’ai testé 17 bières différentes. » Le problème, c’est que Fran Valic confirme l’étude. « On devait comparer les saveurs, c’était important pour la récupération. » Le coach Fra Troisset note quelque chose dans son carnet. Personne ne sait si c’est une sanction ou une commande de bière. Mais Noobic annonce déjà son plan : « Je vais faire une préparation énorme pour l’Eneco Tour. » Personne ne sait si cela implique moins de bière ou plus d’entraînement, ou l'inverse. Jascques Ducarne, lui, est très sérieux. Il prépare le Tour de Pologne. Ado The Legend lâche: « C’est pas une course un peu random comme course? » Ducarne freine brusquement. « Random ?! C’est World Tour ! WORLD TOUR ! » Le groupe hoche la tête. Personne ne veut relancer ce débat. Au kilomètre 35, Warren Capiot annonce : « Bon, j’ai une blague à vous raconter » Tout le monde ralentit. Il commence : « Tabarnak, j’ai rencontré un Québécois qui faisait du vélo mais c’était un magicien. » Les autres demandent : « Un magicien ? » « Oui. Il m’a dit : Regarde bien, je vais faire disparaître la fatigue. » Tout le monde est impressionné. « Et alors ? » Warren répond : « Ben il a juste regardé le profil de l’étape et il a disparu avant la montée. » Tout le monde ne comprend pas la chute. Mais Vache Quirit explose de rire. Un rire incontrôlable. Il rigole tellement qu’il manque de tomber dans un fossé. Depuis, personne ne sait si la blague était drôle ou si Vache Quirit avait simplement très peu dormi. Pendant ce temps, Ado The Legend et Lauriane Duraffourg roulent très sérieusement. Objectif : les JO. Ils ne parlent pas beaucoup. Ils accélèrent simplement quand la route monte et tout le monde regrette immédiatement d’être venu à l’entraînement. Au ravitaillement, Bruno Mikado semble détendu. « Franchement, la course que j’ai faite cette semaine, beaucoup plus simple que le Giro. » Il a terminé dans le top 10. Les coéquipiers le félicitent. Jean Sevrinovitch demande : « C’était quoi la course ? » Mikado répond : « Je sais plus. Un truc en Italie. Mais c’était court. Seulement 4 étapes. Donc c’était bien. » Dans un coin du groupe, Nicolas Lozouet, Delon Absalon et Alfred Dubien discutent déjà des prochaines échéances en cyclocross et VTT. Ils parlent de boue. De pression des pneus. De trajectoires impossibles. Le reste de l’équipe ne comprend rien mais hoche la tête avec respect. Le problème, c’est qu’ils finissent par quitter la route pour tester un petit chemin boueux. On ne les reverra que 20 minutes plus tard. Beaucoup plus sales. Mais très heureux. Pendant ce temps, Fran Touric continue de porter les bidons. Toujours. Depuis le début. Personne ne sait combien il en a. Certains pensent qu’il transporte une petite réserve stratégique pour toute la saison. Noah Van De Velde, lui, rayonne. Noah Van De Velde raconte pour la sixième fois sa victoire d’étape sur le Tour de l’Avenir. Personne ne l’arrête. Parce que, soyons honnêtes, c’est quand même stylé. Il raconte son attaque. Puis sa célébration. Puis comment il a failli perdre son dossard dans le vent. Le récit dure 12 kilomètres, comme la distance depuis laquelle il a attaqué pour gagner. En plus c'est un ancien de l'équipe Henok Mulubrhan qui remporte le général. Soudain, le coach sort une tablette. « On a la visio avec ceux du Tour. » Apparaissent alors : Barnabus Stinson, euphorique : « Les gars j’ai failli gagner une étape ! Deuxième ! DEUXIÈME ! » Daph Valou, philosophe : « J’étais meilleur sur le Copenhague Sprint que sur le Tour… mais bon… c’est le Tour quand même. » Gras Souillet, épuisé : « 13e du général… c’est bien… mais pas top… et je suis complètement mort, vivement que ça finisse » L’équipe applaudit. Le coach conclut : « Bon, eux ils souffrent. Nous on continue l’entraînement. » Au moment de rentrer, un cycliste arrive au loin. Couvert de poussière. Épuisé. C’est Nils Pita. Il s’arrête devant le groupe et demande : « Euh quelqu’un sait où on est ? » Le coach regarde la carte. Puis soupire : « Bon on va quand même te considérer comme absent de l'entrainement parce que là, on a fini » Et l’entraînement Blackvolt se termine comme il a commencé : Dans la confusion. Mais avec un maintien en D1 qui semble, malgré tout de plus en plus probable. |
