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Techka (fr)
 | 3 | 2026-04-20 19:28:55 |
PARIS-NICE
Djamal DORMI - Akumetsu
Last update: 2026-04-22 08:29:19 | Techka (fr)
 | 3 | 2026-04-20 19:29:49 |
TIRRENO-ADRIATICO
Tyler MELTZER - Rubin-Sharks
Last update: 2026-04-25 08:49:05 | Techka (fr)
 | 6 | 2026-04-21 19:38:26 |
Un grand merci à fra37 qui va m'aider dans l'écriture des résumés de course.
| Techka (fr)
 | 8 | 2026-04-22 08:30:15 |
MILAN-SAN REMO
Pavie sous la pluie
Cette édition de Milan-San Remo sera une édition pour résilients. En effet les condition sont de saison : fort vent de coté et surtout présence de la pluie, cinglante, frigorifiante.
Le vainqueur de la saison dernière, Eriksen (La Banquise) n'étant pas présent certain sprinteurs se frottent les mains.
Malheureusement, les conditions climatiques rendent les coureurs timides et les 230 premiers kilomètres sont très ennuyantes. A noter, entres autres, la chute de l'ex champion du Monde Luke Moore (Blackvolt).
Enfin, le rythme s'accélère dans les montées courtes mais sèches des 3 capo : les Capo Mele , Capo Cervo et Capo Berta ! Mais, le peloton reste relativement groupé.
Mais dans le Cipressa, l'Akumetsu prend les choses en main ! Bernard Cap Caval et Niji Vinsmoke se placent à l'avant du peloton et imposent un rythme effréné ! Les premiers coureurs sont lâchés. Centaine de mètres après centaine de mètres les coureurs souffrent derrière les 2 coureurs. Après 4 kilomètres d'ascension le rythme ralentit et alors qu'il ne reste plus Vinsmoke (Cap Caval s'étant relevé) Mikasa Ackerman décide d'attaquer ! Tadej Praha et Alexander Kerner, les leaders de la PDM, sautent de suite dans sa route. D'autres costauds font de même. Si bien que c'est un groupe de 10 coureurs qui passent en tête au sommet avec 25 secondes d'avance. Nous retrouvons que du beau monde : Luke Moore (Blackvolt), Yzu Wako et Florenz Trinic (Vamonosss), Milan Kundera (Hope Team), Otto Mattik (Rubin-Sharks), Tanjiro Kamado (Crédit Agricole) et René Biermans (Mike chez Rona).
Dans la descente, d'ailleurs les coureurs de Mike Chez Rona font la descente et se lance à la poursuite des échappées. Le manager fait plus confiance à ses sprinteurs qu'en son jeune puncheur.
A l'avant, Trinic chute sans trop de gravité mais est décroché du groupe de tête. Cela fait 2 années de suite qu'il chute sur San Remo !
Sur le plat, Isaac Eltauro, Es Printer, Deniz Undav Mike Chez Rona sont à la planche. Il reprennent du temps sur les échappées. Devant dans le début du Poggio on se regarde et finalement le peloton revient sur les échappés. Les Mike Chez Rona imposent le rythme.
Rien ne se passe dans la descente. Tout se jouera au sprint finalement. Cette année, les puncheurs n'ont pu faire la décision dans les différentes montées.
Les Mike Chez Rona emmènent jusqu'aux dernier 500 mètres. Cela frotte pour se placer au mieux ! Oier Lazkano (PDM) le vainqueur du CG de la CDM l'année dernière prend la direction des opérations. Mais c'est trop tôt !
Derrière, on remonte et on produit son effort : Fran Sprintic Mike Chez Rona avec tout le travail fournit par son équipe veut concrétiser par une victoire. Mais attention sur sa droite Enma Ai (Olympique de Marcel) maillot blanc de champion olympique sur le dos déboite et tente de le doubler sur la gauche. Mais c'est surtout sur la droite qu'il faut regarder ! Soph Gerstchic (Hope Team) facilement reconnaissable avec son maillot vert de leader de la CDM déboule comme un véritable boulet de canon. Quel braquet ! Et il dépasse tout le monde sur la ligne.
Premier : Gerstchic, 2ème : Sprintic, 3ème : Ai
Gerstchic conforte à la fois son maillot vert de leader CDM et son maillot orange de leader de l'UCI. Quel début de saison de sa part.
Last update: 2026-04-25 09:01:40 | Techka (fr)
 | 9 | 2026-04-23 08:14:40 |
BRUGGE-DE PANNE
On annonçait du plat, encore du plat et toujours du plat. Les organisateurs ont tenu parole : pas une bosse à l’horizon, si ce n’est celles formées par les épaules des sprinteurs impatients. Autant dire que la Classic Brugge-De Panne avait tout d’une autoroute pour grosses cuisses, avec en bonus une météo fidèle à la tradition belge : pluie fine, persistante, et suffisamment humide pour transformer chaque virage en patinoire artisanale.
Pendant de longs kilomètres, très longs kilomètres, il ne se passe absolument rien. Le peloton roule, discute, contemple les champs détrempés et se demande probablement ce qu’il mangera ce soir. Les directeurs sportifs bâillent, les commentateurs fouillent leurs fiches, et les spectateurs comptent les gouttes. Il faut attendre le kilomètre 197 pour que quelqu’un, enfin, décide que pédaler sans attaquer devient moralement discutable.
Et là, soudain, festival. Le premier à sortir de sa boîte est Supermario Cippolini (PDM compétition), moustache au vent et panache intact, qui bondit comme s’il venait d’apprendre que le café était offert à l’arrivée. Dans sa roue, Jake Stewart (CREDIT AGRICOLE) tente sa chance avec l’enthousiasme d’un étudiant qui rend son devoir cinq minutes avant la cloche. Puis surgit Milan Kundera (Hope Team Uprising). On ne sait pas s’il pédale pour fuir l’insoutenable légèreté de l’être ou simplement pour tester ses jambes, mais l’attaque est bien réelle. Luke Moore (BLACKVOLT) et René Biermans (Mike chez Rona) complètent le tableau, formant une échappée aussi courageuse qu’optimiste.
