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Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-01 19:15:05 |
LA FLÈCHE WALLONNE
Toujours le vieux débat sur la Flèche Wallonne : doit-on forcément attendre la dernière montée de la côte de Huy pour produire son effort ? Ne peut-on pas tenter de grandes manœuvres, au risque de se brûler les ailes, dans les différentes montées précédents la côte finale ? En façon moins poétique, où balancer les watts pour ne pas se cramer trop tôt ?
Pour cette édition, les coureurs ont choisi : cela sera plutôt calme. Le fort vent latéral n’arrange pas les choses et les coureurs font très attention aux risques de bordure. Pour autant, dans la 1ère montée du Mur de Huy, Evgueni Detrigovish (Ardèche Libre) et Luke Moore (Blackvolt) sortent du peloton. Une belle attaque, franche, puissante. Ils prennent quelques secondes d’avance, se retournent et … attendent un soutien, d’autres échappés pour tenter un coup, mais … mais personne ne vient. Au bout de quelques temps, ils se regardent, se ravisent et rentrent dans le peloton. Course de côte aujourd’hui alors ?
Pas forcément, car à 40 kilomètres de l’arrivée, ils ne sont plus que 31 à l’avant : les passages dans les côtes d’Ereffe (5,6% de moyenne) et de Cherave (8,1% de moyenne) ont fait des dégâts, comme le grimpeur de la Vamonosss Aubin Gladesh, qui s’est fait piéger.
Mais le deuxième passage du Mur de Huy se profile à l’horizon. Et bien entendu certain tentent de durcir la course : Alphonse Danlta et Akim Embett (PDM), Sacha Detrigovish (Rubin-Sharks) ou encore Yonji Vinsmoke (olympique de Marcel) augmentent fortement l’allure en se pressant aux avants postes mais rien n’y fait. Le groupe à l’avant reste soudé et rien n’y fera. Tout se jouera donc dans la montée finale, car dans les côtes suivantes personne ne bouge.
Et la voici cette côte tant attendue ! Dès les premières pentes Zak Erzen (Blackvolt) attaque. Quelle accélération foudroyante ! Seuls Soniq Hedgehog (Ardèche Libre), Rasmus Ljunberg (Akumetsu), Hernan Pacheco (Untouchable Bikers) et Vassily Detrigovish (Soudal/Quick Step) peuvent le suivre. Et ce groupe de 5 se détache des autres. Erzen semble vouloir faire la différence rapidement. Derrière les 4 autres coureurs sont en mode survie. Et les pentes les plus raides arrivent ! Les 5 sont toujours en file indienne. Erzen, veine saillante sur le front, fournit un gros effort. Mais rien n’y fait, les autres restent accrochés à sa roue. Et soudain c’est le léger replat et chacun lance son sprint et à ce jeu là, c’est celui qui a été le plus patient, le plus malin, placé en dernière position qui remporte la mise : Vassily Detrigovish s’impose une nouvelle fois à Huy. Derrière, Hedgehog termine 2ème en débordant sur la droite Ljungberg et Pacheco complète le podium en jetant son vélo sur la ligne.
Au final, on aura vu plusieurs Detrigovish qui animèrent la course mais un seul s’imposa dans finalement une course de côte.
Last update: 2026-09-07 19:43:53 | Techka (fr)
 | 4 | 2026-09-01 19:15:36 |
LIÈGE BASTOGNE LIÈGE
Liège – Sous un soleil éclatant et une chaleur qui transforme les bidons en bouilloires portatives, la Doyenne tient toutes ses promesses. Des attaques, des chutes, des retournements de situation et un duel final haletant : il ne manque qu'un marchand de glaces dans la Roche-aux-Faucons pour compléter le tableau.
Dès les premiers kilomètres, le peloton roule à vive allure. Et au kilomètre 28, premier coup de théâtre. Erazem Valjavec (Groupama-FDJ) décroche sans même attendre les grandes difficultés. À voir sa grimace, on dirait qu'il vient de découvrir qu'il reste encore près de 230 kilomètres à parcourir. La journée promet d'être interminable.
Pendant de longues bornes, le peloton contrôle les débats avant que la course ne s'embrase enfin. À 79 kilomètres de l'arrivée, dans la terrible côte de Stockeu, Théo Pinaud (SOUDAL / QUICK•STEP) décide que patienter est une perte de temps. Il se dresse sur les pédales avec une violence impressionnante, balance le vélo de gauche à droite et dépose ses adversaires comme s'ils venaient de s'arrêter pour admirer le paysage ardennais. L'écart grimpe rapidement. Derrière, c'est la panique organisée. Chacun regarde son voisin en espérant que ce soit lui qui fasse l'effort. Finalement, le rythme explose et le peloton vole en éclats. Ils ne sont plus que 22 poursuivants, les autres découvrant que les Ardennes ne sont pas aussi accueillantes qu'elles en ont l'air sur les cartes postales. Pinaud résiste courageusement. Son avance fluctue, mais il continue de croire à son exploit. Jusqu'au drame. À 37 kilomètres de l'arrivée, dans la descente précédant la Redoute, tout bascule. Seul en tête, il aborde un virage à pleine vitesse. Sa roue avant glisse légèrement sur un raccord de bitume chauffé par le soleil. En une fraction de seconde, le vélo décroche, Théo part en glissade, rebondit sur l'asphalte avant de finir dans l'herbe au bord de la route. Plus de peur que de mal physiquement, mais tous ses rêves de victoire s'envolent pendant que son vélo termine sa course quelques mètres plus loin. La caméra reste quelques secondes sur son regard vide, celui d'un homme qui vient de comprendre que le destin a parfois un humour particulièrement douteux.
À peine quelques minutes plus tard, la Redoute devient le théâtre d'un feu d'artifice. Ato Igur (Vamonosss) déclenche la première accélération avec une attaque tout en puissance. Djamal Dormi (Akumetsu) saute immédiatement dans sa roue avant de le dépasser. Zak Erzen (BLACKVOLT) contre à son tour avec une accélération tranchante qui étire complètement le groupe. Hernan Pacheco (Untouchable Bikers), resté parfaitement patient jusque-là, produit un effort magistral dans les derniers mètres de la montée pour rejoindre les trois hommes. En quelques centaines de mètres, quatre hommes prennent les commandes de la course. Derrière, chacun hésite une demi-seconde de trop. À Liège, une demi-seconde suffit souvent à perdre une classique. Les kilomètres défilent et le quatuor collabore efficacement. Mais à 17 kilomètres de l'arrivée, nouveau rebondissement. Djamal Dormi négocie mal un virage rapide. Sa roue arrière chasse brutalement et il s'étale sur la chaussée. Il se relève rapidement et repart aussitôt, mais cette chute désorganise complètement le groupe de tête. Les relais deviennent hésitants, les poursuivants sentent immédiatement l'odeur du sang.
