Après une première course où tu as terminé 13ᵉ en tant que poisson pilote, quel bilan tires-tu de tes débuts ? Honnêtement, je suis plutôt content. Je savais que je n’allais pas forcément faire un gros résultat pour ma première course, surtout avec mon rôle. J’ai surtout essayé de bien faire mon travail pour le sprint. Mon coéquipier fait troisième, donc forcément, c’est positif. Et moi, j’ai beaucoup appris.
Ton sprinteur avait terminé troisième lors de cette course : comment s’est construite votre entente depuis ? Très bien. Au début, on ne se connaissait pas vraiment, donc il fallait apprendre à se comprendre. Il y a parfois la langue, évidemment, mais sur le vélo, on arrive à communiquer assez simplement. On commence surtout à bien connaître les habitudes de l’autre. Je sais mieux quand il veut que je passe devant, et lui sait à quel moment je vais lancer.
Cette saison, quels sont tes principaux objectifs dans ton rôle d’équipier ? Déjà, progresser dans mon rôle. Je suis encore jeune, donc j’ai beaucoup de choses à apprendre. J’aimerais aider mon sprinteur à gagner une course cette année. Et puis, il y a le championnat de Lituanie. Nous ne sommes que deux Lituaniens, donc forcément, ça rend cette course un peu spéciale pour moi.
Est-ce que tu espères avoir quelques occasions de jouer ta propre carte dans les sprints ? Oui, bien sûr. Je ne vais pas dire que je n’y pense pas ! Mais ça dépendra des courses et de la situation. Si mon sprinteur est bien placé pour jouer la victoire, je ferai mon travail. S’il y a une occasion pour moi, j’aimerais pouvoir en profiter.
À plus long terme, te vois-tu rester poisson-pilote ou aimerais-tu devenir toi-même un sprinteur de premier plan ? C’est difficile à dire maintenant. Pour l’instant, je suis très bien dans ce rôle et j’apprends énormément. Mais évidemment, comme tout sprinteur, j’ai envie de gagner. Si un jour j’ai la possibilité de jouer les victoires moi-même, je ne vais pas refuser. Pour l’instant, je prends les choses étape par étape.