Hélas pour eux, l’optimisme ne gagne pas toujours contre l’organisation. Car derrière, les équipes de sprinteurs veillent. Fabian Vanoverschelde (Vamonosss), visage fermé et tempo régulier, décide que la récréation a assez duré. D’un coup de pédale ferme, le genre qui dit « rentrez à la maison, les enfants », il remet de l’ordre dans le peloton. L’échappée est avalée sans cérémonie, comme une frite tombée dans la sauce. À l’approche de l’arrivée, la machine Vamonosss se met alors en marche avec la précision d’une horloge suisse.
Le train se forme : Zero Nekojima lance la locomotive, Fan Ion prend le relais avec sérieux, et Phné Valou, qui a remporté les deux éditions précédentes, endosse le costume de poisson-pilote avec élégance. Derrière eux, Seo Kim n’a plus qu’à suivre la ligne parfaite dessinée devant lui. C’est du tableau noir. De la géométrie appliquée au cyclisme. Une démonstration digne d’un manuel scolaire.
Mais derrière la mécanique bien huilée de Vamonosss, deux hommes refusent de jouer les figurants. Soph Gerstchic (Hope Team), vainqueur de Milan-San Remo, lance son sprint de loin, courageux, presque héroïque, comme s’il voulait défier la physique, la pluie et le bon sens en même temps. Sa machine zigzague légèrement sur l’asphalte détrempé, mais les jambes répondent présentes. À sa droite, Ben Healy (Ardèche Libre) produit son effort avec la grimace déterminée de celui qui sait qu’il ne gagnera peut-être pas mais bien décidé à tout donner jusqu'à la ligne d'arrivée. Les deux hommes remontent des places à la force des mollets, doublant des adversaires qui ressemblent soudain à des statues mouillées. Mais dans les derniers mètres, Seo Kim surgit, parfaitement lancé, puissant, propre, implacable. Le sprint est net, sans bavure, presque académique.
Seo Kim (Vamonosss) remporte ainsi sa 1ère CDM, la Classic Brugge-De Panne, au terme d’un sprint maîtrisé, devançant Soph Gerstchic (Hope Team Uprising), valeureux mais un peu court, et Ben Healy (Ardèche Libre), solide troisième. Derrière, Oier Lazkano (PDM compétition) s’empare de la quatrième place, tandis que Nikolay Garanichev (Rubin-Sharks) complète le Top 5, probablement déjà en train de chercher une serviette sèche.
Bilan de la journée :
Du plat, de la pluie, une échappée courageuse, un train parfaitement huilé, et un sprinteur qui fait ce que les sprinteurs font le mieux : gagner quand tout le monde est fatigué.
Gerstchic conserve son maillot vert de leader du CG de la CDM.
Bref, une Classic Brugge-De Panne comme on les aime : simple, n'apportant pas grand changement, humide et terriblement efficace.
[Auteur Fra37]
Last update: 2026-04-25 18:12:57 | Techka (fr)
 | 8 | 2026-04-25 09:03:23 |
GRAND PRIX E3
Comme à son accoutumée la course part d'Harebelke. Mais, cette saison un fort de face la majeure partie de la course risque de perturber les efforts de chacun.
Le leader du CG de la CDM, Soph Gerstchic () n'est pas présent, ce qui peut laisser la voie ouverte à certain. En effet, sont présents quelques puncheur, des sprinteurs et bien entendu des flandriens. Les qualités diverses de chacun peuvent amener des scénarii différents.
Dès le début de la course, les nombreuses crevaisons et le vent de face déstabilise le peloton : dès les premiers enchainements de secteurs pavés au bout de 30 km, certains coureurs de renom sont lâchés : Mikasa Ackerman (Akumetsu), Enma Ai (olympique de Marcel) le tenant du titre ou encore Oier Lazkano (PDM) sont lâchés.
Mais quelques kilomètres plus loin sous l'impulsion des équipiers Akumetsu restés avec leur leader, ces coureurs retrouvent leur place au sein du peloton.
Mais, au kilomètre 110, les secteurs ou monts pavés refont leur apparition et la course se durcit. Les flandriens font rouler leurs équipiers. Les équipes de sprinteur placent au mieux ceux-ci pour éviter chute ou crevaison. Si bien que le rythme devient effréné : tout le monde se donne à fond !
Et bien entendu, l'enchaînement Paterberg - Vieux Quaremont est le théâtre du 1er acte de cette CDM ! Ackerman lance les hostilités. Derrière, Guillaume Tell Jr (PDM), Jakob Omrzel (Blackvolt), Mai Rosewood (La Banquise) et Fabian Vanoverschelde (Hope Team) se hissent sur leurs pédales et répndent à l'attaque du coureur japonais.
Tout le monde est à fond. Les Acides lactiques commencent à se faire sentir. Et le secteur pavé de Varentsraat pointe le bout de son nez.
Les coureurs n'ont pas beaucoup d'avance car derrière l'Olympique de Marcel, en force dans ce qui reste des peloton et ses 32 unités, lance la chasse. On roule clairement pour les sprinteurs et Enma Ai en premier lieu !
Ice Ghost et surtout Ghislain Lambert se mettent à la planche pour réduire l'écart. Ce dernier, 5 CDM à son actif dont cette course fait figure de capitaine de route et ouvre la voie, optant pour les meilleurs trajectoires, faisant perdre le moins de temps possible au peloton.
Malgré leurs efforts et un forte intensité dans les relais les échappées sont repris à 5 km de l'arrivée. D'autres équipes de sprinteurs prenant le relais de l'Olympique de Marcel.
Et c'est donc naturellement que la victoire se jouera au sprint à Harelbelke cette saison. Bren Forero (Akumetsu) ancien vainqueur ici même, lance le sprint au 400 mètres. C'est encore loin vu le vent de face.
Simon Ballangé (Ardèche Libre) calé dans sa roue attend le meilleu moment pour déboiter. C'est chose faite à 20 mètres de la ligne. De l'autre coté de la route, Ai déboite de derrière Claudy Foucan (Olympique de Marcel), son poisson pilote, qui poursuit son effort. Le sprinteur japonais donne tout, balançant la tête de droit à gauche.