Résultat : au pied de la Roche-aux-Faucons, ils sont désormais huit à jouer la victoire.
Et c'est précisément là que la course bascule une dernière fois. À 14 kilomètres du but, Bjorn Matesen (La Banquise) place une accélération sèche dès les premiers pourcentages de la montée. Assis quelques secondes, il se met ensuite en danseuse avec une fluidité impressionnante. Carlos Pedales (Olympique de Marcel) est le seul capable de répondre. Il serre les dents, bouche lentement l'écart et rejoint le Danois au sommet de son effort. Derrière eux, les regards se croisent encore une fois. Personne ne veut sacrifier ses dernières forces. Les deux hommes prennent cinq secondes… puis dix… puis quinze. Cette fois, chacun comprend que la victoire vient probablement de s'envoler.
Le dernier kilomètre est un duel psychologique. Matesen mène la plupart des relais tandis que Pedales refuse obstinément de montrer le moindre signe de faiblesse. Les deux hommes se regardent, temporisent légèrement sous la flamme rouge, chacun espérant surprendre l'autre. À 250 mètres de la ligne, Carlos Pedales lance le sprint en premier. Long, puissant, ambitieux. Pendant quelques instants, cela semble suffire. Mais Bjorn Matesen reste parfaitement calé dans sa roue. À 120 mètres de la ligne, il déboîte avec une accélération foudroyante. Son vélo semble gagner une vitesse supplémentaire tandis que Pedales plafonne. Matesen franchit la ligne avec une longueur d'avance et remporte une somptueuse édition de Liège-Bastogne-Liège.
Derrière, six hommes arrivent pour la troisième place. Cette fois, personne ne réfléchit : c'est un sprint à pleine puissance. Soniq Hedgehog (Ardèche Libre) surgit parfaitement dans les derniers mètres et arrache le podium. Prince Albert (Rubin-Sharks) échoue de peu malgré un très bon lancer. Ato Igur prend la cinquième place devant un Djamal Dormi héroïque, revenu malgré sa chute. Zak Erzen termine septième après avoir énormément donné dans la Redoute, tandis qu'Hernan Pacheco complète le Top 8.
Cette Doyenne rappelle pourquoi elle porte si bien son surnom : elle ne pardonne rien. Une attaque héroïque de Théo Pinaud, deux chutes qui bouleversent totalement le scénario, une Redoute explosive, une Roche-aux-Faucons décisive et un duel final de très haut niveau. Au bout du compte, Bjorn Matesen inscrit son nom au palmarès grâce à une attaque parfaitement sentie et un sprint maîtrisé.
Last update: 2026-09-10 20:32:15 | Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-01 19:16:13 |
GP FRANKFURT
C’est sous un temps clément, du soleil et un peu de vent latéral que va se dérouler cette épreuve. Karin Koizumi (Akumetsu) fait figure de grandissime favori.
Dans cette course de nombreux scenarii sont possibles, allant de l’attaque lointaine, proche, au sprint, ou encore au coup de force. Et c’est le cas aujourd’hui ! Dès la 1ère ascension du Grosser Feldberg l’Akumetsu imprime un rythme effréné ! Les 7 coureurs de l’équipe se mettent direct à l’avant du peloton et roulent. Derrière, on peine à suivre. Seuls les vrais grimpeurs suivent le l’allure sans trop se mettre dans le rouge. Les sprinteurs eux, par contre, sont rapidement dans le rouge. La majorité préfèrent ne pas prendre de risque et montent à leur rythme espérant revenir dans la descente. Si bien qu’au sommet du col, après 46 km de course, ils ne sont plus que 25 à l’avant avec plus d’une mn 15 d’avance sur ce que l’on peut appeler le peloton.
Et la longue descente entrecoupée de courtes montées ne change rien : l’Akumetsu contrôle parfaitement la course et les équipes qui possèdent des sprinteurs à l’avant ne font rouler les équipiers de derrière. D’ailleurs, la PDM donne même un coup de main misant sur son sprinteur/grimpeur Vaclav Haavel.
Nous assistons à une course surprenante : le peloton n’arrive pas à faire son retard sur le groupe de tête. En effet, à 71 km de l’arrivée, le peloton possède toujours 1 mn 22 de retard ! Certes, quelques équipiers, dont certain de l’Akumetsu, se sont mis sur le coté et ont laissé filer le groupe mais ils sont encore 20 coureurs à l’avant.
Les kilomètres défilent et rien ne change : cela roule sérieusement à l’avant du groupe où les sprinteurs encore présents nourrissent des espoirs fous de victoire. La 2nde descente du Grosser Feldberg ne change rien. Ni l’ultime montée du Mammolshain (2,3km à 8,3%). A 36 km de l’arrivée, les échappés sont toujours devant.
Le peloton donne tout ce qu’il a pour revenir. A l’avant, on roule à bloc, comme dans une poursuite, mais inversée ! Après une vingtaine de kilomètres, le peloton, résigné, abandonne la poursuite. Devant, on roule toujours autant. Walter Loo (IcelandAir) tente bien une sortie à 3 km de l’arrivé mais l’Akumetsu surveille. Cele se jouera donc au sprint.
Les hommes noir et rouge emmènent parfaitement Koizumi sur les 100 derniers mètres jusqu’à ce qu’il produise son effort. Derrière, Almar Karlsonn (La Banquise) et Vaclav Haavel (PDM) pourtant bien placés derrière le multiple vainqueur de l’épreuve, ne peuvent remonter le coureur japonais qui s’impose encore une fois ici ! C’est SA course. Ces deux coureurs qui seront sur le podium tout à l’heure espéraient sans doute mieux. Haavel en est un habitué. Derrière, ce sont des grimpeurs qui font des Top 10. Pas si courant que cela.
Last update: 2026-09-07 20:37:47 | Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-01 19:16:27 |
GIRO DI ITALIA
Vainqueur : Aubin Gladesh (Vamonosss)
Podium : Djamal Dormi (Akumetsu) et Zak Erzen (Blackvolt)
Meilleur sprinteur : Milan Djakyl (Akumetsu)
Meilleur grimpeur : Aubin Gladesh (Vamonosss)
Meilleur jeune : Lukas Thannheimer (Groupamma FDJ)
Last update: 2026-09-05 08:36:25 | Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-01 19:16:49 |
TOUR DE SUISSE
Kelly DIOTE - Akumetsu
Last update: 2026-09-05 08:01:24 | Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-01 19:17:04 |
TOUR AUVERGNE RHÔNE ALPES
Aubin GLADESH - Vamonosss
Last update: 2026-09-05 08:03:22 | Techka (fr)
 | 4 | 2026-09-01 19:18:31 |
COPENHAGEN SPRINT
Copenhague – On annonce un sprint royal, on obtient d'abord… un concours de glissades artistiques. La pluie transforme les rues danoises en véritable patinoire et, dès le départ, le peloton passe plus de temps à éviter les flaques qu'à attaquer. Les kilomètres défilent dans une ambiance étrange : personne n'ose vraiment bouger, mais tout le monde finit, à un moment ou à un autre, par tester l'adhérence de son vélo. Les mécanos, eux, battent leur record de changements de roues. Pendant plus de cent kilomètres, c'est le calme absolu. Enfin… le calme relatif d'un peloton où l'on entend régulièrement le bruit caractéristique d'un coureur qui découvre que le bitume mouillé n'a aucun sens de l'humour.