| Quintana (fr) |
(Il a le melon) |
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Blackvolt, neuvième entraînement collectifLe rendez-vous était fixé à 9h pile. Une heure ambitieuse, presque théorique, comme un plan de nutrition respecté par Gras Souillet. Et pourtant, miracle. À 9h02, une grande partie de l’équipe Blackvolt était déjà là. Enfin, “là” sauf Nils Pita, qui était techniquement à l’heure, mais coincé sur un chemin de chèvres à 4km, convaincu que “ça passait mieux sur Komoot”. Fra Troisset arrivait avec un sourire suspect. Un sourire de coach heureux. Trop heureux. Et pour cause : Lauriane Duraffourg venait de tout simplement exploser la Superprestige Cup (4 victoires d’étape, rien que ça) “On va faire un entraînement tranquille aujourd’hui,” avait-il dit. C’était évidemment un mensonge. Les absents Théo Pinaud : officiellement en vacances après deux grands tours. Officieusement, il est toujours allongé quelque part entre deux hôtels, incapable de distinguer un lit d’un vélo, et applaudit les ronds-points en pensant que c’est une ligne d’arrivée. Warren Capiot : disparu après avoir réalisé que personne ne riait à sa 47ème blague sur les Québécois. Il chercherait actuellement un public. Pendant ce temps, le groupe “objectif Vuelta” suait déjà à l’arrêt : Jean Sevrinovitch était concentré sur son entrainement, il vise un top 10 au général. Emile Sevrinovitch faisait des sprints sans bouger. Juste pour s’échauffer mentalement. Mira Culous répétait : “je protège Jean”, même quand il allait remplir son bidon. Michal Vanbajonos était là. Ce qui, déjà, constituait une performance. Fran Touric portait des bidons. Même à l’échauffement. Par principe. Ce sera sa mission principale pour la Vuelta Bruno Mikado affirme avoir déjà tout donné sur le Giro. Depuis, il récupère moralement, physiquement et spirituellement. Quant à Gras Souillet, il rappelait qu’il avait fait 13ème du Tour, mais que là, son pic de forme était passé. Probablement vers le parking. Ado The Legend arrivait avec une médaille des Jeux Olympiques du CLM. Pas en or. Pas en argent. Pas en bronze. “Chocolat,” annonça-t-il fièrement. Problème : au bout de 20 minutes, elle avait fondu. Ce qui donna lieu à une scène étrange où il tentait de lécher sa propre médaille en roulant, tout en expliquant l’aérodynamisme à Emile en vue du CLM par équipe de la Vuelta. Mais ce n’était pas un cas isolé. Lauriane Duraffourg, elle aussi décorée d’une médaille en chocolat, vivait une situation similaire. Sauf qu’elle, pragmatique, avait anticipé : elle l’avait mangée dès l’échauffement. “Performance et nutrition,” expliqua-t-elle calmement, en laissant Ado avec ses doigts collants et ses regrets. À ce moment précis, Fra Troisset nota quelque chose dans son carnet : “Stratégie JO S72 : viser directement le chocolat.” L’équipe tenait clairement quelque chose. Personne ne savait quoi, mais quelque chose. Ado The Legend, en spécialiste du CLM, tenta de fédérer l’équipe pour le CLM par équipes de la Vuelta : “On se met en file ! Relais courts ! Discipline !” Silence. Puis tentative n°1 : tout le monde se met en file mais à côté les uns des autres. Tentative n°2 : Fran Touric prend un relais avec deux