Mais aujourd'hui Ballangé était le plus fort et s'impose enfin ici avec un 3ème podium consécutif ! Il devient aussi le détenteur de l'édition la plus rapide : 5h 40 mn.
Derrière, les sprinteurs de l'Olympique de Marcel Ai et Foucan font 2 et 3, sans doute frustrés de ne pas remporter la victoire avec tout le travail fournit par l'équipe. Pour autant, ils ne repartiront pas les mains vides puisque Ai s'empare du maillot vert de leader du CG de la CDM.
Last update: 2026-04-25 15:50:13 | Techka (fr)
 | 7 | 2026-04-25 09:04:26 |
GENT-WEVELGEM FLANDERS FIELDS
Et c'est sous un beau temps printanier que se déroule cette édition de Gent-Wevelgem au tracé un peu modifié par rapport à la précédente édition. Pour autant, le tracé semble toujours favoriser les sprinteurs.
Et en effet le début est toujours aussi calme : il ne se passe pas grand chose durant les 155 premiers kilomètres, avant que les télés ne prennent l'antenne.
Et cela coïncide avec l’apparition des vrais secteurs pavés. Et là, cela bouge ! Dans le Baneberg, sous l'impulsion de Jude Forero (Ardèche Libre) qui debout sur ses pédales, le regard acéré et fixe sur l'horizon, des coureurs s'extirpent du peloton. Ils anticipent les difficultés à venir, espérant qu'en groupe ils résistent au peloton. Souvent, ce sont des coureurs d'expérience. Nous retrouvons Adam Bremer (Intouchable Bikers), Roland Rouleur (Ardèche Libre) sans doute ici pour favoriser son co-équipier, Mathieu Leberre (Mike chez Rona), Warog Savigny (Vamonosss) et Nils Pita (Jaguares).
Forero lui, espère le sprint dans ce groupe de dur au mal.
Ces 6 coureurs prennent jusqu'à 40 secondes d'avance mais le peloton réagit au bout de quelques minutes. L'écart diminue lors des monts pavés où le tempo imposé par les équipes de leader est intense.
Si bien qu'au bout de 20 kilomètres d'échappée ils sont repris au pied du Kammelberg. Et c'est justement ici que Jakob Omrzel (Blackvolt) et Edgar Gamel (Hope Team) passent à l'attaque ! Le coureur slovène tout en puissance, appuyant sur ses pédales comme s'il martelait une enclume, attaque sur la droite de la chaussée. Juste derrière lui, Gamel, lui est dans un toute autre style : plus sur la fréquence, la légèreté, il prend bien soin de rouler sur le coté pour éviter les pires pavés, au milieu de la chaussée, que son compagnon lui avale.
Les deux hommes prennent rapidement 30 secondes d'avance. Sous leur coup de boutoir, le peloton s'est scindé en deux : ils ne sont plus que 40 dans l'avant garde. Derrière, Enma Ai (Olympique de Marcel) maillot vert de leader CDM et Oier Lazkano (PDM Compétition) l'ancien vainqueur du CG CDM, se sont fait piéger. Ou alors, ils nes ont pas en grande forme.
Le 1er peloton d'ailleurs met un peu de temps à se réorganiser mais lorsque les secteurs pavés sont terminés, les équipes de sprinteur mettent leurs gars à rouler. Et malheureusement pour les 2 échappés, 40 hommes sont plus forts que 2. Ils se font reprendre à 30 km de l'arrivée.
Mais, la course n'est pas pour autant terminée. A Ieper, dans la dernière bosse du jour, des puncheurs sortent de leur boite ! A l'abri toute la journée, patients, ils attendaient leur heure.Tadej Praha (PDM Compétition) est le détonateur : venant de derrière avec un énorme développement il attaque dès le début de la bosse. Mikasa Ackerman (Akumetsu), bien placé, réagit automatiquement et s'accroche à lui. Derrière, Florenz Trinic (Vamonosss) et Oxyde Defer (Hope Team) sortent également du peloton pour faire parti de l'aventure. Defer étonnement discret à dû rouler à l'économie dans les pavés pour être frais à ce moment de la course.
Les 4 hommes font une belle descente et possèdent plus de 30 secondes d'avance à 12 km de l'arrivée.
Mais derrière le peloton réagit ! Notamment les Rubin-Sharks, en force dans ce peloton diminué. Ils sont 6 ! Et tous roulent à bloc. Kilomètre après kilomètre, ils reprennent du temps. Les kilomètres sont avalés, les secondes de retard englouties. Le peloton apparaît comme une bête sentant l'odeur du sang, un prédateur fondant sur sa proie.
Et c'est donc fort logiquement que les 4 échappée sont repris à 1 kilomètre de l'arrivée dans la grande ligne droite amenant à Wevelgem. Pas de puncheur vainqueur cette saison.
Les sprinteurs reprennent leur droit. Radu Petru et Simon Ballangé (Ardèche Libre) produisent leur effort sur la gauche de la route. A l'opposé, visages tendus, Gui Pavas et Nikolaj Garanichev (Rubin-Sharks) donnent également tout. Le plan de l'équipe était clairement pour eux sur cette course. Mais attention, juste derrière eux, Bren Forero (Akumetsu) surgit et les dépasse sur la ligne d'un demi boyau !
Étonnamment frais, il a été protégé par ses équipiers, ne donnant pas un coup de pédales lors de la poursuite, Ackerman étant devant. Troisième CDM pour le coureur colombien.
Sur la boite, nous retrouvons Pavas et Garanichev.
Derrière, Ballangé se console de sa 5ème place en prenant le maillot vert de leader de la CDM. Sa vérité est peut ailleurs ...