À force d'attendre, certains finissent par perdre patience. A 30km de l'arrivée, le champion du monde Yzu Wako ouvre les hostilités avec une accélération sèche. Immédiatement, Luke Moore (BLACKVOLT) saute dans sa roue, bien décidé à ne pas laisser filer une telle occasion. Thibaut Pinot-noir (Olympique de Marcel) se glisse dans le groupe avec toute la classe que son patronyme laisse imaginer, tandis qu'Alexander Kerner (PDM compétition), Faïz Selemani (Ardèche Libre), Louis Richelieu (Groupama-FDJ) et René Biermans (Rona) complètent le wagon des ambitieux. Pendant quelques centaines de mètres, le groupe prend de l'avance. Les relais sont francs, chacun regarde discrètement les autres en espérant qu'ils travaillent un peu plus que lui. On commence même à croire que le scénario est en train de basculer. C'est alors qu'Akumetsu décide que non. Les équipiers de l'équipe franco-japonaise se mettent en tête du peloton comme un rouleau compresseur. L'écart fond à vue d'œil. Les sept fuyards résistent quelques instants avant de se retourner et d'apercevoir un peloton lancé comme un TGV. Rideau. Tout le monde rentre dans le rang.
À peine le temps de souffler qu'une nouvelle vague d'attaques secoue la course à 18km de l'arrivée. Mick Fall (Groupama-FDJ) lance la première banderille. Sean Bolte One (SOUDAL / QUICK•STEP) embraye immédiatement, rejoint par Soren Eriksen (La Banquise), Tony Martin (Ardèche Libre), Rolland Guernalec (Rona), Tanjiro Kamado (CREDIT AGRICOLE) et Bertrand Ries (Untouchable Bikers). Cette fois, l'entente est meilleure. Les relais tournent parfaitement et, pendant une dizaine de kilomètres, le peloton semble enfin douter. Les motos de télévision commencent même à se demander si elles ne vont pas assister à un coup de théâtre. C'était oublier que Vamonosss a, elle aussi, un train à protéger. Les hommes d'Akumetsu trouvent des alliés chez Vamonosss. Les deux formations organisent une chasse parfaitement synchronisée. Devant, les attaquants donnent tout, mais derrière, les locomotives avalent les kilomètres. À huit kilomètres de la ligne, la sentence tombe : l'échappée est avalée. Les sprinteurs peuvent sortir les gros braquets.
Les derniers kilomètres ressemblent à une démonstration collective. Akumetsu place idéalement Path Ogène, bien calé dans les premières positions. BLACKVOLT remonte progressivement Soph Gerstchic, tandis que Rubin-Sharks et Olympique de Marcel tentent de se faire une place dans ce gigantesque jeu de chaises musicales lancé à plus de 65 km/h. Mais devant, Phné Valou (Vamonosss) réalise un dernier kilomètre d'école. Il avale les virages sans ralentir, écarte toute tentative de dépassement et dépose son leader Seo Kim (Vamonosss) dans un fauteuil cinq étoiles. À 200 mètres, Seo Kim déclenche son sprint. Path Ogène (Akumetsu) tente de revenir dans les derniers mètres mais l'Uruguayen conserve une demi-longueur d'avance. Derrière, Soph Gerstchic (BLACKVOLT) produit un superbe effort pour arracher la troisième place devant Gleb Travine (Rubin-Sharks) et Enma Ai (Olympique de Marcel). Phné Valou, après avoir vidé tout son réservoir pour son leader, réussit encore l'exploit de terminer... neuvième.
La pluie promettait une course folle, elle offre surtout une journée où les vélos glissent autant que les ambitions. Les attaquants auront essayé par deux fois de déjouer le destin, mais les trains d'Akumetsu puis de Vamonosss roulent trop vite pour leur laisser la moindre chance. Au final, Seo Kim conclut parfaitement le travail de son équipe et s'impose avec autorité. Quant aux courageux baroudeurs du jour, ils repartent avec une certitude : attaquer, c'est bien... attaquer contre deux équipes qui ont décidé de sprinter, c'est une autre histoire.
[rédigé par fra]
Last update: 2026-09-08 22:24:31 | Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-01 19:18:57 |
TOUR DE FRANCE
Vainqueur : Kelly Diote (Akumetsu)
Podium : Gerard Jr Menffroi (BLACKVOLT) et Jack Houzi (PDM)
Meilleur sprinteur : Milan Djakyl (Akumetsu)
Meilleur grimpeur : Hernan Pacheco (Untouchable Bikers)
Meilleur jeune : Rémi Laflèche (Ardèche Libre)
Last update: 2026-09-10 20:36:18 | Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-01 19:20:40 |
TOUR DE POLOGNE
Milan DJAKYL - Akumetsu
Last update: 2026-09-05 08:04:24 | Techka (fr)
 | 2 | 2026-09-01 19:21:05 |
KLASIKA SAN SEBASTIAN
C’est sous un temps clément que se déroule cette édition de la Klasika. A l’avant, nous trouvons toujours une soixantaine de coureurs en tête. Ils ne semblent pas s’orienter vers les grandes manœuvres. En effet, dans le Jaizkibel (7,9 km à 5,6 %). En effet la PDM imprime un rythme élevé pour empêcher toute velléité offensives. Personne ne veut ou peut bouger.
Dans la descente, c’est la même limonade : à bloc. Et quinze kilomètres plus loin, au pied de la côte d’Erlaitz (3,8 km à 10,6 %) la PDM imprime un rythme encore plus fort puis ses coureurs s’écartent subitement alors que Luis Bigouden (PDM), au chaud depuis le début d ela journée, place une attaque extraordinairement sèche. Impressionnant. Personne ne peut répondre, à la fois à cause de la désorganisation du groupe de tête mais aussi de par la foudroyance de l’attaque.
A mi pente passée, Yonji Vinsmoke (Olympique de Marcel), Jamal Dormi (Akumetsu), Carmen Pena Seijas (Crédit Agricole) et Zak Erzen (BLACKVOLT) sortent à leur tour. Il faut réagir. Seijas prend rapidement les rênes. Ses compagnons ne peuvent suivre sa cadence.