bidons dans chaque main. Refusé pour “aérodynamisme discutable”. Tentative n°3 : Emile Sevrinovitch lance un sprint au lieu d’un relais. Personne ne le revoit pendant 3 minutes. On le retrouvera plus tard, en train de célébrer une victoire imaginaire. Tentative n°4 : Ado The Legend, légèrement collant à cause de sa médaille fondue, décide de reprendre le contrôle. “OK. Cette fois, on fait simple. Un seul file. Un seul leader. Moi.” Tout le monde acquiesce vaguement. Ils partent. Miracle : pendant 12 secondes, c’est parfait. Fluide. Propre. Presque professionnel. Puis Fran Touric éternue et fait tomber un bidon. Désorganisation totale. Jean pense que c’est une attaque. Mira le protège. Emile sprinte. Gras Souillet demande si c’est la pause. Conclusion du coach : “On fera ça mieux en course, j'espère.” Personne n’y croit, mais tout le monde apprécie l’optimisme. Pendant ce temps : Barnabus Stinson, Daph Valou, Jascques Ducarne et Vache Quirit se testaient pour savoir qui sprinte le mieux. Résultat : toujours aucun vainqueur, mais un consensus clair, personne ne veut lancer le sprint. Alors que tout semblait partir en chaos organisé, Fran Noobic arriva. Lentement. Très lentement. “J’ai testé 14 bières pour la récup” Il développa : “Alors, les 3 premières, c’est pour l’hydratation. Les 5 suivantes pour le moral. Après j’ai perdu le protocole mais j’ai des sensations.” Fra Troisset hocha la tête, comme s’il comprenait. Il nota aussi : “Étude à approfondir (peut-être pas).” Fran Valic et Noah Van De Velde se préparaient pour les classiques punchy en attaquant tout ce qui ressemblait à une bosse. Même les ralentisseurs. Delon Absalon, Nicolas Lozouet et Alfred Dubien étaient concentrés sur la VTT Supercup, surgissant parfois d’un sous-bois à pleine vitesse avant de disparaître sans explication. Et là ils tombèrent sur Nils Pita. À l’arrêt. En train d’expliquer à une chèvre qu’il était “sur l’itinéraire optimal”. La chèvre semblait sceptique. Ils tentèrent de le ramener, mais la chèvre refusa. Et Nils aussi, visiblement. Ce 9ème entraînement collectif de la Blackvolt fut un succès. Pas sur le plan sportif. Pas sur le plan tactique. Mais sur absolument tous les autres plans qu’on n’avait pas prévus. L’équipe a appris plusieurs choses essentielles : une médaille en chocolat est une responsabilité, un CLM par équipes nécessite du travail, une chèvre peut briser une stratégie et personne ne veut lancer un sprint. Mais surtout, au milieu du chaos, une vérité s’est imposée : La Blackvolt n’est peut-être pas prête pour la Vuelta mais elle est prête pour absolument n’importe quelle histoire. |
| Ado (fr) |
(Je parle du chocolat) |
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Blackvolt, dixième entraînement collectifCe qui devait être un banal dixième entraînement collectif de l’équipe Blackvolt s’est transformé en une odyssée digne des grandes étapes de montagne, sans montagne, mais avec beaucoup de confusion. Dès le départ, le coach Fra Troisset affichait un sourire crispé : « Je croise les doigts pour qu’on reste bien placés sur la Vuelta. » Deux piliers de l’équipe, Jean et Emile Sevrinovitch, étaient absents, concentrés sur la Vuelta. Jean, actuellement 8ème au classement général, portait sur ses épaules et ses mollets les espoirs de toute une équipe et d’un groupe WhatsApp particulièrement actif. Le coach restait cependant plus détendu en évoquant la victoire d’étape d’Ado The Legend sur le contre-la-montre de la Vuelta. Mention spéciale également à Warren Capiot (3ème) et Fran Valic (5ème) pour leurs performances remarquables au championnat de Zurich. Un podium en coupe du monde, ça se fête aussi ! Fran Noobic, visiblement très concentré, testait un « protocole de récupération innovant à base de bières ». « C’est en phase de validation », a-t-il déclaré avant de demander une troisième validation. Selon ses observations, ce protocole se décompose en quatre étapes : 1. Recharge glycémique : ingestion d’une bière légère après l’effort pour « remettre du carburant dans la machine ». 