Bonjour Finn, comme tu t'y attendais, tu fais partie des nominés pour le Melon de Bronze des baroudeurs/puncheurs. Qu’est ce que cela représente pour toi ? Franchement, c’est une énorme fierté. Le Melon de Bronze, c’est pas juste un trophée qu’on pose sur l’étagère à côté des médailles et du vieux bidon porte-bonheur. C’est une reconnaissance du travail, des jambes qui brûlent, des attaques un peu folles où tu te dis « bon, on y va, on verra bien ».
L’année dernière je l’ai gagné, et je vais pas faire semblant d’être humble façon faux modeste, j’ai très envie de le remettre dans le salon encore une fois. Parce que quand tu goûtes au melon, tu veux une deuxième tranche.
Tu te définis plus comme un baroudeur ou un puncheur ? Moi je suis un puncheur, clairement.
Le baroudeur, il part loin, il souffre longtemps. Le puncheur, lui, il choisit son moment et BOUM, il met la cartouche, et tout le monde regarde derrière en se demandant ce qui s’est passé.
Je suis ce gars-là. Celui qui voit la bosse arriver et qui se dit :
« C’est maintenant qu’on met le spectacle. »
Quelle est pour toi la plus belle attaque que tu aies placée cette saison ? Sans hésiter : l’Amstel Gold Race.
Ce jour-là, j’ai senti un truc spécial. Les jambes parlaient, le cœur disait « vas-y mon frère », et j’ai attaqué franchement. Résultat : plus de 20 secondes d’avance à l’arrivée.
C’était pas juste une victoire, c’était une déclaration.
Un peu comme dans un film d’action quand le héros marche au ralenti derrière une explosion. Sauf que moi, l’explosion, c’était mes cuisses.
Un petit mot pour inciter tes camarades à voter pour toi ? Les amis, soyons sérieux deux minutes…
15 victoires, deux classements généraux, des classiques, des étapes, dont une sur le Tour de France, du panache, des attaques, du spectacle.
Si vous aimez le cyclisme qui fait lever du canapé, celui où on tente, où on ose, où on met le feu à la course, alors votez pour moi.