Si bien qu’au sommet, nous retrouvons Bigouden en tête, Seijas 28 secondes derrière et à 7 secondes de lui un groupe de poursuivants de 15 unités.
Dans la descente, Bigouden fait le forcing pour creuser l’écart. Seijas lui le fait pour le diminuer. Bigouden est en grande forme : il survole la côte de Pilotegi (2 km à 11,7%). Derrière, dans les passages les plus forts à 27%, où la foule s’est amassée, Homer Dalor (Crédit Agricole), Path Rod Ricard (Rubin-Sharks) et Erzen placent une mine à leurs compagnons d’échappée. Mais, ils ne reviennent que sur Seijas !
A l’avant Bigouden résiste. Derrière, les poursuivants ont fait l’effort et on assiste à un regroupement. Le coureur de la PDM poursuit son effort et s’impose en solitaire avec 20 secondes d’avance sur Luis Jr Herrera (Olympique de Marcel) et Radek Lhasek (Crédit Agricole) qui prouve leur fraîcheur au sprint en gagnant le droit à monter sur le podium.
Troisième victoire pour Bigouden ici ! C’est le spécialiste du Pais Vasco ses dernières saisons.
Last update: 2026-09-10 19:52:53 | Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-01 19:21:20 |
RENEWI TOUR
Timo PRAHA - Akumetsu
Last update: 2026-09-05 08:05:00 | Techka (fr)
 | 3 | 2026-09-05 08:06:56 |
BRETAGNE CLASSIC
C’est sous un temps maussade (pluie persistante) que se déroule cette épreuve de Coupe du Monde de fin d’été. En Septembre, il ne fait pas froid mais l'humidité est quand même persistante en Bretagne. Les coureurs devront faire attention.
Et les deux tiers de la course sont des plus tranquille. On retrouve cependant aux avant-postes les favoris, qui veulent éviter toute surprise, toute chute ou crevaison. Ce que n'a pu éviter d'ailleurs Frankie Ghost (La Banquise) mais sans gravité. Mais, tout le monde est prudent : les coureurs ne veulent pas terminer leur saison maintenant.
Les favoris attendent vraiment le dernier moment. Allons nous assister à simplement une course de côte !?! Non ! Enfin, lorsque les coureurs rentrent dans le 1er tour du circuit final, les choses bougent !
Dans la Côte du Lézot, des coureurs prennent leur responsabilité : Tadej Praha (PDM), Otto Mattik (Rubin-Sharks), René Biermans (Rona), Ban Anasplit (Olympique de Marcel) et Soren Eriksen (La Banquise) attaquent et font exploser le peloton. Quelques kilomètres plus loin sur le 1er passage sur la ligne d’arrivée, les 5 échappés sont repris mais la course est enfin lancée ! C’est donc un groupe de 20 coureurs qui sont à l'avant et vont se jouer la victoire.
Quelques minutes plus tard dans le 2ème passage de la côte du Lézot c’est sans surprise que les cadors passent à l’attaque : c’est un véritable feu d'artifice ! sous l’impulsion de Luke Moore et Noah Van de Velde (Blackvolt) un groupe de 8 coureurs se constitue. Kerner (PDM), Ackerman (Akumetsu), Detrigovish (Ardèche Libre), Pinot-noir (Olympique de Marcel), Wako (Vamonosss) et Trinic (Groupama FDJ) sont de la partie. Ces coureurs s'entendent bien et font le trou avec les lâchés du groupe précédent. La victoire se jouera entre les 8 vraisemblablement.
Mais dans la descente, Kerner crève et dérape quelque peu et entraine Ackerman dans une chute ! Sans gravité heureusement. Mais, avec ce fait de course, les 2 coureurs perdent 15 secondes sur le groupe de tête, alors que Tanjiro Kamado (Crédit Agricole) s'est échappé du groupe de poursuivants et les rejoint.
Peu de km plus loin au lieu dit du Kerscoulic, Detrigovish, décident en forme, place une accélération dans cette montée assez raide de 150 mètres. Seuls Trinic et Wako peuvent le suivre. Mais, le coureur de l'Ardèche Libre n’arrive pas à faire craquer ses 2 partenaires d’échappée. Il y en a partout ! 1 groupe de 3 devant, suivie à 8 secondes par Pinot-noir, Noah Van de Velde et Luke Moore. Sept secondes plus loin, nous avons Ackerman , Kerner et Tanjiro Kamado. Puis enfin 7 secondes plus loin le reste du groupe d'échappés. Un puzzle cette Bretagne S.70 !
Les trois de devant conservent leur avance et c’est donc au sprint que va se jouer la victoire. Et à ce jeu là c’est l'ancien champion du monde Wako qui est le plus fort et remporte le sprint devant Detrigovish et Trinic. Le champion olympique n’est pas imbattable !
Last update: 2026-09-08 13:15:29 | Techka (fr)
 | 1 | 2026-09-05 08:07:14 |
VUELTA A ESPANA
Vainqueur : Rasmus Ljungberg (Akumetsu)
Podium : Homer Dalor (Crédit Agricole) et Alfredinho Pardo (Akumetsu)
Meilleur sprinteur : Karin Koizumi (Akumetsu)
Meilleur grimpeur : Karin Koizumi (Akumetsu)
Meilleur jeune : Anna Detintagel (Hope Team)
Last update: 2026-09-10 20:40:24 | Techka (fr)
 | 2 | 2026-09-05 08:07:45 |
CHAMPIONNAT DE ZURICH
Cet automne en Suisse, le réchauffement climatique est encore à l’œuvre : en effet, nous aurons droit à une épreuve où la chaleur sera de mise. Il faudra savoir suivre les signes dans cet été indien comme le chantait le grand Joe.
Quelle sera donc l’issue de cette course incertaine ? Tout est possible. Une explication entre sprinteurs costauds comme en S.68 avec la victoire d'Oier Lazkano (PDM) ou une échappée de coureurs audacieux et talentueux comme en S.67 et S.69 avec les victoires de Fernando Alcorçon ? Mais cela sera sans lui car il est parti à la retraite cette saison. La réponse dans 237 km.
Le début de course est plutôt calme. Pour autant à 40 km de l’arrivée, le peloton ne compte plus que 39 coureurs car certains ont jeté l'éponge car d'autres priorités arrivent en cette fin de saison et certain sont fatigués.
Mais les derniers kilomètres arrivant, cela va forcément bouger. Des coureurs ne peuvent attendre le sprint devront prendre les choses en main !