2. Hydratation alternative : remplacement partiel de l’eau par une bière légèrement plus ambrée « pour varier les minéraux ». 3. Récupération mentale : dégustation lente d’une troisième bière, accompagnée d’un regard vague vers l’horizon et de phrases comme « ça tire un peu dans les quadris ». 4. Analyse scientifique : discussions de plus en plus floues sur l’efficacité du protocole, conclues par « faudrait refaire un test pour être sûr ». Fran Valic a déjà adopté cette méthode, revendiquant un top 10 au Tour du Luxembourg grâce aux bières locales : « Le terroir, c’est important. » Pendant ce laboratoire roulant, Noah Van De Velde, récent vainqueur du Tour de Lombardie U22, tentait de maintenir un semblant de professionnalisme, rapidement dépassé dès que Barnabus Stinson proposa de « sprinter pour voir ». Le tournant de l’entraînement survint lorsque plusieurs coureurs décidèrent de suivre Nils Pita dans des chemins non répertoriés. Lauriane Duraffourg, Delon Absalon, Nicolas Lozouet et Alfred Dubien disparurent près de 47 minutes, réapparaissant couverts de feuilles et persuadés que « ça passait ». Selon une source interne (probablement Vache Quirit), le groupe aurait traversé « au moins deux dimensions et un champ de vaches très hostiles ». Une hypothèse renforcée par l’apparition inexpliquée d’une cloche autour du cou de Delon Absalon, dont l’origine reste floue, mais dont le rythme semblait parfaitement calé sur sa cadence de pédalage. Pendant ce temps, en visio depuis la Vuelta, Mira Culous, Gras Souillet, Ado The Legend, Michal Vanbajonos, Fran Touric et Bruno Mikado suivaient la séance avec sérieux tout en revenant longuement sur l’exploit de la Vuelta : la victoire d’Ado The Legend sur le contre-la-montre. « Il a pris tous les virages sans freiner, contrairement à certains ici », aurait glissé Mira Culous, juste avant que la connexion ne coupe au moment précis où Jacques Ducarne tentait une démonstration technique dont personne ne comprend encore l’objectif, mais qui impliquait visiblement un demi-tour, un freinage, et une certaine prise de risque émotionnelle. « L’essentiel, c’est la cohésion », a déclaré Daph Valou, en aidant Jascques Ducarne à retirer une branche coincée dans son casque. Au final, l’entraînement s’est terminé sans blessure grave, mais avec plusieurs questions : Le protocole bière est-il compatible avec les chemins inconnus ? Nils Pita possède-t-il une carte ou un don mystique ? Et surtout : Jean Sevrinovitch tiendra-t-il sa 8ème place pendant que ses coéquipiers explorent des univers parallèles ? Réponse dans les prochains épisodes. Ou au prochain entraînement, ce qui revient probablement au même. Last update: 2026-03-26 22:47:20 |
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Blackvolt, onzième et dernier entraînement collectif de la saisonC’est sous un ciel capricieux que l’équipe cycliste Blackvolt s’est réunie pour son ultime entraînement collectif de la saison. Un moment à la fois solennel et mystérieusement très fréquenté. Car oui, aucun absent n’a été signalé. Probablement car un buffet de clôture était annoncé. Le coach Fra Troisset, sourire en coin et regard déjà tourné vers l’avenir, n’a pas caché sa satisfaction : une belle 9ème place au classement de division, une bonne 6ème place sur la Vuelta, des podiums sur les classiques canadiennes et même une nouvelle victoire en cyclocross signée