Last update: 2026-04-26 11:02:45 | Techka (fr)
 | 3 | 2026-04-25 09:04:48 |
VOLTA A CATALUNYA
Djamal DORMI - Akumetsu
Last update: 2026-04-26 11:08:35 | Techka (fr)
 | 8 | 2026-04-25 15:52:29 |
DWARS DOOR VLAANDEREN
Le départ de cette édition de Dwars door Vlaanderen est d’un calme olympien. Le peloton roule, discute, certains regardent probablement leur compteur en se demandant si le café du matin était assez fort. Bref, il ne se passe rien. Même les motos suiveuses commencent à s’ennuyer. Mais tout change dans le Berg Ten Houte, à environ 70 km de l’arrivée. Là, fini la promenade digestive. Le rythme augmente brutalement, et ça commence à coincer derrière. Les grimaces apparaissent, les respirations deviennent bruyantes, et la sélection se fait sans pitié. Quand la poussière retombe, ils ne sont plus que 41 coureurs dans le groupe de tête. Les autres sont éparpillés sur la route, certains cherchant encore leurs jambes.
Dans le Eikenberg, à 40km de l'arrivée, les hostilités commencent vraiment. On sent que certains ont coché ce moment depuis le départ. Une première accélération secoue le groupe. Puis une deuxième. Puis une troisième. Ça attaque dans tous les sens, un vrai feu d’artifice. Les relais sont courts, nerveux, et personne ne veut rester coincé derrière. Petit à petit, une grosse échappée finit par se dessiner, composée de coureurs visiblement décidés à ne pas rentrer à l’hôtel sans avoir tenté quelque chose :
Miguel Jr Capilla (Mike chez Rona)
Amani Lazare (Untouchable Bikers)
Iceman Ghost (Olympique de Marcel)
Ghislain Lambert (Olympique de Marcel)
Eddy Riley (La Banquise)
Oxide Defer (Hope Team Uprising)
Timo Praha (Akumetsu)
Junichi Okada (Rubin-Sharks)
Fabian Vanoverschelde (Vamonosss)
Guillaume Tell Jr (PDM compétition)
Jakob Omrzel (BLACKVOLT)
Derrière, ça tergiverse un peu. On se regarde, on calcule, on espère que quelqu’un d’autre fera l’effort. Mauvaise idée.
Dans le Huisepontweg, à 26km de l'arrivée la route se cabre à nouveau, et cette fois-ci, ça fait très mal. Les attaques deviennent plus tranchantes, plus brutales. Timo Praha place une accélération sèche, presque agressive. Pas une attaque pour tester, non : une attaque pour faire exploser le groupe. Junichi Okada saute immédiatement dans sa roue, avec un mouvement fluide, comme s’il attendait ce moment depuis dix kilomètres. Fabian Vanoverschelde suit à son tour, un peu en force. Guillaume Tell Jr serre les dents et s’accroche. Jakob Omrzel complète le groupe, il est le plus jeune de ce groupe et visiblement à la limite à cet instant précis mais toujours là !
Derrière eux, c’est la panique. Les autres tentent de réagir mais trop tard. Les jambes brûlent, les écarts se creusent, et le verdict tombe :
Ils ne sont plus que cinq à l’avant.
Les autres sont repris par le second groupe, certains avec un regard qui dit clairement :
"Bon, aujourd’hui, on va viser la 6ème place."
Dans le groupe de poursuite, l’ambiance devient étrange. On se regarde beaucoup, on roule un peu moins. Personne ne veut se sacrifier pour les autres. Chacun espère que le voisin fera le travail, ce qui, en cyclisme, est souvent la meilleure façon de ne rien faire du tout. À 6 km de l’arrivée, Tom Sagan (IcelandAir) en a assez de cette partie d’échecs. Il se dresse sur les pédales et lance une attaque franche, sans prévenir. Pas une accélération progressive, pas une attaque timide, non. Une vraie cartouche. Il prend immédiatement quelques mètres. Puis dix. Puis vingt. Derrière, on hésite encore une seconde et cette seconde suffit. Tom Sagan part seul, tête baissée, en mode :
"On verra bien jusqu’où ça tient."
À l’avant, les cinq hommes se regardent dans les derniers kilomètres. Le silence est presque palpable. Chacun attend l’erreur de l’autre. À l’approche de la flamme rouge, la tension monte d’un cran. Guillaume Tell Jr craque le premier. Il lance le sprint de loin, probablement en se disant :
"Tant pis, on verra bien."
Fabian Vanoverschelde saute immédiatement dans sa roue. Junichi Okada temporise une demi-seconde, puis déclenche une accélération nette, très propre. Jakob Omrzel tente de suivre, mais ses jambes commencent à dire stop. Et là surgit Timo Praha. Resté discret jusque-là, il déborde tout le monde sur la droite avec une accélération impressionnante. Une vraie fusée. Les autres essaient de répondre, mais c’est trop tard. Il passe la ligne avec une demi-longueur d’avance, les bras levés, parfaitement maître de son timing. Victoire de Timo Praha (Akumetsu), au terme d’un sprint aussi tendu qu’explosif, il devance Junichi Okada (Rubin-Sharks) et Fabian Vanoverschelde (Vamonosss). Guillaume Tell Jr (PDM compétition) prend la 4ème place et Jakob Omrzel (BLACKVOLT) la 5ème.
Tom Sagan, lui, continue son effort solitaire jusqu’au bout. Le peloton, enfin ce qu'il en reste, revient vite derrière, mais pas assez vite. Il sauve une magnifique 6ème place, le regard fatigué mais satisfait.
Derrière, le groupe arrive lancé à pleine vitesse. Personne ne veut finir avec le regret de ne pas avoir sprinté, même pour une 7ème place, l’orgueil reste une motivation très efficace.
Bren Forero (Akumetsu) lance le sprint de loin, un peu comme s’il avait oublié que la ligne était encore à 250 mètres. Fran Noobic (BLACKVOLT) tente de revenir dans sa roue, visage crispé. British Columbia (Rubin-Sharks) se faufile entre deux coureurs avec une trajectoire audacieuse. Petrus Techka (PDM compétition) remonte fort sur la droite, mais la ligne arrive trop vite. Au final, Bren Forero tient bon jusqu’au bout et remporte ce sprint musclé pour la 7ème place.
Ainsi s’achève une édition animée de Dwars door Vlaanderen, où les plus forts ont fait parler les jambes et où les autres ont déjà pris rendez-vous pour leur revanche l’an prochain.