Et effectivement à l’approche du Pfannenstiel les puncheurs se rapprochent de la tête de la course, cela frotte, les DS donnent leurs consignes, on s’observe … la vraie course quoi ! Et dès que la route s’élève, lesdits puncheurs prennent de la vitesse bien à l’abri d’un co-équipier puis se dressent sur leurs pédales pour placer une attaque.
Se mettent en évidence Tadej Praha (PDM), Thibaut Pinot-noir (Olympique de Marcel), Yzu Wako (Vamonosss) et Florenz Trinic (Groupama FDJ) qui ne ménagent pas leurs efforts. Les 4 coureurs prennent quelques secondes d’avance dans l’espoir d’une fin heureuse. Mais, la descente et surtout le travail des équipes de sprinteurs comme l’Ardèche Libre ou l’Akumetsu, font que l’écart se réduit et que tout rentre dans l’ordre pour ainsi dire.
Mais, ce n’est que partie remise : dans le Siglistorf, la dernière côte de la journée, les puncheurs retentent leur chance. Nous retrouvons très souvent les mêmes équipes que tout à l’heure mais avec un autre leader. Alexander Kerner (PDM), Ato Igur (Vamonosss), Ban Anasplit (Olympique de Marcel) et Otto Mattik (Rubin-Sharks) claquent une attaque sèche. L’investissement physique est puissant, les secondes gagnées intéressantes.
Malheureusement les quelques kilomètres jusqu’à l’arrivée à Zurich sonnent le glas des espoirs de victoire pour ces 4 coureurs, car les sprinteurs ont décidé qu’aujourd’hui cela serait un des leurs qui remporterait cette CDM. Une fois tous les 2 ans.
Et comme prévu à 1 km de l’arrivé l’Akumetsu lance son train. A 500 mètres, un coureur s’écarte. A 300 mètres le dernier coureur de l’équipe s’écarte. De l’autre coté de la route l’Ardèche Libre a fait la même chose pour son sprinteur Soniq Hedgehog. Mais, contrairement à Milan Djackyl (Akumetsu) il se fait déborder sur le coté par Enma Aï (Olympique de Marcel) et Nikolaï Garanichev (Rubin-Sharks).
En face, Djackyl démontre sa puissance et caracole en tête. Derrière, Mugiwara Klee (IcelandAir) ne peut le dépasser et reste bloqué derrière lui.
Et sur la ligne Djackyl a le temps de lever les bras pour savourer cette victoire devant Aï et Garanichev !
Last update: 2026-09-10 08:34:50 | Techka (fr)
 | 3 | 2026-09-05 08:08:10 |
BEMER CYCLASSICS
La BEMER Cyclassics démarre dans une ambiance pour le moins tranquille. Très tranquille, même. Les kilomètres défilent et le peloton semble avoir décidé de régler ses comptes avec l’ennui plutôt qu’avec ses adversaires. Un coureur attire toutefois rapidement l’attention : David Clean (CREDIT AGRICOLE) semble légèrement en difficulté. Ses équipiers l'attendent et tentent de le remettre dans le rythme. Mais rien n’y fait. La journée s’annonce compliquée pour lui et, malheureusement, Clean ne parvient pas à réintégrer le peloton. Première victime du jour, avant même que la course ne soit réellement lancée.
Il faut attendre le Waseberg, à 13 kilomètres de l’arrivée, pour que les choses deviennent enfin sérieuses. Et quand ça attaque, ça attaque dans tous les sens. Cryda Detintagel (Hope Team Uprising) est la première à mettre une accélération. Pas le temps de demander si quelqu’un est d’accord : elle appuie sur les pédales et transforme immédiatement le peloton en longue file indienne. Soren Eriksen (La Banquise) saute dans la roue. Puis Yzu Wako (Vamonosss) contre. Le rythme devient brutal et les coureurs commencent à se regarder avec cette expression très particulière qui signifie : « Bon… là, ça ne rigole plus. » Mais le spectacle ne fait que commencer. Luke Moore (BLACKVOLT) profite du désordre pour placer à son tour une attaque. Il est rapidement rejoint par René Biermans (Rona), tandis que Ban Anasplit (Olympique de Marcel) et Evgueni Detrigovish (Ardèche Libre) viennent encore ajouter un peu de confusion à une situation déjà parfaitement confuse. À l'avant, personne ne semble vraiment savoir qui attaque qui. Florenz Trinic (Groupama-FDJ) tente sa chance, Rolland Guernalec (Rona) en remet une couche, puis Alexander Kerner (PDM compétition) et Otto Mattik (Rubin-Sharks) viennent compléter cette impressionnante collection d'attaquants. En quelques centaines de mètres, le Waseberg vient donc de transformer le peloton en séance de sélection naturelle. Les onze hommes prennent quelques longueurs et, pendant un bref instant, l’idée devient crédible : et si le vainqueur était finalement dans cette joyeuse troupe ? Mais le peloton n'a visiblement pas envie de leur faire ce plaisir.
Et surtout, Akumetsu prend les choses en main. L'équipe roule à bloc, hausse brutalement le rythme et commence à réduire l'écart. Les attaquants comprennent alors une chose assez désagréable : leur fugue était sympathique, mais elle ne sera pas longue. Un à un, ils sont repris. Le Waseberg n'aura donc pas accouché d'une échappée victorieuse, mais il aura au moins transformé un peloton paisible en cocotte-minute.
Tout le monde se retrouve finalement pour l'explication finale. Les échappés sont avalés, les équipiers se rangent, les sprinteurs se replacent et, soudain, chacun se découvre une vocation pour les trajectoires millimétrées. Ron Cachaça (PDM compétition) lance son sprint au meilleur moment. Derrière lui, Seo Kim (Vamonosss) tente de revenir, mais Cachaça a déjà mis la machine en route. Kim résiste et prend une très belle deuxième place, tandis que Path Ogène (Akumetsu), après l'énorme travail de son équipe après le Waseberg, vient compléter le podium. Plus loin, Caume Baque (Untouchable Bikers) prend la quatrième place et Nikolay Garanichev (Rubin-Sharks) termine cinquième.
La BEMER Cyclassics commence donc en mode économie d'énergie avant de soudainement se souvenir qu'il s'agit d'une course cycliste. Le Waseberg déclenche les hostilités, onze coureurs tentent leur chance, Akumetsu remet tout le monde dans le rang et Ron Cachaça profite du grand ménage pour s'imposer au sprint et réaliser un back to back. Une journée pleine de rebondissements, avec un début soporifique, une montée explosive et un final où, finalement, c'est celui qui court le plus vite qui gagne. Comme quoi, le cyclisme réserve encore parfois des surprises.
[Résumé de fra37]
Last update: 2026-09-05 08:16:10 | Techka (fr)
 | 2 | 2026-09-05 08:08:38 |
CHRONO DES HERBIERS
On dit souvent qu’en contre la montre, il faut partir vite au début, accélérer au milieu et finir à fond à la fin. Nous allons voir si cet adage se vérifie aujourd’hui.
