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Quintana (fr)
3 | 2026-04-10 18:45:03
On fait peter le compteur linky cette saison !
fra37 (fr)
3 | 2026-04-13 21:08:07
Je reprends ça pour cette saison et continuer à voir si l'équipe progresse sur certaines courses.

Palmarès D1 CDM / Tour WT:

CDM :
Cadel Evans Great Ocean Road Race : 2ème Luke Moore (S69)
Omloop Het Nieuwsblad : 5ème Fran Noobic (S68)
Strade Bianche : 3ème Jakob Omrzel (S69)
Milano Sanremo : 2ème Hans Hasler (S66)
Classic Brugge-De Panne : 7ème Daph Valou (S68)
E3 Saxo Classic : 7ème Fran Noobic (S68)
Gent Wevelgem in Flanders Field : 3ème Hans Hasler (S66)
Dwars door Vlaanderen : 5ème Jakob Omrzel (S69)
Ronde van Vlaanderen : 3ème Jakob Omrzel (S69)
Paris-Roubaix : 2ème Jakob Omrzel (S69)
Amstel Gold Race : 5ème Chadi Karim (S69)
La Flèche Wallonne : 13ème Fran Valic (S69)
Liège Bastogne Liège : 2ème Warren Capiot (S69)
Eschborn-Frankfurt : 5ème Warren Capiot (S69)
Copenhagen Sprint : 5ème Daph Valou (S68)
Donostia San Sebastian Klasikoa : 39ème Jean Sevrinovitch (S68)
Bretagne Classic - Ouest France : 11ème Fran Valic (S68)
Championnat de Zurich : 3ème Warren Capiot (S68)
BEMER Cyclassics : 6ème Daph Valou (S68)
TTT - Chrono des Nations - Les Herbiers : 4ème (S68)
Grand Prix Cycliste de Montréal : 2ème Daph Valou (S68)
Grand Prix Cycliste de Québec : 2ème Daph Valou (S68)
Il Lombardia : 27ème Jean Sevrinovitch (S68)
Paris-Tours : 6ème Daph Valou (S68)

Tour WT :
Tour Down Under : 7ème Luke Moore (S69) - Victoires d'étape: Warren Capiot (S68)
UAE Tour : 2ème Warren Capiot (S69) - Victoires d'étape: Warren Capiot (S69)
Paris-Nice : 8ème Jean Sevrinovitch (S66)
Tirenno Adriatico : 34ème Gras Souillet (S68) / 34ème Mira Culous (S69)
Volta a Catalunya : 10ème Jean Sevrinovitch (S66)
VI VTT Tour: 5ème Bryan Gesbert (S66) - Victoires d'étape: Delon Absalon (S69)
Vuelta al Pais Vasco : 5ème Jean Sevrinovitch (S69)
Trophée Spartacus : 3ème Ado The Legend (S68)
Tour de Romandie : 7ème Jean Sevrinovitch (S68)
Giro d'Italia : 21ème Bruno Mikado (S68)
VI Cross Tour : 2ème Nicolas Lozouet (S69)
Tour de Suisse : 5ème Gras Souillet (S68)
Critérium du Dauphiné : 12ème Bruno Mikado (S69)
VI Polyvalent Tour : 15ème Nils Pita (S68)
Tour de France : 9ème Jean Sevrinovitch (S66)
U22 Tour de l'Avenir : 2ème Henok Mulubrhan (S67) - Victoires d'étape: Emile Sevrinovitch (S66) - Michal Vanbajonos (S67) - Henok Mulubrhan (S67) - Noah Van De Velde (S68)
Tour de Pologne : 6ème Jascques Ducarne (S68)
Eneco Tour : 24ème Fran Noobic (S68)
Vuelta a Espana : 6ème Jean Sevrinovitch (S68) - Victoires d'étape: Ado The Legend (S68)
Tour of Guanxgui : 17ème Warren Capiot (S68)

Autres résultats remarquables S69:
Emile Sevrinovitch: Victoire d'étape sur le Tour des Alpes Maritimes
Warren Capiot: Victoire d'étape sur le Tour of Qinghai Lake
Luke Moore: Victoire à Autour de Cublize

Monuments S69
Milan San Remo: 8ème Double-deuce François
Tour des Flandres: 3ème Jakob Omrzel
Paris-Roubaix: 2ème Jakob Omrzel
Liège-Bastogne-Liège: 2ème Warren Capiot
Tour de Lombardie:

Grands Tours S69
Giro:
Tour:
Vuelta:

Victoires de l'équipe en d1:
Lauriane Duraffourg: 7
Warren Capiot: 3
Ado The Legend: 2
Jean Sevrinovitch: 1
Aga Skalniakova: 1
Vache Quirit: 1
Barnabus Stinson: 1
Emile Sevrinovitch: 1
Delon Absalon: 1
Luke Moore: 1

Classement U23 d1: Bryan Gesbert S66

Hors catégorie: Noah Van De Velde
1er - Amstel Gold Race Espoirs (S68)
1er - Milan - San Remo Espoirs (S67-S68)
1er - Grand Prix E3 Espoirs (S68)
1er - Bretagne Classic Espoirs (S67)
1er - GP de Montreal Espoirs (S67-S68)
1er - Liège Bastogne Liège Espoirs (S68)
1er - Paris-Tours Espoirs (S68)
1er - Giro di Lombardia Espoirs (S68)

Last update: 2026-05-18 20:56:21
fra37 (fr)
4 | 2026-04-16 22:48:57

Blackvolt : 2ème entraînement collectif



Il est des journées qui marquent une saison. Et il est des entraînements collectifs qui marquent surtout les esprits, les mollets, et parfois les frigos. Ce matin, l’équipe cycliste Blackvolt s’est réunie au complet pour son deuxième entraînement collectif de la saison. Oui, au complet. Un événement suffisamment rare pour être signalé, archivé, et probablement un peu trop célébré au grand désarroi du staff.
« Une petite bière pour fêter ça ? » lance ainsi Fran Noobic, à peine échauffé, déjà inspiré. Regard noir du coach Fra Troisset.
Fran Noobic ajoute: « En plus je vais bientôt aller sur ma course préférée Kuurne-Brussel-Kuurne »

Il faut dire que Fra Troisset avait de quoi être satisfait avant même le premier coup de pédale. Dixième au classement de la division : l’objectif est tenu. Mais surtout, l’équipe a déjà goûté à la victoire cette saison. Warren Capiot, dans un moment d’audace parfaitement calculé, a levé les bras sur une étape de l’UAE Tour après une attaque aussi tranchante qu’inattendue. Une accélération sèche, un regard par-dessus l’épaule, puis plus personne. Le peloton, médusé, n’a revu que l’arrière de son vélo et un sourire qui s’élargissait mètre après mètre.
Fra Troisset résume la scène en disant qu'il a appuyé très fort sur les pédales, pendant que Bruno Mikado demande discrètement si Kuurne-Brussel-Kuurne est « une bière belge ».

Dans ce climat studieux (du moins en surface), chacun semble connaître son rôle. Jean Sevrinovitch, doyen respectable, a signé une performance correcte pour le début de saison, une 10e place au Tour de la Communauté de Valence. Mais entre deux coups de pédale, il jette parfois un regard pensif vers ses genoux, comme on regarde un vieux téléphone qu’on n’ose plus mettre à jour, en se disant qu'il était meilleur avant. Mira Culous, lui, le regarde surtout comme un fauteuil confortable de leader qu’il espère occuper bientôt.
« Pas cette saison mais la prochaine peut-être », murmure-t-il en ajustant ses lunettes de stratège.

Pendant ce temps, Double-deuce François affiche une forme mystérieusement fluctuante. « Le talent est là », assurent les observateurs. « Mais il bluffe peut-être trop », ajoutent-ils, en référence à ses soirées poker dont personne ne connaît vraiment l’heure de fin. Fran Touric, quant à lui, préfère jouer une autre carte : celle de l’hydratation. Tel un serveur zélé, il distribue les bidons d’eau à la chaîne. Chadi Karim et Warren Capiot acceptent avec gratitude, pendant que Fran Noobic demande s’il existe une version houblonnée. Refus catégorique.

Luke Moore, solide 7e du Tour Down Under, explique avec sérieux sa stratégie basée sur les bonifications. Noah Van De Velde écoute attentivement, déjà prêt à « copier intelligemment » pour l’UAE Tour. L’apprentissage par imitation, pilier du sport moderne.
Théo Pinaud, revenu tardivement de son intersaison, semble avoir enfin retrouvé ses jambes. « Là, je suis bien », affirme-t-il. Personne ne sait vraiment si c'est vrai, mais tout le monde hoche la tête. Par solidarité ou par fatigue.
Gras Souillet, lui, lutte vaillamment contre un adversaire redoutable : l’intersaison. En montagne, chaque coup de pédale ressemble à une négociation avec la gravité. « Ça va revenir, j'ai juste quelques kilos à perdre », promet-il, entre deux souffles et trois souvenirs de raclette.