Lauriane. Bref, une équipe qui monte lentement mais sûrement un peu comme dans une côte à 12%. L’entraînement débute sous la houlette de Nils Pita, qui décide d’ouvrir la marche en quittant tout simplement les routes connues. Résultat : toute l’équipe s’engouffre dans des chemins non répertoriés, entre racines traîtresses et branches hostiles. Delon Absalon, Nicolas Lozouet et Alfred Dubien suivent avec enthousiasme, comme s’ils participaient à une chasse au trésor sans carte ni trésor. Mira Culous, en revanche beaucoup moins à l'aise, semble découvrir avec effroi que le VTT de survie n’était pas au programme. « C’est ça, la cohésion », aurait murmuré Bruno Mikado en évitant de justesse un fossé. Mais trêve de plaisanterie, l'équipe reprend les chemins balisés. Pendant ce temps, Noah Van De Velde, porté par la fougue de la jeunesse et son récent podium au Japon, annonce vouloir « tout casser » la saison prochaine en D1. Une déclaration accueillie avec des hochements de tête et quelques sourires sceptiques. Jean Sevrinovitch savoure sa 6ème place sur la Vuelta, pendant que son frère Emile énumère fièrement ses trois podiums récents, comme s’il lisait son CV à voix haute. Théo Pinaud, lui, évoque sa 8ème place sur l’Arctic Race of Norway. Une performance immédiatement relativisée par Gras Souillet : « Petite course. Rien à voir avec du World Tour. » Bruno Mikado, jamais en reste, enchaîne : « Oh tu sais, on ira tous les deux au Tour de Serbie. Petite course aussi. » Réponse glaciale de Théo Pinaud : « Vous allez voir si c’est simple. » Ambiance. Daph Valou, double dauphin des classiques de Québec et Montréal, reçoit les félicitations de Warren Capiot, dont l’accent québécois transforme chaque phrase en moment culturel. On ne sait pas toujours ce qu’il dit mais on sait que ça vient du cœur. Pendant ce temps, Fran Valic analyse sobrement ses performances « correctes mais pas top » avant de repartir s’entraîner avec l’énergie d’un homme qui refuse d’être moyen plus de 48 heures. Fran Noobic, lui, n’a pas attendu la fin officielle de la saison pour préparer son programme d’intersaison, basé sur une approche multidisciplinaire à base d'alcool, de drogues, de putes et de jeux d'argent. Jacques Ducarne, curieux, lui demande déjà ses meilleures adresses. L’esprit d’équipe, toujours. Ado The Legend, nommé pour le prestigieux « melon d’or » du meilleur rouleur de D1, garde la tête froide : « C’est un honneur mais je suis loin d’être favori. » Lauriane Duraffourg, aussi nommée, dans la catégorie cyclo-cross, estime, elle, avoir un peu plus de chances de remporter le melon d’or, même si elle ne part pas favorite, n'ayant pas remporté l'or olympique. Fran Touric, quant à lui, vit une révélation existentielle en découvrant que Michal Vanbajonos partage son engagement pour porter les bidons : « Je ne suis pas seul en fait. » Un moment fort. Très fort. Probablement le plus collectif de la journée. Mais derrière les blagues et les trajectoires douteuses, l’émotion est bien là. Vache Quirit et Barnabus Stinson quitteront l'équipe à la fin de la saison, remplacés par 2 autres sprinteurs, que l'équipe dévoilera en moment voulu. Tout comme Nils Pita, explorateur malgré lui, qui sera remplacé par un autre flandrien. Lauriane Duraffourg quant à elle rejoindra les Untouchable Bikers qu'elle aurait dû rejoindre cette saison s'ils n'avaient pas mis le frein à main la saison dernière pour éviter la d1. Lauriane sera remplacée, non pas par une autre spécialiste du cyclocross, mais par un puncheur qui apportera de nouvelles cartes à l'équipe sur les classiques. Plus de détails seront prochainement révélés. En tout cas, ces 4 coureurs nous manqueront. Après les efforts, le réconfort. Et c’est finalement devant les tables garnies que l’on a vu les plus belles accélérations de la journée. Aucun abandon, aucune crevaison, et surtout : aucun reste. Une preuve, s’il en fallait encore une, que chez Blackvolt, la cohésion d’équipe ne s’arrête jamais… surtout quand il y a à manger. |