[Auteur Fra37]
Last update: 2026-05-01 16:26:21 | Techka (fr)
 | 10 | 2026-04-25 15:52:44 |
RONDE VAN VLAANDEREN
C'est sous un beau soleil que s'élancent les coureurs pour ce 2ème monument de la saison. Qui sera le plus fort après avoir passé les 19 côtes répertoriées dont 11 pavées et les 6 secteurs pavés ? Qui sera donc le plus frais après 268 kilomètres ? Beaucoup de questions qui trouveront leurs réponses un peu plus tard ...
Toujours est-il que la course commence timidement. Enfin, timidement : par là nous entendons que personne ne tente de sortir tant la vitesse du peloton est élevée ! Les records sont battus à chaque pointage de la course. Avec un tel rythme, personne ne tente une échappée matinale.
Pas d'échappée, mais cela ne veut pas dire que les organismes ne sont pas soumis à rude épreuve pour les équipiers et même les leaders. En effet, à 70 km de l'arrivée après l'ascension du Berg Ten Houte, ils ne sont plus que 37 coureurs dans ce que nous appelons peloton. Et les choses sérieuses n'ont pas encore commencées !
En effet, l’enchaînement Vieux Quaremont - Paterberg est le théâtre des premières attaques. Certain se découvrent. Oxyde Defer (Hope Team) et Gislain Lambert (Olympique de Marcel) se dressent sur leurs pédales, augmentent la cadence de pédalage, utilisent tous leurs muscles de leurs cuisses, raffermissent leur prise sur leur guidon et tirent dessus avec leur torse pour avaler la pente et les pavés. Mais rien n'y fait. Ils ne creusent pas d'écart et sont repris dans la zone de transition en haut du Paterberg.
Derrière, cet accélération a fait du dégât, peut être du également à la chute de Radu Petru (Ardèche Libre). Dans tous les cas, ils ne sont plus que 22 braves à l'avant de la course.
Mais déjà, le Koppenberg pointe le bout de son nez. Pas le temps de respirer ou de récupérer. Les coureurs n'ont pas le temps d'admirer les nombreux drapeaux flamands ou suisses présents sur le bord de la route. Amani Lazare (Intouchable Bikers) et Edgar Gamel (Hope Team) décident à leur tout de passer à l'attaque. A leur tout de lancer toutes leurs forces dans la bataille ! Mais le vainqueur d'il y a 2 saisons et le coureur de la Hope Team, décidement très active, ne font pas d'écarts et sont rejoints par les hommes forts de la journée. Les équipiers de ces derniers, donnant tout pour combler le trou.
Et ils ne sont plus que 13 à l'avant ! Et tout le monde roule. En effet, aucune équipe n'est en force. Hormis 2 Rubin-Sharks et 2 Blackvolt il n'y a que les leader esseulés. Chacun fait sa part de boulot. Et l'avance augmente.
Mariaborrestrat est avalée tout comme les 2 monts pavés suivants. Le vainqueur mettra en face du record de l'épreuve.
Et voici le Taaienberg et ses 530 mètres à 6,6% de moyenne. Et là, c'est à la pédale que 5 hommes se détachent .Ce sont les grandissimes favoris : Guillaume Tell Jr (PDM), Jakok Omrzel (Blackvolt), Fabian Vanerschelde (Vamonosss), Junichi Okada (Rubin-Sharks) et Timo Praha (Akumetsu).
Les 5 coureurs collaborent parfaitement. Les autres ne les reverront pas. Et voici le Vieux Quaremont pour la dernière fois de la journée. Okada et Omrzel tentent de sortir dans les plus forts pourcentages ! Mais ne pouvant forcer la décision, ils se font contrer par Tell Jr et Praha. Pourtant, ils se font reprendre par les 3 autres coureurs.
En bas de la descente, les 5 attaquent déjà le Paterberg. Vanerschelde, patient dans le mont précédent décide d'en claquer une à cet instant : venant de derrière, ayant pris de la vitesse sur le plat il attaque par la droite dès le début de la côte. Les 4 autres, un brin émoussés, se regardent. Personne ne veut y aller. LE coureur suisse de la Vamonosss creuse un vrai écart. Il capitalise son avance dans la descente et sur le plat. Ils ne le rattraperont pas !
Vanerschelde, lui le spécialiste de Paris-Roubaix, s'en va remporter sa 3ème CDM et en battant le record de l'épreuve. Il est en grande forme pour l'enfer du Nord. Derrière, Praha arrache la 2ème place au sprint, lui permettant ainsi de porter le maillot vert de leader de la CDM pour Paris-Roubaix qui approche à grands pas.
Last update: 2026-05-01 16:24:20 | Techka (fr)
 | 10 | 2026-04-25 15:53:11 |
PARIS-ROUBAIX
Et voici la dernière course pavée de ce début de saison mais pas la dernière de la saison pour les flandriens ! En effet, En fin de saison, les chemins de vignes les attendent sur Paris-Tours.
Espérons que le temps sera meilleur en Anjou qu'aujourd'hui dans le Nord de la France : la pluie s'est invitée sans carton d'invitation !
Nous pouvons d'ors et déjà sans trop nous tromper comme favori Jakob Omrzel (Blackvolt) et Junichi Okada (Rubin-Sharks) toujours placés mais pas gagnants cette saison, Timo Praha (Akumetsu) vainqueur du Dwars, Guillaume Tell (PDM Compétition), vainqueur des Strade Bianche et surtout Fabian Vanoverschelde (Vamonosss) vainqueur du Ronde ! Sera-t-il assez frais ? Là est la question.
Mais, rentrons de suite dans le vif du sujet !
Dès le début de la course, la PDM Compétition se place aux avant-postes pour contrôler la course afin de protéger son leader et éviter une échappée fleuve. Ainsi, les hommes de Jan Basel impose un tempo moyen empêchant toutes velléités offensives des baroudeurs.
La 1ère moitié de course est donc forcement calme. Mais, certains peuvent y laisser des forces : en effet de nombreuses chutes ont lieues. Le pavé glissant ne facilite pas la tâche. Nous pouvons citer Adam Bremer (Untouchable Bikers), Roland Rouleur (Ardèche Libre) ou encore la crevaison de Ghislain Lambert (Olympique de Marcel).