Chez les sprinteurs, l’ambiance est électrique. Emile Sevrinovitch déborde d’énergie, Axel Lauranc aligne les punchlines improbables « Moi je sprinte comme un grille-pain possédé : ça saute sans prévenir et ça peut cramer quelqu’un. », tandis que Daph Valou observe, mi-amusé, mi-nostalgique. Il ne comprend pas tout, mais il respecte l’engagement de la jeunesse.
Au milieu de cette agitation, Warren Capiot reste étonnamment calme. Certains disent qu’il revit encore mentalement son attaque victorieuse. D’autres affirment qu’il répète sa célébration. Car oui, une fois la ligne franchie à l’UAE Tour, il n’a pas simplement levé les bras : il a regardé le ciel, tapé sur son casque, puis esquissé une sorte de danse improvisée mêlant soulagement, fierté et légère incrédulité. Une célébration sincère, un peu maladroite, mais terriblement contagieuse, au point que même le directeur sportif a souri. Bref, un moment historique immédiatement sauvegardé dans tous les groupes WhatsApp de l’équipe.

Alfred Dubien, de son côté, tente des acrobaties sur la route. Personne ne sait pourquoi. Ni comment. Mais le service communication envisage déjà un clip, voire une assurance spécifique.
Alors que l’entraînement touche à son apogée, un événement inattendu survient : Jakob Omrzel, censé être en préparation intensive pour les classiques flandriennes, apparaît en pleine forme. Trop en forme. Il attaque sans prévenir.
Résultat : peloton disloqué, regards paniqués, et Michal Vanbajonos qui crie « MAIS ÇA MONTE ENCORE ?! » alors que la route est presque plate. Panique générale.

L’entraînement se termine dans un chaos relatif. Les coureurs rentrent un à un, certains fiers, d’autres confus, tous fatigués. Et là, au parking, Fran Noobic sort discrètement une glacière.
Silence.
Le coach ferme les yeux.
Bruno Mikado s’approche.
« Du coup Kuurne-Brussel-Kuurne, c’est une bière ou pas ? »
Personne ne répond.
Mais au loin, on entend déjà une capsule s’ouvrir.

Last update: 2026-04-23 22:50:46
ballack150 (fr)
2 | 2026-04-17 07:56:27
Excellent ces récits d'EC.
Quelle inspiration.
fra37 (fr)
5 | 2026-04-23 23:05:01

Blackvolt : 3ème entraînement collectif



Il régnait ce matin une ambiance mi-studieuse, mi-carnavalesque lors du troisième entraînement collectif de la saison de l’équipe cycliste Blackvolt. Entre ambitions de gloire, règlements de comptes amicaux et stratégies dignes d’un film de braquage, l'équipe n’a pas déçu les observateurs. Le coach Fra Troisset est satisfait mais pas trop quand même. Dès le briefing matinal, le coach Fra Troisset a donné le ton :
« Un peu déçu par Paris-Nice et Tirreno Adriatico mais les classiques, ça, c’était solide. On ne va pas jeter le vélo avec l’eau du bidon. Et surtout Emile a été nous chercher une victoire d'étape sur le Tour des Alpes Maritimes ! »

Une déclaration qui a fait hocher les têtes sauf celles des absents. Double-deuce François manquait à l’appel. Selon des sources très peu fiables mais extrêmement bavardes, il serait actuellement engagé dans une partie de poker interminable avec Delon Absalon, lui aussi porté disparu. Étonnamment, Fran Noobic et Bruno Mikado n’étaient pas avec eux, ce qui constitue une énorme surprise. La cellule de recherche de l’équipe a été activée. Elle consiste pour l’instant à envoyer des messages sur le groupe WhatsApp. Double-deuce François a cependant répondu présent sur Milan San Remo (8ème) et Brugge-De Panne (8ème). Comme quoi, même entre deux mains de poker, il trouve encore le temps de sprinter.