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Bilan de la saison 68L’équipe termine à une très honorable 9ème place de D1 avec 19 victoires. Les objectifs sont donc remplis et surtout, le sponsor ne nous a pas encore coupé l’électricité, ce qui est toujours bon signe. Les faits d’armes de la saison : 8 victoires pour Noah Van de Velde sur les courses U22: à ce rythme, on va devoir lui acheter un garage pour ranger tous ses trophées. 7 victoires pour Lauriane Duraffourg en cyclocross, dont le classement général de la Superprestige Cup: elle a tellement couru dans la boue et le sable qu’on hésite encore à laver le vélo, par respect. 2 victoires pour Ado The Legend: le surnom n’était donc pas usurpé. 1 victoire d’étape pour Warren Capiot sur le Tour Down Under: preuve qu’on peut gagner même à l’autre bout du monde, malgré le décalage horaire et les kangourous. 1 victoire d’étape pour Barnabus Stinson sur le Tour de Serbie: un succès qui nous a tous fait vibrer. Bilan des Grands Tours (on a survécu) : Giro : Bruno Mikado 21ème: solide, régulier, et toujours à l’heure au bus. Tour : Gras Souillet 13ème: pas loin du top 10, on garde ça pour la saison prochaine. Vuelta : Jean Sevrinovitch 6ème: performance remarquable, la meilleure de l'équipe sur un GT en d1 En résumé : une saison réussie, quelques chutes évitées, beaucoup de kilomètres avalés, et suffisamment de victoires pour justifier une bonne raclette de fin d’année. |
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Effectif saison 69On a terminé 9ème en saison 68, l’objectif cette année sera donc de confirmer en visant à nouveau un top 10 au classement général. Les objectifs annexes seront de viser au moins un top 10 sur un Grand Tour et un top 10 sur un monument et au moins 10 victoires même si, pour les victoires, sans Lauriane et sans les courses U22 que remportait Noah la saison dernière, ce ne sera pas si simple. Les recrues: Chadi Karim, sprinteur confirmé, déjà bien installé en D1 avec un palmarès solide : maillot vert sur le Tour de France et plusieurs victoires d’étapes sur la Vuelta Luke Moore, puncheur expérimenté et ancien champion du monde, capable de briller sur les courses d’un jour. Jakob Omrzel, jeune flandrien très prometteur, à suivre de près sur les classiques. Axel Lauranc, sprinteur/puncheur en provenance de D2, vainqueur du Trophée Poupou la saison passée et auteur de nombreuses victoires à l’échelon inférieur. Présentation des coureurs S68: Pôle Sprint: Daph Valou Jascques Ducarne Chadi Karim Emile Sevrinovitch Axel Lauranc Pôle Montagne/Tours: Jean Sevrinovitch Théo Pinaud Mira Culous Bruno Mikado Fran Touric Gras Souillet Pôle Classiques Pavé: Fran Noobic Jakob Omrzel Pôle Classiques Vallon: Fran Valic Noah Van De Velde Warren Capiot Luke Moore Pôle CLM: Michal Vanbajonos Ado The Legend Pôle Cyclo/VTT: Alfred Dubien Nicolas Lozouet Delon Absalon |