Comme à son accoutumé dans ce genre d'exercice, l’Akumetsu, fait figure d'épouvantail du peloton. Le temps est plutôt ensoleillé mais peut connaitre quelques rafales de vent latérales.
Dès les 1ers kilomètres, c’est la BLACKVOLT qui prend le meilleur départ : au 1er intermédiaire, après 6 km ils comptent 1,6 seconde d’avance sur la VAMONOSSS et 4,24 secondes sur l'Akumetsu. Mis en route assez lente pour le tenant du titre.
Mais 12 kilomètres plus loin l’Akumetsu a produit son effort et revient de nul part pour être en tête au 2ème intermédiaire avec il est vrai seulement 2 dixièmes d'avance sur la BLACKVOLT.
Au kilomètre 24, nouveau coup de théâtre les 4 coureurs de l’Akumetsu sont passés derrière la BLACKVOLT à 3,77 secondes, alors que Vamonosss ne se trouve qu'à 5 centièmes de l'équipe japonaise.
A 7 kilomètres de l’arrivée, au dernier intermédiaire, l’Akumetsu repasse au 1er rang et possède 1,23 secondes d’avance sur la BLACKVOLT qui a malheureusement perdu un des leurs, épuisés. Derrière, Vamonosss à plus de 5 secondes marque le pas.
Le final est serré ! Les coureurs de BLACKVOLT ne lâchent rien. Pour autant, les gars de l’Akumetsu remporte à nouveau ce chrono des Herbiers. Les coureurs de Vamonosss complètent le podium à 7 secondes. Un podium extrêmement serré cette saison.
Bravo aux vainqueurs : Audrey Cordon, Takashi Mitsuhashi, Niji Vinsmoke et Lazlo Bodrogi
Bravo aux deuxièmes : Michal Vanbajonos, Ado The Legend, Major Resseguic et Gerard Jr Menffroi
Bravo aux troisièmes : Shinji Nekojima, Blanca Ibarra, Elios Sterlits et Fran Miholjevic
Last update: 2026-09-10 20:03:26 | Techka (fr)
 | 3 | 2026-09-05 08:08:58 |
GP QUEBEC
À Québec, il fait froid. Très froid. Un froid suffisamment mordant pour que même les bidons semblent hésiter à sortir des poches. Pourtant, au départ du GP Cycliste de Québec, le peloton ne semble pas particulièrement pressé de se réchauffer. Le départ est d’un calme olympien : ça roule tranquillement, ça discute, ça regarde le paysage. On pourrait presque croire que les coureurs sont venus faire du tourisme. Mais à mesure que les kilomètres passent, la balade prend fin.
À 48 kilomètres de l’arrivée, les choses commencent sérieusement à se décanter. La sélection s’opère et le peloton ne compte désormais plus que 65 coureurs. Les plus frileux commencent à disparaître de la circulation, tandis que les costauds comprennent qu'il va falloir arrêter de faire semblant. Puis arrive la première véritable explication dans la côte de la Montagne, à 36 kilomètres du but. Et là, c’est le festival. Tom Wellens (IcelandAir) met une première accélération, histoire de voir si quelqu’un suit. René Biermans (Rona) lui répond immédiatement, pendant que Soren Eriksen (La Banquise) surgit à son tour. Visiblement, le froid québécois ne lui suffit plus : il décide d’en rajouter. Tadej Praha (PDM compétition) passe alors à l’offensive, suivi de Yzu Wako (Vamonosss). Puis c’est Noah Van De Velde (BLACKVOLT) qui en remet une couche, avant qu’Earl Grey (PDM compétition) ne tente lui aussi sa chance. Pendant quelques secondes, la côte ressemble à une vente flash d’attaques : tout le monde veut partir, personne ne veut payer la note. Le peloton réagit finalement et tout ce petit monde est rapidement repris.
On remet ça 12 kilomètres plus tard, dans la même côte de la Montagne. À 24 kilomètres de l’arrivée, les jambes commencent à brûler et certains coureurs ont manifestement décidé que la meilleure façon de lutter contre le froid est de produire beaucoup de watts. La légende Mikasa Ackerman (Akumetsu) lance les hostilités avec une attaque tranchante. Milan Kundera (PDM compétition) contre immédiatement, puis Florenz Trinic (Groupama-FDJ) accélère à son tour. Thibaut Pinot-noir (Olympique de Marcel) tente ensuite de profiter de la confusion. Aga Skalniakova (IcelandAir) se mêle à la bagarre, imitée par Isaac Eltauro (Untouchable Bikers). Et comme si cela ne suffisait pas, Alexander Kerner (PDM compétition) puis Tanjiro Kamado (CREDIT AGRICOLE) passent à l'offensive. Le peloton commence sérieusement à avoir l'impression d'assister à une séance de fractionné organisée par quelqu'un qui déteste les cyclistes. Mais derrière, Ado The Legend (BLACKVOLT) prend les choses en main. Le coureur de BLACKVOLT roule fort, très fort, et son travail fait exploser les derniers espoirs des attaquants. Tout le monde est repris. À ce stade, personne ne semble avoir compris que le véritable coup est encore à venir.
Retour dans la côte de la Montagne, à seulement 12 kilomètres de l’arrivée. Et cette fois, Luke Moore (BLACKVOLT) décide de ne pas demander la permission. Il attaque franchement. Ban Anasplit (Olympique de Marcel) saute immédiatement dans sa roue. Otto Mattik (Rubin-Sharks) comprend qu’il se passe quelque chose et prend lui aussi la bonne roue, tandis qu’Evgueni Detrigovish (Ardèche Libre) complète le quatuor. Derrière, le peloton hésite. Une seconde. Deux secondes. Puis trois. Et ces trois secondes deviennent rapidement beaucoup plus. Personne ne parvient à organiser la poursuite. Les quatre hommes creusent l’écart, prennent leur relais et collaborent parfaitement. Cette fois, c’est la bonne échappée. Le peloton est condamné à regarder le quatuor s’éloigner. Luke Moore, lui, commence déjà à sentir que quelque chose de très intéressant est en train de se passer. Dans les derniers kilomètres, les quatre hommes se regardent. Plus personne ne veut offrir gratuitement son effort. On se surveille, on se jauge, on tente de deviner qui va lancer le premier. Le dernier virage approche. Luke Moore reste parfaitement placé. Ban Anasplit est dans sa roue. Otto Mattik attend son moment. Evgueni Detrigovish ferme la marche. Puis Luke Moore lance. Et il lance fort. Ban Anasplit tente de revenir, mais le coureur de BLACKVOLT a déjà pris une longueur. Otto Mattik produit son effort à son tour, tandis que Detrigovish tente de refaire son retard, mais devant, Luke Moore ne ralentit pas il jette le vélo sur la ligne et lève les bras. VICTOIRE DE LUKE MOORE ! Ban Anasplit prend la deuxième place, Otto Mattik complète le podium et Evgueni Detrigovish doit se contenter de la quatrième position.