Parlons maintenant de ceux présents à l'entrainement. Jean Sevrinovitch n’est pas encore au sommet de sa forme, mais reste serein. Il se voit monter en puissance tranquillement pour viser un Top 10 sur le Tour de France. Rien que ça. Le moteur chauffe, la carrosserie brille, mais la fusée n’est pas encore lancée.
Daph Valou trépigne déjà et attend son moment pour dégainer au sprint sur le Tour de Catalogne et le Tour du Pays Basque.
Pendant ce temps, Chadi Karim continue de collectionner les points UCI comme d’autres collectionnent les magnets de frigo, c'est l'un des meilleurs scoreurs de l'équipe. Toujours pas de victoire cette saison, mais une régularité qui fait dire au staff :
« Chadi, c’est un délire ce mec, il gagne jamais, mais il prend des points partout, tout le temps, comme s’il ramassait des pièces jaunes sur la route. À la fin, t’as l’impression qu’il a tout raflé sauf la victoire. C’est presque artistique, en vrai. »

Gras Souillet a signé une 13e place sur Paris-Nice. Résultat qualifié officiellement de « correct », officieusement de « on peut mieux faire ». Il enchaîne maintenant avec le Tour de Catalogne, visiblement déterminé à transformer le « correct » en « très correct », voire en « pas mal du tout ». Dans un moment de franchise rare, il a également commenté la performance de Mira Culous, fier d’avoir égalé la meilleure performance historique de l’équipe sur Tirreno Adriatico : « Une 34e place, c’est nul. Mais bon, j’avais fait pareil l’an passé, donc on reste cohérents. »
Silence gêné. Puis éclat de rire général.

Théo Pinaud et Bruno Mikado ont connu un début de saison assez chaotique avec des performances en dents de scie, un jour très bien, le lendemain beaucoup moins, et parfois les deux dans la même étape. Ils voient dans le Tour de Catalogne une occasion parfaite pour remettre l’église au milieu du village et le vélo dans le bon sens.
Ado The Legend continue de frôler la victoire en contre-la-montre. Toujours deuxième, troisième ou « pas loin », il cherche encore la formule magique pour battre les meilleurs du monde. Les ingénieurs parlent d’aérodynamique. Lui parle de destin.
Luke Moore, fidèle à lui-même, applique sa devise :
« La meilleure défense, c’est l’attaque. »
Résultat : il attaque tout le temps. Même à l’échauffement. Noah Van De Velde tente de suivre son nouveau mentor, qu’il observe avec admiration, respect et un cardiofréquencemètre en surchauffe. Au début de l’entraînement, il collait à la roue de Luke avec détermination. Au bout de dix minutes, il collait toujours mais plutôt à l’arrière du groupe.
Malgré tout, il insiste :
« Si je continue comme ça, dans six mois je le suis. Dans un an, je le comprends. Dans deux ans, j’essaie de le battre. »
Le coach, pragmatique, a simplement soufflé :
« Commence déjà par finir l’échauffement avec nous. »

Jakob Omrzel, rayonnant après sa superbe 3e place aux Strade Bianche, se dit prêt pour la suite des classiques pavées.
Le plan d’équipe est limpide :
Jakob part à l’avant et Fran Noobic attend le sprint, selon ses propres mots « Une bière à la main. »
Le coach a immédiatement répondu :
« Pas pendant la course. »
Depuis, les négociations avancent. On parle désormais d’une bière après la ligne d’arrivée si le résultat de la course est bon. Reste à savoir ce qu'on considère comme un bon résultat.

Emile Sevrinovitch savoure sa victoire sur une étape du Tour des Alpes-Maritimes. Certes, le plateau de sprinteurs était modeste, mais la confiance, elle, est maximale. Et dans le sprint, la confiance compte parfois autant que les watts.
Axel Lauranc s’est testé sur Tirreno Adriatico. Une 5e place au sprint, c'est prometteur. Le potentiel est là et la marge de progression aussi.
Michal Vanbajonos, de son côté, enchaîne les bons chronos et commence à se faire une réputation de métronome. Alfred Dubien affiche un enthousiasme débordant pour le VTT Tour. On ne sait pas encore si c'est pour y faire un résultat, une aventure spirituelle ou simplement pour voir des arbres, mais la motivation est totale.

Fran Touric, solide 17e sur Paris-Nice, prépare déjà ses prochains défis : le Spartacus et le Giro. Pendant ce temps, Nicolas Lozouet lui demande des conseils très techniques :
« C’est quoi la meilleure manière de porter les bidons pour les équipiers ? »
Une question qui pourrait bien révolutionner la science du cyclisme moderne.
Fran Touric, très sérieux, a livré une réponse digne d’un manuel tactique :
« D’abord, tu prends le maximum de bidons possible, mais sans ressembler à un sapin de Noël. Ensuite, tu roules propre, tu remontes le peloton sans zigzaguer, et surtout tu annonces toujours : “Bidons à gauche !”
Comme ça, tout le monde sait que tu arrives, et personne ne te renverse. Et dernier conseil : tu gardes toujours un bidon pour toi sinon tu finis héros, mais déshydraté. »
Le staff envisage désormais de transformer cette méthode en formation officielle avec diplôme et spécialisation « Hydratation avancée ».

