
Fran Jounalic à Hernan Pacheco
pour VI Magazine:
Hola Hernan, como estas dans la casa ?
Hola Franito, muy bien et toi ?
On dit que les Boliviens sont nés en altitude tu avais déjà les jambes de grimpeur en sortant du berceau ?
On dit ça, si. En Bolivie, on ne marche pas, on grimpe. Je crois que j'ai fait ma première attaque avant même de savoir dire mamá.
Quand la route dépasse les 10 %, tu souris ou tu pleures intérieurement ?
Toujours le sourire Franito. La douleur, c'est passager, mais une photo où tu as l'air fatigué, ça reste por toujours. Je préfère envoyer un clin d'œil à la caméra pendant que les autres cherchent leur souffle.
Tu as remporté le Dauphiné juste devant ton coéquipier Henok Mulubrhan et il a remporté le Tour de l'Avenir juste devant quoi, comment se passe la cohabitation entre vous deux ?
Tout se passe bien, tant qu'il accepte que c'est moi le jefe du style. On partage les victoires, mais sur le podium, j'aime bien que la lumière soit sur moi. C'est une question de presencia.
Tu as exactement le même planning qu'Henok Mulubrhan cette saison, tu le considères comme ton ami ou comme ton rival ?
C'est mon amigo, mais sur la route, je n'ai de sentiments pour personne. On a le même planning, c'est l'occasion idéale de lui montrer mon dos à chaque col. Rien de personnel, c'est juste le negocio.
S’il te reste une seule cartouche cette saison, tu la gardes pour quelle course ?
Lombardia, claro.
Je veux franchir la ligne seul, ajuster mon maillot, et chercher du regard la plus belle femme du public pour lui dédicacer ma victoria.
Dans 10 ans, tu aimerais qu’on dise quoi de toi dans le peloton ?
J'aimerais qu'on dise que j'étais le coureur le plus redouté du peloton... et pas seulement pour mes jambes. Je veux que mes rivaux se disent : 'Quand Hernan est là, on a peur pour l'étape, mais on a surtout peur que nos femmes partent avec lui'. Un vrai galán qui laisse des traces dans les cœurs, pas seulement sur l'asphalte.
Qu'est-ce que ça fait de terminer une saison sans mettre le frein à mains chez les Bikers ?
C'est ma religion. Freiner, c'est pour ceux qui doutent. Ici, on court avec le corazón et on fonce vers l'arrivée comme si un trésor nous attendait. Sin miedo, jamais.
Si tu pouvais choisir un super-pouvoir pour t’aider en montagne, tu préférerais : ne jamais sentir l’acide lactique, contrôler la météo dans les cols ou téléporter Henok Mulubrhan devant le peloton pour qu’il fasse le tempo toute la montée ?
Ne jamais sentir l'acide lactique, sans hésiter. Comme ça, je pourrais monter les cols les plus durs en mode relajado, en racontant des mots doux aux spectatrices sur le bord de la route. Ce serait maravilloso, non ?
Merci pour l'interview et à bientôt !
¡Muchas gracias!
Fran Jounalic à Rasmus Ljunberg
pour VI Magazine:
Bravo pour ta victoire sur le Tour de France, c'était un objectif en début de saison ?
Merci. Oui je voulais m’imposer sur un GT cette saison
Le plus dur sur le Tour c'est les montagnes, la pluie ou les gens déguisés en banane sur le bord de la route ?
Un peu les trois hahaha!!!
T’as encore des courses à gagner cette saison ou tu comptes vivre sur cette victoire jusqu’à la fin de saison ?
J’ai envie de gagner encore quelques courses mais aussi aider les autres leaders
Ton équipe t’a aidé à gagner le Tour, tu les remercies comment ?
En les aidant quand ils en auront besoin ;)
Ton directeur sportif te parle encore de stratégie ou il te dit juste “bon, fais comme d’habitude, gagne” ?
J’ai un très bon directeur sportif et c’est grâce à lui si je fais de bonnes saisons
Merci pour l'interview et encore félicitions pour la victoire !
Merci à toi
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