Derrière, il reste encore une petite bataille pour l’honneur, pour la cinquième place. Nikolay Garanichev (Rubin-Sharks) lance de loin, espérant surprendre tout le monde. Enma Ai (Olympique de Marcel) tente de remonter par le côté, mais Soph Gerstchic (BLACKVOLT) a parfaitement attendu son moment, il accélère dans les derniers mètres, remonte ses adversaires et s'impose nettement dans ce sprint secondaire.
Le GP Cycliste de Québec semblait parti pour être une promenade hivernale avant de devenir une véritable bataille de côte. Après une première moitié de course étonnamment tranquille, les attaques se multiplient dans la côte de la Montagne. Toutes échouent jusqu’à celle de Luke Moore, Ban Anasplit, Otto Mattik et Evgueni Detrigovish, qui trouve enfin la bonne combinaison. Et à ce petit jeu, Luke Moore est le plus rapide.
[Résumé de Fra37]
Last update: 2026-09-05 08:32:00 | Techka (fr)
 | 2 | 2026-09-05 08:09:13 |
GP MONTREAL
Trois jours après le GP de Québec, voici le GP de Montréal. Les hommes forts de la 1ère course auront-ils de la fraîcheur pour celle-ci ? Les organismes ont beaucoup donné cette saison et certain peuvent être fatigués. Mais pas Luke Moore (BLACKVOLT), qui fait figure de favori après sa troisième victoire à Québec et qui semble être un homme du Canada de fin de saison. N’oublions pas également Thibaut Pinot-Noir (Olympique de Marcel), le tenant du titre.
Les coureurs partent sur un rythme tranquille. Et rien ne se passe avant les 40 derniers kilomètres, les quatre côtes qui s’enchainent sur le circuit urbain font peur. Il ne faut pas se brûler les ailes en démarrant trop tôt. Mais, tout de même, ils avancent dans la même cadence ! Les coureurs ont cependant une excuse, le tempo, plutôt rapide, est donné par les coureurs de l’Akumetsu, notamment un grand Rasmus Ljungberg. Ces derniers cadenassent la course, empêchent toute rébellion, tuent dans l’œuf toute envie de sortir.
Pour autant, les coureurs entament le circuit final et on risque de voir des concours de virilité et d’explosivité. Et dès la Côte Camilien-Houde (1,8 km à 8 %) les plus audacieux tentent leur chance et se dressent sur leurs pédales. René Biermans (Rona), Tadej Praha (PDM), Soren Eriksen (La Banquise), Cian Uijtdebroecks (Vamonosss), Ban Anasplit (Olympique de Marcel) et Tom Wellens (IcelandAir) lancent une attaque comme un feu d’artifice avec des jets de toute part.
Mais rapidement, ils doivent se rendre à l’évidence lorsque le replat arrive, que l’Akumetsu ne lâche rien. Le peloton revient sur les échappés à vitesse grand V et les absorbe. Les coureurs restent calmes quelques kilomètres, seulement.
En effet arrive le Pagnuelo (530 m à 7,5 %) et à leur tour, Luke Moore (BLACKVOLT), Yzu Wako (Vamonosss), Milan Kundera (PDM), Otto Mattik (Rubin-Sharks) et Pinot-noir attaquent. C’est une échappée royale qui se dessine ! Mais, les coureurs de l’Akumetsu sont intraitables ! Très rapidement, ils reviennent sur ce groupe.
On se dirige donc vers un sprint, nous voyons à l’horizon la montée de l’Avenue du Parc. Alexander Kerner (PDM) en profite pour placer une franche accélération sur la gauche de la route. Mais, le train de l’Akumetsu est déjà lancé ! Nous sommes dans la ligne droite d’arrivée (560 m à 4 %). Mètres après mètres Kerner perd du terrain malgré ses efforts et va finir loin dans quelques secondes. Derrière, cela frotte pour se placer parfaitement derrière Milan Djakyl (Akumetsu) qui lance le sprint parfaitement lancé par ses coéquipiers. Soph Gerstchic (BLACKVOLT) gicle parfaitement de son poisson pilote et prend l’ascendant sur Oier Lazkano (PDM) et Enma Aï (Olympique de Marcel). Derrière, Faiz Selemani (Ardèche Libre) ne peut que constater les dégâts et se contente de la 5ème place. Devant, Djakyl est intouchable et se prend même le luxe de lever les bras sur la ligne. Deuxième CDM cette saison pour le serial winner !
Last update: 2026-09-10 20:02:55 | Techka (fr)
 | 2 | 2026-09-05 08:09:56 |
IL LOMBARDIA
Il Lombardia démarre dans un calme presque suspect. Pas de grande offensive, pas de duel de regards au sommet des premières bosses : le peloton roule tranquillement, comme s’il avait rendez-vous pour prendre le café plutôt que pour disputer l’un des monuments de la saison. Un homme, toutefois, n’a visiblement pas reçu le mémo. Mike Wolf (Hope Team Uprising) est lâché dès les premières difficultés. Le coureur connaît donc très tôt une expérience originale : participer à Il Lombardia sans vraiment participer à Il Lombardia.
Il faut attendre le Passo della Crocetta, à 82 kilomètres de l’arrivée, pour voir enfin le calme voler en éclats. Théo Pinaud (SOUDAL / QUICK•STEP) passe à l’attaque avec la détermination d’un homme qui vient de découvrir qu’il reste du café dans la voiture suiveuse. Il creuse rapidement l’écart et se retrouve seul en tête. Pendant quelques kilomètres, Pinaud profite de son aventure solitaire, tandis que le peloton hésite entre le poursuivre et lui laisser croire que son dimanche va vraiment être formidable. Mais la montagne finit par rendre son verdict. À 63 kilomètres de l’arrivée, Pinaud est repris. Tout est à refaire. Enfin, presque tout : derrière, l’écrémage a déjà commencé. Le peloton a fondu et ne compte plus que 75 coureurs à l’avant. Les jambes deviennent lourdes, les écarts se creusent et les sourires disparaissent progressivement.