Entre ambitions sérieuses, autodérision assumée et stratégies parfois improbables, l’équipe Blackvolt avance dans sa saison comme elle roule : vite, bruyamment, et avec panache. Le prochain entraînement promet déjà son lot de surprises et, selon nos informations, une table de poker pourrait être surveillée de près.

fra37 (fr)
6 | 2026-04-30 22:28:04

Blackvolt : 4ème entraînement collectif



Le 4ème entraînement collectif de l'équipe Blackvolt avait des airs de réunion de famille sauf que tout le monde pédale à 50 km/h et que les débats tournent aussi vite que les roues.

D’entrée, le coach Fra Troisset affiche un sourire qu’on ne lui connaissait plus depuis la dernière victoire : les résultats récents font plaisir. Entre Jakob qui claque un podium sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, Jean solide 5ème au Pays Basque et Gras qui monte sur le podium dans les Alpes, l’équipe commence à ressembler à autre chose qu’un groupe WhatsApp motivé.

Miracle du jour : aucun absent. Tout le monde a cru à une erreur et a vérifié trois fois la liste des présents.

Jean Sevrinovitch, lui, arrive avec la confiance d’un homme qui sent les jambes répondre. Sa 5ème place au Tour du Pays Basque lui donne des ailes. À l’inverse, Mira Culous fait la moue : 19ème, ça pique un peu surtout quand Jean passe à côté avec un petit sourire discret mais bien visible.

Quant à eux, Daph Valou, Double-deuce François et Chadi Karim voient leurs saisons comme un championnat officieux du monde des places d’honneur. Aucun ne gagne, mais chacun finit “pas loin”, ce qui devient presque un art.

Fran Noobic, fidèle à lui-même, récolte les “top 10” comme des cartes Pokémon après sa belle campagne flandrienne. Pendant ce temps, Gras Souillet savoure encore sa 3ème place sur le Tour des Alpes, pendant que Théo Pinaud rappelle subtilement (toutes les 5 minutes) qu’il y est “un peu pour quelque chose” grâce au gros travail d'équipier qu'il a accompli.

Dans un coin, Warren Capiot, Luke Moore, Fran Valic et Noah Van De Velde affûtent leurs ambitions pour les classiques ardennaises. Ça parle stratégie, attaque, timing puis ça finit en débat pour savoir qui va craquer en premier dans le mur final.

Bruno Mikado, lui, ne rigole pas : préparation intense pour le Giro. On ne sait pas exactement ce qu’il fait, mais ça a l’air douloureux. Delon Absalon raconte son VI VTT Tour comme un film à suspense : départ compliqué, galères puis sa première victoire en D1 sur la dernière étape. Hollywood a déjà appelé. Nicolas Lozouet est en mode studieux, concentré sur le VI Cross Tour. Peu de mots, beaucoup de sérieux.

Jakob Omrzel, toujours modeste, savoure son podium sur le Tour des Flandres et sa 2ème place à Paris-Roubaix, même si sa chute dans les derniers kilomètres de la course lui laisse quelques regrets, pendant qu’Émile Sevrinovitch, Alfred Dubien et Axel Lauranc observent avec l’attention d’étudiants devant un prof qui donne les réponses à l’examen : ça analyse les trajectoires, ça décortique les virages, ça débat sur le moment exact où Jakob “aurait dû rester assis sur la selle” et surtout ça note mentalement qui il faudra suivre ou éviter lors des prochaines courses, comme si la saison était déjà un épisode de série stratégique.

Et puis, il y a LE débat du jour.

Ado The Legend, Fran Touric et Michal Vanbajonos préparent le Trophée Spartacus, une série de contre-la-montre qui rend hommage à Fabian Cancellara. Mais très vite, la discussion dérape :
Qui est le vrai Spartacus ?
– Le gladiateur ? “Le seul, l’unique, l’original !”
– Le film ? “Classique, respectez l’histoire !”
– La série ? “Plus réaliste et plus de muscles.”
– Le ballet ? (proposé par quelqu’un qui n’assume toujours pas)
– Le Sparta Prague ? “Argument patriotique non négociable.”
– Ou Cancellara lui-même ? “Le mec roulait contre la montre comme un boss de fin de jeu.”