Et tout s'accélère à la Trouée d'Aremberg ! Tout le monde veut être bien placé, le rythme augmente,von appuie plus fort sur les pédales. Et à la sortie du secteur 5 étoiles ils ne sont plus que 52.
Secteurs après secteurs le mauvais temps impose son lot de crevaisons ou de chutes comme celle du flahute British Columbia équipier d'Okada ou Petrus Techka (PDM) équipier de Tell. Les deux se retrouvent esseulés.
Les visages commencent à être marqués, boueux. Les machines souffrent comme les hommes. Et dans le secteur de Mons en Pévèle à presque 50 km de l'arrivée, Omrzel change de braquet et se déporte sur la gauche à la limite entre pavé et herbe. Puis il mouline de plus en plus vite. Son attaque fait mouche. Vanoverschelde et Praha sautent dans sa roue. Derrière, Tell et Lambert tentent de sortir également mais ils coincent ! Oxyde Defer (Hope Team)Okada n'ont même pas essayé. Les 3 hommes prennent 5 mètres, puis 10, puis 20 mètres. Ils sont les plus forts.
Mais, à la sortie du secteur dans un virage, Praha chute ! Il doit laisser s'en aller ses 2 adversaires.
Derrière les dégâts sont énormes : au secteur de l'Epinette ils ne sont plus que 9 à 23 secondes des 2 hommes de tête et Praha avec son changement de vélo suite à sa chute, est tout seul à 33 secondes intercalé entre ce groupe ci et l'avant garde du peloton constitué d'une vingtaine de coureurs, pointé à 53 secondes des leader.
La fatigue est bien présente, elle se lit sur les visages mais aucun ne renonce ! A l'avant dans le secteur de Camphin en Pévèle, Vanoverschelde décide d'attaquer et de surprendre son compagnon d'échappé. Mais, Omrzel répond à l'attaque du double tenant du titre. Trois kilomètres plus tard, c'est à son tour d'attaquer au Carrefour de l'Arbre ! Comme pour sa 1ère attaque il passe sur le bas coté, mais ... cette fois ci tout ne passe pas comme prévu. Il chute ! Son adversaire s'envole.
Derrière, le groupe de 9 ne reprend pas de temps. On joue pour le podium désormais : chacun y va de son attaque. Mais personne n'arrive à s'isoler.
Les kilomètres sont roulés comme arrachés au temps qui passe tant la pluie a rincé les coureurs. Mais ils sont désormais dans un effort solitaire et surmontent leur fatigue, peut être leur douleur. Vanoverschelde roule pour gagner, Omrzel pour ne pas perdre et Okada qui est sortie au train, lui, roule pour sauver sa course.
Et enfin, le coureur suisse arrive sur le vélodrome, il a le temps de savourer. La cloche sonne pour le dernier tour. Omrzel arrive à son tour sur la piste inclinée. Le public crie, les gradins grondent mais c'est pour Vanoverschelde qui va remporter son 3ème Paris-Roubaix d'affilé, son 4ème en tout, son 1er duo Ronde-Enfer du Nord, énorme !
Derrière, Omrzel donc, et Okada complètent le podium. Praha, malgré sa contre performance, conserve le maillot vert de leader de la CDM.
Quelle course ! Avec de nombreux rebondissements avec ses multiples chutes.
Last update: 2026-05-02 13:53:01 | Techka (fr)
 | 3 | 2026-04-25 18:14:50 |
TOUR DU PAYS BASQUE
Kelly DIOTE - Akumetsu
Last update: 2026-05-01 15:22:13 | Techka (fr)
 | 8 | 2026-05-01 16:26:10 |
AMSTEL GOLD RACE
Bienvenue sur cette édition de S.69 de l'Amstel Gold Race. Aujourd'hui la météo n'est pas au bout fixe : il pleut ! Aura-t-elle son importance ? Car associée à un fort vent, certes arrière, elle pourrait sortir les coureurs de leur zone de confort. Ces derniers semblent nerveux depuis ce début de saison en témoigne les nombreuses chutes. Et la pluie risque de ne pas arranger cela.
Comme à son habitude, la course démarre lentement ... enfin par lentement on veut dire que les attaquants des premières heures ne se bousculent pas au portillon. Car, avec ce vent arrière, le rythme est assez soutenu.
Et attention, Alexander Kerner (PDM) ancien vainqueur et un des favori de cette course chute ! Il peut repartir. Et donc, comme je vous le disais en préambule, attention à la chaussée glissante !
Les kilomètres s'avalent et la course assez monotone il faut l'avouer n'est électrisée que par des chutes. d'autres potentiels favoris sont à terre : Pass Alwest (Rubin-Sharks), Soren Eriksen (La Banquise) et Swetta Lamaletas (Untouchable Bikers). Espérons qu'ils récupèrent au mieux d'ici la fin de la course.
Les 50 kilomètres suivants sont plus calmes au niveau des chutes, heureusement. Les coureurs attaquent réellement les monts et ils sont plus concentrés. L'ascension du Vrakelberg (7,2% de moyenne sur 600 mètres) et du Cauberg (pour la 1ère fois aujourd'hui) ne font pas de différence mais affaiblissent les organismes.
Le peloton roule toujours d'un bon rythme. A chaque montée, cela frotte pour bien se placer. Gagner sa place à chaque fois demande de l'énergie et cela peut se payer plus tard !
Mais attention sur le plat à l'approche du Gulperberg Oier Lazkano (PDM) tenant du titre du CG de la CDM et Tanjiro Kamado (Crédit Agricole) autre potentiel vainqueur chutent ! Et devant on roule ! Et les passages à 17% du Gulperberg font mal !
Résultat : à moins dans de 50 km de l'arrivée, le peloton ne compte plus que 66 unités. Peu et beaucoup à la fois. Cela ouvre le champs à de nombreux scenarii.
A 40 km de l'arrivée, dès le Kruisberg (600 mètres à 8,8% avec des pointes à 15,5%) Eriksen, Tadej Praha (PDM), René Biermans (Mike chez Rona), Luke Moore () et Yzu Wako (Vamonosss) attaquent. Mais, ils sont repris après quelques kilomètres car les leader possèdent encore de nombreux équipiers.