Puis arrive le Passo di Ganda. Et là, c’est une autre histoire. Les attaques fusent de partout. Roland Quiquineur (Ardèche Libre) ouvre les hostilités avec une accélération pleine de mauvaise humeur. Fernando Caida (Groupama-FDJ) lui répond immédiatement, comme s’il avait personnellement pris l’attaque précédente comme une insulte. Walter Loo (IcelandAir) tente à son tour de faire sauter le verrou. Son coéquipier Florenzo Seivino n’est d’ailleurs pas loin derrière et semble avoir décidé que l’IcelandAir pouvait aussi servir à mettre le feu au peloton. Les Untouchable Bikers ne sont pas en reste : Swetta Lamaletas attaque franchement, puis Hernan Pacheco remet une pièce dans la machine. Chez CREDIT AGRICOLE, Carmen Peña Seijas profite également de la pente pour placer une accélération qui fait immédiatement tousser quelques concurrents. Path Rod Ricard (Rubin-Sharks) sort à son tour, tandis que Carlos Pedales (Olympique de Marcel) attaque, avec un nom pareil, ce qui constitue presque une obligation contractuelle. Enfin, Luis Bigouden (PDM compétition) tente lui aussi sa chance. Le peloton ressemble désormais moins à un groupe de coureurs qu'à une porte de saloon un soir de bagarre. Mais toutes ces offensives ont surtout une conséquence : elles usent les organismes.
Et c’est finalement derrière cette première salve que le véritable coup de théâtre se produit. Ato Igur (Vamonosss) place une accélération sèche. Pas de discours, pas de négociation : il part. Zak Erzen (BLACKVOLT) bondit dans sa roue. Le coureur de Blackvolt comprend immédiatement que le bon coup est en train de se jouer et ne laisse pas passer l’occasion. Lenny Martinez (La Banquise) réagit à son tour, tandis qu’Ouzo Houle (Olympique de Marcel) complète le quatuor. Cette fois, c’est la bonne. Les quatre hommes creusent l’écart. Derrière, les 58 poursuivants regardent partir la victoire avec cette expression universelle du cycliste qui comprend qu’il aurait peut-être fallu accélérer quinze secondes plus tôt. Le quatuor de tête file vers l’arrivée. Ils savent désormais qu’ils vont se disputer la victoire d’Il Lombardia.
Dans les derniers kilomètres, personne ne veut prendre trop de risques. Chacun observe les autres. Ato Igur surveille Ouzo Houle. Lenny Martinez surveille Ato Igur. Ouzo Houle surveille Zak Erzen. Et Zak Erzen, lui, surveille tout le monde. À l’approche du sprint, les quatre coureurs se replacent. Les jambes sont lourdes, les visages fermés. Plus personne ne veut lancer trop tôt. Puis Zak Erzen déclenche. Le coureur de BLACKVOLT produit une accélération magistrale. Ouzo Houle tente de revenir, mais Erzen a déjà pris quelques mètres. Ato Igur lance son sprint à son tour, tandis que Lenny Martinez tente de sauver ce qui peut encore l’être. Mais le verdict est sans appel. Zak Erzen s’impose ! Le coureur de BLACKVOLT lève les bras et décroche une victoire de prestige sur un monument. Ouzo Houle prend la deuxième place, Ato Igur complète le podium et Lenny Martinez termine quatrième.
Derrière, le groupe des poursuivants arrive avec 58 coureurs pour se disputer la cinquième place. Autant dire que personne n’a envie de raconter ce sprint en détail. Les coureurs se ruent vers la ligne. Ça frotte, ça accélère, ça change de trajectoire, chacun essayant de trouver la moindre parcelle d’espace disponible. À ce petit jeu, Alfredinho Forero (Akumetsu) se montre le plus rapide et arrache la cinquième place. Zan Vipotnik (CREDIT AGRICOLE) prend la sixième, Almar Karlsonn (La Banquise) termine septième et Prince Albert (Rubin-Sharks) huitième. Pour les 54 autres, il faudra probablement quelques jours avant de décider qui avait réellement lancé son sprint en premier.
Au terme d'une course longtemps calme avant de devenir complètement incontrôlable, Zak Erzen s'impose donc sur Il Lombardia. Après l'échappée solitaire de Pinaud, les innombrables attaques du Passo di Ganda et la sélection finale à quatre, la course livre finalement un scénario aussi simple qu'efficace : le bon groupe sort, Zak Erzen est le plus fort au sprint, et BLACKVOLT repart avec un deuxième monument cette saison dans la poche. Le peloton, lui, peut rentrer tranquillement à la maison. Enfin, tranquillement… après avoir sprinté à 58 pour une cinquième place.
[résumé de fra37]
Last update: 2026-09-05 08:54:22 | Techka (fr)
 | 2 | 2026-09-05 08:16:51 |
PARIS-TOURS
Cette saison pas de chemin des Vignes : dorénavant les coureurs prennent l’habitude de l’alternance entre le chemin de vignes et les routes plus bitumées de Touraine. Et cette saison les coureurs en seront peut être contents car il fait un froid glacial en cette fin d’automne pour cette dernière CDM de la saison.
Enma Aï (olympique de Marcel) arbore fièrement son maillot vert de leader de la CDM, maillot qu'il gardera quoiqu'il arrive à la fin de la journée. L'écart est trop important entre lui et ses poursuivants.
Comme pour la version chemin des vignes, tout est calme en début de course. Le tracé peut être propice aux longues échappées mais personne ne tente l'aventure avec ce froid de canard.
De plus, les équipes de sprinteurs gardent la main mise sur la course malgré la présence de petites côtes raides comme la côte de Goguenne, située à moins de 20 km de l'arrivée. Pour autant, les puncheurs/baroudeurs ne tentent rien comme anesthésiés par le froid.
On se dirige donc logiquement vers un sprint. Mais attention à 5 kilomètres de l'arrivée Aï chute ! Son équipe s’arrête de suite et se lance dans une course poursuite pour qu’il puisse fêter son maillot vert à l’arrivée.
Devant, on ne ralentit pas : la PDM imprime un fort tempo. Les hectomètres défilent. Mais, miracle, Aï arrive à réintégrer le peloton à la flamme rouge. Aura-t-il assez de jus ? Rien n’est moins certain.
Mais devant on ne se pose pas de questions et on prépare activement le sprint et particulière Phné Valou (Vamonosss) le poisson pilote de Seo Kim qui emmène son leader. Mais Ben Healy (Ardèche Libre), surprend tout le monde et prend l'initiative et fait parler sa puissance. Généreux comme souvent, il lance le sprint d’assez loin. Derrière on louvoie le long des barrières sur la gauche pour éviter le vent et les adversaires. Et à ce jeu-là Valou est fort, très fort car il ramène Kim idéalement qui produit son effort au bon moment et s’impose sur la ligne devant Healy, qui récolte encore un podium ici. Path Ogène (Akumetsu) discret jusqu’aux derniers mètre, accroche la boite grâce à un formidable jeté de vélo, mais frustré, il tape sur le cadre de son vélo. C’était sa dernière CDM avant la retraite.
Last update: 2026-09-10 20:25:42 | | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 |