Très vite, les camps se forment. Ado défend le gladiateur avec une passion suspecte et des références historiques approximatives mais convaincantes à base de “il aurait gagné en solitaire de toute façon”. Fran Touric tente une analyse “historico-culturelle” que personne n’écoute après 12 secondes, et Michal Vanbajonos insiste lourdement pour inclure le Sparta Prague “par principe, par honneur et par chauvinisme tchèque”, ce qui ne convainc personne non plus.

Le ton monte. On parle de régler ça sur un chrono. Quelqu’un propose un vote démocratique, immédiatement qualifié de “non aérodynamique”. Un autre suggère un sprint pour départager, idée rejetée car “trop dangereux pour les arguments”. À un moment, Fra Troisset passe, regarde la scène, évalue rapidement les chances de réconciliation puis repart sans dire un mot. Décision tactiquement parfaite. Le débat devient plus intense que l’entraînement. Aucun consensus. Quelques amitiés fragilisées et au moins deux invitations à “on en reparle sur le vélo, quand tu seras fatigué”.

Au final, une séance complète : du travail, des blagues, des egos légèrement froissés et une certitude pour Fra Troisset : son équipe est en forme, motivée et légèrement ingérable.
Bref, du Blackvolt pur jus.
Techka (fr)
2 | 2026-05-01 17:21:12
Toujours aussi bon
fra37 (fr)
5 | 2026-05-06 22:42:53

Blackvolt : 5ème entraînement collectif



Ce matin, sous un ciel hésitant et quelques mollets déjà bien entamés par les classiques ardennaises, l’équipe cycliste Blackvolt s’est réunie pour son troisième entraînement collectif de la saison. Une séance studieuse… en théorie.

Car dès les premiers coups de pédale, le coach Fra Troisset donne le ton, sourire satisfait et torse bombé, difficile de bouder son plaisir après une campagne de classiques plus que convaincante. Entre la 5e place de Chadi Karim sur l’Amstel Gold Race, la 13e de Fran Valic sur la Flèche Wallonne et surtout la 2e place de Warren Capiot sur Liège-Bastogne-Liège, troisième podium de l'équipe sur un monument cette saison, l’équipe avance avec ambition… et peut-être un léger excès de confiance.

Seule ombre au tableau : l’absence de Michal Vanbajonos, toujours engagé dans une croisade solitaire pour faire reconnaître que le seul vrai Spartacus est le Sparta Prague. Une bataille perdue d’avance, mais menée avec conviction. Trop, selon certains.

Du côté des présents, la tension était palpable entre Jean Sevrinovitch (18e du Tour de Romandie) et Mira Culous (12e). Ce dernier savourait discrètement, ou pas du tout, sa performance : “Enfin devant Jean”, aurait-il glissé à qui voulait l’entendre. Une rivalité saine, jusqu’à ce qu’ils se battent pour éviter de prendre le premier relais face au vent. On en reparlera pendant le Tour de France.

Pendant ce temps, Daph Valou semblait particulièrement concentré… sur autre chose. Selon nos informations, il préparerait activement un plan de retraite anticipée sous les cocotiers. On parle d’un repérage météo plus poussé que ses données de puissance.

Chadi Karim, lui, flottait encore sur son nuage de bière néerlandaise après sa 5e place à l’Amstel. Même ambiance pour Warren Capiot, toujours porté par son exploit sur Liège (2ème), bonne forme confirmée par une solide 5e place à Eschborn-Frankfurt. Quant à Fran Valic, régulier comme une horloge croate, 14ème sur l'Amstel Gold Race, 13ème sur la Flèche Wallonne, 9ème sur Liège-Bastogne-Liège, il reconnaît des progrès, tout en admettant que la victoire reste encore loin. Luke Moore, frustré par le sprint quasi-massif de l’Amstel, continue de refaire la course entre deux accélérations : “Sur une arrivée à 5 ou 6, je gagnais.” Le problème étant qu’ils étaient 42 à l’arrivée. Il se consolera en félicitant Chadi pour sa 5e place. Noah Van De Velde, plus à l’aise sur les semi-classiques que sur les ardennaises, en témoigne sa 5ème place au Trofeo Brescia, prépare déjà sa revanche pour le Tour de Norvège. Pendant ce temps, Fran Noobic a tenté une nouvelle fois d’imposer sa stratégie nutritionnelle révolutionnaire à base de bières locales sur les 4 jours de Dunkerque. Jakob Omrzel et Axel Lauranc ont décliné avec un sourire poli et un bidon d’eau. Les résultats semblent leur donner raison : Jakob termine 6e, Fran 23e.