Quelques kilomètres plus loin, dans l'enchainement Keutenberg-Cauberg d'autres s'essayent à l'attaque : Otto Mattik (Rubin-Sharks,) Kerner, Florenz Trinic (Vamonosss), Evgueni Detrigovish (Ardèche Libre), Tom Wellens (Iceland Air) ou encore Thibaut Pinot-Noir (Olympique de Marcel). Mais là encore, c'est une tentative avortée.
Rien ne se passe avant la dernière montée du Cauberg, juge de paix de l'édition. Alwest place alors une attaque dont il a le secret : fort développement, cadence importante de pédalage en danseuse, positionné sur l'avant de son vélo pour une meilleure pénétration dans l'air. Il en claque une ! Il prend quelques dizaines de mètres d'avance mais catastrophe il crève au sommet ! Il évite la chute de justesse sur la chaussée détrempée. Un équipier lui donne rapidement un vélo et il reste dans le groupe de tête mais c'est trop tard !
Cela se jouera donc au sprint.
Mike chez Rona, en force, et faisant confiance à son sprinteur, mène le train. La Rubin-Sharks pas en reste, met en place également son train.
Il reste très peu de distance entre le sommet du Cauberg et laligne d'arrivée. Le peloton est à fond. Mais, attention, le sol est mouillé, glissant, il ne faudra pas faire n'importe quoi !
Toujours est-il que Es Printer (Mike chez Rona) se fait amener dans un fauteuil jusqu'aux derniers 50 mètres, où il produit on effort. Mais, juste derrière, Enma Aï (Olympique de Marcel) ayant anticipé son effort est derrière lui et a déjà produit son effort. Il se décale juste après avec plus de vitesse. Et le dépasse sur la ligne ! Faiz Selamani (Ardèche Libre) complète le podium et tape de rage le guidon de son vélo, d'avoir produit son effort trop tard.
Au final, Aï fait coup double : victoire + maillot de leader UCI. Une belle journée pour lui en dépit du temps merdique.
Last update: 2026-05-05 10:13:41 | Techka (fr)
 | 6 | 2026-05-01 16:27:05 |
LA FLÈCHE WALLONNE
Départ de cette Flèche Wallonne, édition S.69, deHerstal, avec au programme trois passages du mythique Mur de Huy. Autant dire trois occasions de regretter ses choix de vie.
Le peloton s’élance et immédiatement, il ne se passe rien. Absolument rien. Le néant tactique. On pourrait presque entendre les freins des vélos tellement ça roule tranquillement, enfin, “tranquillement” avec un vent qui souffle assez fort pour te faire douter de ton équilibre à l’arrêt. Les coureurs discutent, certains semblent hésiter entre attaquer ou réserver des vacances. Bref, une première partie digne d’un dimanche après-midi sous un plaid, version courant d’air.
Et là, sans prévenir, à 80 km de l’arrivée, dans la descente de la Côte de Cherave le scénario décide de se réveiller violemment, la course passe de “sieste” à “film catastrophe”. Une série de chutes transforme la descente en bowling géant sous rafales latérales.
Parmi les quilles :
Mikasa Ackerman (Akumetsu), ancien vainqueur de l'épreuve et parmi les favorits, qui découvre que la gravité existe toujours.
Luis Bigouden (PDM Competition), autre gros client, 2ème l'an passé et vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, qui avait visiblement un rendez-vous urgent avec le bitume.
Lucien Mazan (IcelandAir), qui se joint à la fête malgré lui dans cette chute collective.
Résultat : un peloton explosé façon puzzle, des équipes en panique, et des radios qui chauffent plus que les freins dans la descente.
À 74 km, premier passage au Mur de Huy, Carmen Peña Seijas (CREDIT AGRICOLE) décide que regarder les autres n’est plus une option et que subir le vent, c’est surfait. Elle attaque. Seule. Sans prévenir. Comme quelqu’un qui quitte une soirée en disant “bon, moi je rentre” alors que personne n’a encore découpé le gâteau. Elle s’échappe et impose son rythme contre le peloton, contre le vent, et probablement contre toute logique. Après le Mur, le peloton fond comme neige au soleil. Il ne reste plus que 40 coureurs. Les autres ? Disparus, évaporés, ou encore en train de comprendre ce qui s’est passé dans la descente.
Fin de l’aventure pour Seijas, à 6km de l'arrivée dans la côte de Cherave, encore elle. Les favoris la reprennent. Clap de fin pour l’échappée, applaudissements polis, rideau.
On y est. On arrive au Mur de Huy, la 3ème fois de la journée. Le juge de paix. Le mur qui transforme les jambes en béton et les rêves en regrets.
À 700 mètres de l'arrivée :
Alexander Kerner (PDM compétition), Zak Erzen (Hope Team Uprising) et Kitano Seiichiro (Rubin-Sharks) lancent les hostilités. Ça attaque de partout, ça grimace, ça zigzague et certains semblent négocier avec leurs mollets. Et là, dans le virage Criquielion, et non ce n'est pas un insecte, Yzu Wako (Vamonosss) sort de nulle part. Contre parfait. Timing chirurgical. Il surgit sans à-coup, avec une fluidité presque insultante pour les autres. Là où tout le monde est en train de lutter, lui accélère comme s’il venait de commencer la montée. Il se met en danseuse, cadence propre, regard fixé vers le sommet et surtout personne dans sa roue. L’écart se creuse immédiatement. Derrière, ça explose, ça coince. Dans les 200 derniers mètres, il ne se retourne même plus. Il sait. Les épaules se relâchent légèrement, la grimace devient presque un sourire. Il passe la ligne seul, sans contestation possible, avec ce petit air de “finalement, ce n’était pas si compliqué” (spoiler : si, pour tout le monde sauf lui).
Derrière, Simon Strueux (Ardèche Libre) assure tranquillement la 2ème place.