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IntersaisonPendant que certains coureurs passent l’intersaison à s’entraîner en altitude, Jascques Ducarne et Fran Noobic choisissent une préparation plus expérimentale. Leur programme se compose principalement d’alcool, de substances plus ou moins identifiables, et de longues nuits passées dans des salles enfumées à jouer aux cartes. Un soir, pendant une partie de poker, après avoir perdu sa montre, son vélo d’entraînement, et vraisemblablement toute dignité sportive, Jascques Ducarne, en regardant ses cartes, a une idée qu’il juge brillante : « Je mise mon contrat chez Blackvolt. » Silence autour de la table. Même le serveur arrête d’essuyer son verre. Un type au fond laisse tomber ses jetons. Un autre murmure : « Il bluffe… dites-moi qu’il bluffe… » Face à lui, Double-deuce François, sourire en coin, tapote doucement la table avec ses doigts. Il prend son temps. Beaucoup trop de temps. Il regarde Jascques droit dans les yeux, comme s’il savourait déjà la scène. Puis, lentement… très lentement… il retourne la première carte. Un deux. Jascques avale sa salive. Deuxième carte. Un cinq. Le silence dure exactement une demi-seconde. Puis la salle explose. Quinte flush. Jascques montre sa main: Double deux. Les chaises raclent. Quelqu’un renverse une bière. Un habitué hurle : « C’EST LE DESTIN ! » Un murmure traverse la pièce. Un ancien au fond secoue la tête avec pitié. « C’était courageux mais très naïf. » Jascques pâlit. Il voit littéralement son avenir sportif défiler dans ses yeux : des vélos sans sponsor, des buffets froids, des courses en catégorie open un dimanche sous la pluie. Le verdict tombe, implacable. Double-deuce François remporte la mise et rejoint officiellement l’équipe Blackvolt. Il se penche vers Jascques et lâche, avec un sourire carnassier : « Tu pensais vraiment pouvoir battre Double-deuce… avec un double deux ? » Silence dramatique. Jascques, lui, commence immédiatement à googler : « reconversion après carrière ruinée au poker » « salaire moyen livreur Uber Eats » « est-ce qu’un contrat peut vraiment se jouer aux cartes » Finalement, contre toute attente, il parvient à rebondir quelques jours plus tard. Après quelques coups de fil gênants et une négociation dont personne ne veut connaître les détails, il obtient un contrat chez Iceland Air, ce qui lui permet de rester en D1. Comme quoi, dans le cyclisme, tout est possible. Blackvolt : Premier entraînement collectif de la saisonSur le parking du centre d’entraînement, le coach Fra Troisset rassemble tout le monde. Il tape dans ses mains avec l’énergie d’un homme qui ignore encore ce qui l’attend. « Les gars, nouvelle saison, nouveaux objectifs ! On vise le top 10 de la division ! On va travailler dur, rester concentrés, et éviter les paris illégaux avec des contrats professionnels. » Regard appuyé vers Double-deuce François, qui siffle innocemment. Fra Troisset poursuit : « Cette année, on accueille plusieurs nouvelles recrues. Soyez accueillants, professionnels, et s’il vous plaît… sobres avant midi. » Dans le fond, Fran Noobic cache discrètement une canette derrière son bidon. Malheureusement, la canette fait pschitt au moment exact où tout le monde se tait. Un silence s’installe. « Où est Théo Pinaud ? » demande le coach. Personne ne répond. Après quelques secondes, Gras Souillet hausse les épaules : « Il doit être encore en vacances. Il a peut-être pas été prévenu qu’une nouvelle saison commençait. » Tout le monde acquiesce. C’est plausible. Très plausible. L'entrainement commence, la nouvelle recrue Double-deuce François se présente en bombant le torse. « Sprinteur et excellent joueur de poker. Si quelqu’un veut miser son contrat, je suis disponible. » Le coach note mentalement : interdire les cartes dans le bus. À côté de lui, Chadi Karim croise les bras. « Je suis aussi sprinteur. Et je râle pas. » Personne n’a encore parlé. Il continue : « Sérieusement, je râle jamais. » Le coach coche la case râleur confirmé. Axel Lauranc, jeune sprinteur aux dents longues, regarde tout le monde avec l’intensité d’un lion qui découvre une savane pleine d’antilopes. « Je veux gagner. Beaucoup. Très vite. » Certainement un peu trop ambitieux, la d1 est nettement plus dure