Le groupe Giro est déjà bien en place. Fran Touric, boosté par son podium sur une étape du Trophée Spartacus, affiche une confiance retrouvée. Le duo explosif Double-deuce François et Émile Sevrinovitch affine ses automatismes pour les sprints massifs. Pendant ce temps, Bruno Mikado et Gras Souillet négocient déjà, avec vigueur, la question du leadership. Théo Pinaud, lui, observe en retrait, prêt à capitaliser sur la moindre ouverture.

Nicolas Lozouet vise le VI Cross Tour avec détermination, tandis que Delon Absalon semble avoir découvert une nouvelle méthode d’entraînement révolutionnaire : boire moins d'alcool. Résultat immédiat sur ses performances, comme quoi, il suffisait d’y penser. Enfin, Alfred Dubien a reçu les félicitations du coach pour sa 6e place au très engageant “Descent of Death”. Le coach avoue avoir vu sa vie défiler plusieurs fois. Alfred, lui, parle d’une descente “propre”. Les définitions divergent.

Entre performances solides, ego bien affûtés et stratégies parfois discutables, Blackvolt continue de tracer sa route. Le prochain entraînement promet déjà son lot de surprises avec peut-être, enfin, quelqu’un prêt à prendre un relais sans demander une prime, un statut de leader, ou un cocktail sur la plage en fin de saison.
fra37 (fr)
6 | 2026-05-13 22:29:45

Blackvolt : 6ème entraînement collectif



Ce mardi matin, sous un ciel aussi menaçant que le regard de Fra Troisset quand quelqu’un oublie de prendre un relais, la prestigieuse équipe cycliste Blackvolt s’est réunie pour son 6ème entraînement collectif de la saison.

Deux grands absents étaient à signaler : les frères Jean Sevrinovitch et Emile Sevrinovitch, retenus pour raisons familiales. Une absence qui a immédiatement lancé les rumeurs : “mariage ? baptême ? décès ? contrôle antidopage surprise dans le salon ?” Personne ne sait.

À la tête du groupe, le terrible coach Fra Troisset avait annoncé une sortie “tranquille”. Ce qui, dans son langage, signifie généralement : 180 km, 3200 m de dénivelé et des crises existentielles dans la dernière côte. Dès les premiers kilomètres, Fran Noobic et Delon Absalon ont été repérés à l’arrière du groupe, visiblement encore en négociation avec leur gueule de bois. Fran roulait avec des lunettes de soleil malgré l’absence totale de soleil, expliquant que “la lumière faisait trop de bruit”, tandis que Delon s’était trompé deux fois de chaussure en s’habillant le matin. Les deux hommes avaient manifestement sous-estimé le concept du “dernier verre”. À chaque accélération du groupe, leurs visages exprimaient le même mélange de souffrance, de regrets et de promesses de “plus jamais ça”. À un moment, Delon aurait demandé si le cardio pouvait afficher directement “état critique” au lieu des pulsations. Fra Troisset, impitoyable, s’est contenté de lancer :
“La prochaine fois, hydratez-vous avec autre chose que du mojito.”

Pendant ce temps, Warren Capiot roulait avec une confiance insolente depuis sa victoire d’étape sur le Tour du Qinghai Lake. Il a d’ailleurs tenté une attaque dès le premier faux-plat… avant de se rendre compte que personne ne le suivait parce que le groupe s’était arrêté à une boulangerie.