Et pour la 3ème place, chaos total : sprint, cris, confusion et probablement quelques noms d’oiseaux. Sonik Hedgehog (Ardèche Libre) lance de loin, tout en puissance, façon “je tente, on verra bien”. Tyler Meltzer (Rubin-Sharks), torse bombé pour montrer son beau maillot arc en ciel, revient progressivement sur la droite, en danseuse, en essayant de garder une trajectoire à peu près droite. Soniq Hedgehog (Mike chez Rona)[il y a des hérissons partout ici!] surgit derrière, profitant de l’aspiration, tentant un dernier jump désespéré. Ça se regarde, ça zigzague légèrement, ça donne tout.
Sonik Hedgehog (Ardèche Libre) tient bon et arrache la 3e place, Meltzer échoue de peu et prend la 4ème place. Soniq finit juste derrière, probablement en se disant qu'il lui manquait quelques mètres. Derrière eux, chacun termine comme il peut, entre sprint et survie.
Une course qui commence comme une sieste, se transforme en film catastrophe avec des cascades non désirées, puis se termine avec un boss final: le Mur de Huy.
Bref, la Flèche Wallonne dans toute sa splendeur, on s’ennuie jusqu’à ce que le vent, la pente et les coureurs décident que non, finalement, aujourd’hui ce sera le chaos.
[Fra37 légèrement custom Techka]
Last update: 2026-05-08 08:57:32 | Techka (fr)
 | 3 | 2026-05-01 16:27:47 |
LIÈGE BASTOGNE LIÈGE
| Techka (fr)
 | 5 | 2026-05-01 16:28:34 |
ESCHBORN-FRANKFURT
On pensait assister à une classique printanière disputée. On a surtout assisté à un nouvel épisode de “Karin Koizumi et les autres”. Pour la huitième année consécutive, la patronne de l’équipe Akumetsu a levé les bras à Francfort, au terme d’une journée où ses équipiers ont transformé la course en machine à laver industrielle.
Le départ a pourtant des airs de balade dominicale. Les coureurs discutent météo, pression des pneus et probablement recettes de pâtes, jusqu’à ce que le premier passage du Feldberg arrive. Là, à 164 kilomètres de l’arrivée, Bernard Cap Caval (Akumetsu) et Seva Feta (Akumetsu) décident qu’il est temps de rappeler au peloton que le cyclisme est un sport de souffrance et non un séminaire de cohésion d’équipe. Les deux coureurs d’Akumetsu imposent un rythme infernal pour préparer le terrain à leur impératrice, Karin Koizumi (Akumetsu), déjà victorieuse des sept dernières éditions. Au sommet, à 155 kilomètres de l’arrivée, le peloton ressemble à un after qui a mal tourné : tout le monde est encore là, mais plus personne ne sait vraiment ni pourquoi ni comment. Une trentaine de coureurs s’accrochent, dans une forme d’inertie collective où avancer devient un réflexe plus qu’un choix.
Dans la descente, quelques survivants profitent d’un rare moment de calme pour recoller. Avant la première ascension du Mammolshain, ils sont de nouveau 48 en tête, ce qui laisse croire à une course relancée. Illusion de courte durée, car dans la montée, Shawn Michaels(Rubin-Sharks), le heart-breaker, durcit encore l’allure, comme pour rappeler que d’autres équipes existent aussi, parfois. Le second passage du Feldberg fait de nouveaux dégâts : il ne reste plus que 27 coureurs dans le groupe principal. À ce stade, certains commencent probablement à envisager l’abandon comme une option logistique normale.
La deuxième ascension du Mammolshain, à 37 kilomètres de l’arrivée, sert de dernière vraie sélection. Mira Culous (BLACKVOLT) tente une attaque courageuse dans la côte. Courageuse et très brève : 500 mètres plus tard, le peloton l’a déjà avalé avec l’enthousiasme d’un buffet gratuit. Au sommet, ils ne sont plus que 20. Mais le retour vers Francfort permet aux retardataires de rentrer progressivement et à 10 kilomètres de la ligne, miracle du cyclisme moderne et du calcul aérodynamique : 40 coureurs se retrouvent regroupés pour jouer la victoire au sprint.
Reste alors la question habituelle : quelqu’un peut-il empêcher l’inévitable ? Réponse rapide : non.
Dans le dernier kilomètre, l'Akumetsu déroule une partition parfaite. Alfredinho Forero (Akumetsu) lance le sprint avec une précision chirurgicale. Personne ne parvient à prendre sa roue sauf Karin Koizumi (Akumetsu), qui surgit dans les 200 derniers mètres avec cette aisance presque agaçante, comme si l’effort appartenait aux autres. Derrière, le vétéran Betche Eyrovequa (Olympique de Marcel) arrache une belle deuxième place, tandis que Vaclav Haavel (PDM compétition) complète le podium (encore une fois ici dirais-je) après un sprint solide. Mikhaïl Tchouïkov (Rubin-Sharks) termine quatrième, devant Warren Capiot (BLACKVOLT).
Au moment du podium, une rumeur circule déjà : pour la prochaine édition, les organisateurs envisageraient de faire partir les autres coureurs avec dix minutes d’avance sur Karin Koizumi. Juste pour voir.
Mais, on souffle dans l'oreillette que les organisateurs opteraient pour un tracé plus dur pour la saison prochaine. De quoi inquiéter Koizumi ?!? Seul l'avenir nous le dira.
[Fra37]
Last update: 2026-05-08 08:54:50 | Techka (fr)
 | 3 | 2026-05-01 16:28:51 |
TOUR DE ROMANDIE
Kelly DIOTE - Akumetsu
Last update: 2026-05-08 08:35:16 | Techka (fr)
 | 5 | 2026-05-02 12:19:17 |
MAJ Flandriennes et WT espagnols
PS : désolé si plus d'images mais cela prend pas mal de temps et concentre plus sur les résumés.
Je tenterai d'en faire pour les GT et WT.
Last update: 2026-05-05 10:15:09 | Techka (fr)
 | 4 | 2026-05-08 08:55:47 |
MAJ Ardennaises.
Petite pause pendant 3 semaines avec juste une CDM au milieu.
Mais il y a toujours les WT et les GT.
Encore merci à Fra37
Last update: 2026-05-08 08:56:06 | | 1 2 3 4 5 |