que la d2. Beaucoup plus dure. Vraiment beaucoup. Jakob Omrzel, calme et concentré, annonce : « Je suis là pour prendre le leadership sur les classiques flandriennes. » Dans le fond, Fran Noobic lève une bière. « Et pour récupérer après les pavés, je te propose mon protocole : deux pintes après chaque secteur. » Jakob le regarde, horrifié. « Tolérance zéro alcool. Préparation sérieuse. » Gras Souillet intervient immédiatement : « Alcool ou pas, tant qu’on mange bien, c’est l’essentiel. » Applaudissements spontanés. Enfin, Luke Moore, puncheur de talent, fait simplement : « Moi, je monte les bosses vite et une fois j'ai été champion du monde. » Simple. Clair. Efficace. Jean Sevrinovitch ajuste ses lunettes. « Cette saison, je vise un top 10 sur le Tour de France. Probablement la dernière avant ma retraite. » À côté de lui, Daph Valou soupire. « Moi aussi je sens les années passer, hier j’ai mis dix minutes à descendre du vélo. » Fran Noobic, visiblement encore en récupération de son intersaison, tente de rester debout sans tanguer. « Franchement Jakob, tu devrais vraiment tester la bière de récupération. Ça hydrate moralement. » Jakob s’éloigne lentement. Warren Capiot regarde l’horizon, pensif. « Est-ce que je vais rééditer mon exploit de la saison passée en remportant une course ? » Personne n’ose répondre. Mira Culous soupire profondément. « Je sens que je suis encore parti pour une saison de galères. » À cet instant précis, une fiente de pigeon atterrit sur son casque. Personne n’est surpris. Ado The Legend lève les bras. « Je suis prêt à continuer ma légende cette saison en remportant de nouvelles victoires en D1 ! » Fran Valic met une musique épique sur son téléphone. Ado prend une pose héroïque. Bruno Mikado parle calmement : « Mon objectif : améliorer mon classement au Giro. » Le coach hoche la tête avec respect. Bon il a fait 21ème la saison dernière. Ce n’est pas un exploit non plus d’améliorer ce résultat mais l’intention est là. Fran Valic s’échauffe déjà. « Les courses vallonnées, c’est mon terrain, cette saison c'est la bonne, je vais en claquer une, je suis sûr » Emile Sevrinovitch sprinte sur place. « Cette saison, je deviens encore plus rapide. » Il percute un cône. Personne ne commente. Pendant ce temps, Delon Absalon, Nicolas Lozouet et Alfred Dubien reviennent couverts de boue. « On a pris des chemins non répertoriés pour chercher Nils Pita. » Le coach cligne des yeux. « Nils Pita a quitté l’équipe. » Silence. Les trois hommes se regardent. « Ah. » Ils repartent immédiatement dans une autre direction. Par réflexe. Au milieu du chaos, Fran Touric et Michal Vanbajonos vont dans tous les sens. « Quelqu’un veut un bidon ? » « Hydratation ! Hydratation ! » Ils distribuent des bidons même à des gens qui ne font pas partie de l’équipe. Un facteur repart avec deux. Un joggeur en prend un troisième. Personne ne contrôle. Noah Van De Velde serre les poings. « Cette saison, je veux une première victoire en D1. » Le coach sourit. « Voilà l’esprit. » Derrière eux, Fran Noobic tente de monter sur son vélo à l’envers, tout en faisant tomber une canette de bière. Fra Troisset souffle dans son sifflet. « Allez, tout le monde en selle ! » Les coureurs partent. Certains avec détermination, certains avec confusion, certains dans la mauvaise direction. Au loin, on entend Gras Souillet crier : « On mange quand ? » Et quelque part sur une plage, très loin de là, Théo Pinaud sirote tranquillement un cocktail totalement inconscient qu’une nouvelle saison vient de commencer. La saison Blackvolt est officiellement lancée. Et elle promet déjà d’être parfaitement incontrôlable. Last update: 2026-04-10 18:39:44 |
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