Daph Valou préparait soigneusement son grand objectif, le Tour du Japon, avec application et sérieux… jusqu’au moment où Alfred Dubien a décidé de quitter l’itinéraire pour “une petite descente VTT sympa”. Résultat : 11 kilomètres dans la forêt, trois crevaisons, un portail fermé et un chevreuil observant la scène avec jugement. Le problème, c’est qu’Alfred avait annoncé cette fameuse descente avec la confiance d’un guide de haute montagne alors qu’il naviguait manifestement au feeling. Après vingt minutes de racines, de cailloux et de freinages d’urgence, le groupe a commencé à comprendre que le “petit raccourci” ne raccourcissait absolument rien. Daph Valou, jusque-là très calme, aurait commencé à calculer combien de watts il était en train de perdre pour le Tour du Japon à cause “d’un mec qui suit des traces de sanglier sur Komoot”. Quand ils ont finalement retrouvé une route goudronnée, personne ne savait réellement où ils étaient. Alfred, lui, prétendait reconnaître le secteur :
“Si on passe derrière cette ferme, normalement on retombe sur le parcours.”
La ferme en question abritait trois oies extrêmement agressives qui ont lancé une poursuite mémorable derrière Fran Noobic et Delon Absalon, déjà au bord de l’implosion physique et psychologique. Le retour sur le tracé initial s’est finalement fait grâce à Gras Souillet, seul membre du groupe ayant eu la présence d’esprit d’activer le GPS depuis le départ. Fra Troisset, furieux mais essayant de garder son calme, a simplement déclaré :
“La prochaine fois qu’on improvise, j’amène une boussole et un vétérinaire.”

Le groupe qui sort du Giro était évidemment fatigué. Double-deuce François racontait encore ses deux podiums au sprint toutes les 20 minutes, pendant que Théo Pinaud et Fran Touric rappelaient qu’eux aussi avaient énormément travaillé comme équipiers. Gras Souillet, 36ème du Giro, semblait surtout heureux de ne plus voir de cols italiens. Quant à Bruno Mikado, 28ème du général malgré “quelques jours sans”, il a résumé son Giro ainsi : “J’avais des bonnes jambes mais pas tous les jours.”

Du côté des ambitions personnelles, Chadi Karim continue de collectionner les 2èmes places comme d’autres collectionnent les cartes Pokémon. Deuxième sur le Tour du Finistère, deuxième sur une étape du Tour de Norvège… et encore deuxième au sprint pancarte du village pendant l’entraînement, battu par un tracteur. Même scénario pour Ado The Legend, encore deuxième sur une étape du Tour du Qinghai Lake. Les deux hommes envisageraient désormais d’ouvrir ensemble une entreprise spécialisée dans les places d’honneur.

Sur les routes vallonnées, Fran Valic défendait fièrement sa 11ème place au général du Tour de Norvège : “c’est bien”. “Mais pas top”, a immédiatement répondu Fra Troisset sans lever les yeux de son chrono. Luke Moore et Noah Van De Velde, qui ont terminé 19ème et 20ème du Tour de Norvège, ont tenté plusieurs attaques, mais sans grande réussite. Luke a bien essayé une accélération dans une côte de troisième catégorie, mais personne ne l’a suivi… principalement parce que personne n’avait remarqué qu’il avait tenté de sortir. Noah, motivé par l’idée de “faire exploser le groupe”, a placé une attaque beaucoup plus franche avant de se retourner au bout de 200 mètres et constater qu'il n'avait lâché personne. Les deux hommes ont malgré tout insisté toute la sortie, multipliant les démarrages plus ou moins crédibles. À la fin de l’entraînement, Fra Troisset leur a glissé :
“Continuez comme ça. Il faut tenter pour réussir.”

Nicolas Lozouet, lui, arrivait avec une belle 2ème place sur le VI Cross Tour et un moral solide. Ce qui fait officiellement de lui le troisième spécialiste des deuxièmes places de l’équipe.

Sur les pavés, Jakob Omrzel restait toujours aussi régulier. Pas de victoire cette saison, mais une capacité surnaturelle à passer les secteurs pavés sans expression faciale comme si les pavés eux-mêmes s’excusaient de le gêner. Axel Lauranc poursuivait sa préparation pour le Tour de France, où il sera poisson-pilote de Chadi Karim. Une mission délicate : réussir à lancer un sprinteur qui semble contractuellement obligé de finir deuxième. Ça rappellera des souvenirs à Axel, vainqueur du très prestigieux “Trophée Poupou” en D2 la saison dernière.

Enfin, Michal Vanbajonos affichait un large sourire grâce à ses nombreux top 10 en contre-la-montre. Le staff confirme d’ailleurs “des progrès visibles”, ce qui est le plus beau compliment qu’un spécialiste du chrono puisse recevoir avant qu’on lui demande de tirer le peloton pendant 40 km.

L’entraînement s’est terminé dans la douleur, les crampes et les débats interminables sur “qui avait vraiment les meilleures jambes”. Fra Troisset, satisfait, a simplement conclu :
“C’était une sortie récupération.”
Le groupe a immédiatement demandé un jour de repos collectif.
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